Aujourd’hui, on se lève tôt et go en direction du Marché de poisson… Tôt… Bah, tôt, c’est relatif! Nous aurions bien voulu être là pour la mise à l’enchère des thons, mais ça voulait dire se lever à 3h du matin pour y être à 4h car seulement 120 spectateurs par jour sont acceptés! Et avec respectivement 13 heures d’avion pour moi, et 7 heures pour Orélie (qui a dormi dans le confort précaire des yourtes pendant 2 semaines), on a profité du bon lit pour faire la grâce matinée… Jusqu’à 7h30!
Arrivés au métro pour se rendre à Tsukiji, on se rend compte qu’on est loin du réseau STM de Montréal! Nos 4 petites lignes de métro, c’est cute… Ici il y en a 13 pour un total de 278 stations! Et il n’y a pas de prix fixe non plus : non non, tu dois savoir où tu vas, par quel chemin, pour payer avant d’entrer. C’est un peu le chaos mais je dois dire, qu’on s’en sort bien et en 45 minutes, on est arrivé à destination. On se trouve pas mal bons! Yeah!
Ahhh, avant que je continue, on a eu droit à 8 jours de canicule à Montréal il y a quelques semaines… À Tokyo, ça fait maintenant 5 semaines qu’il fait une température étouffante! C’est donc sous un soleil brûlant et une humidité accablante (46C avant même qu’il soit midi!!!!) qu’on déambule dans le marché à la recherche de notre déjeuner. Après avoir vu plusieurs poissons ou crustacés dont j’ignorais même l’existence, on trouve finalement l’endroit convoité : le Nigiwaiya Hompo. Notre déjeuner se composa donc de Uni, d’un assemblage de différents poissons et de 4 différentes parties du thon! SUCULLENT !
Une fois rassasiés, on se dirige à pied vers le Palais Impérial. Je vais sauter cette partie car, comme la partie Palais n’était pas accessible, il n’y avait que la partie Jardin où nous pouvions aller et à cette chaleur, aucun plaisir à marcher pendant des heures sous un soleil de plomb… Afin de se désaltérer, on passe devant un Starbuck et Orélie se mordille les lèvres à l’idée d’un bon thé glacé. Mais ici, un thé glacé, c’est un thé… glacé… Donc un thé infusé mais froid, et non la petite boisson sucrée dont on a l’habitude au Québec. Pour ceux qui connaissent Orélie, vous savez à quel point son visage est expressif… Je vous laisse imaginer l’expression de son visage à la première gorgée (et à la deuxième car je lui ai dit qu’elle serait moins pire 😈) lol! Et tu as beau rajouter autant de sucre que tu veux (elle a mis 7 sachets!!), ça reste toujours aussi mauvais!
Un coup désaltéré… avec une bouteille d’eau, chaude, on se remet en route vers le quartier très technologique d’Akihabara. Premier arrêt, le Hitachino Brewing Lab, une petite microbrasserie en bordure d’un canal et moi de dire : « On se croirait à Venise ». À voir la réaction d’Orélie en me disant : « Il faut vraiment que tu ailles en Europe! » (avec un regard qui voulait dire « osti que tu connais rien! »), je crois que je suis loin du compte. Deuxième arrêt : un centre commercial qui est comparable à un Black Friday chez Walmart! Il y a du monde et du bruit partout, c’est étourdissant! Nos achats faits, on fonce au nord de la ville car ce soir, il y a des feux d’artifices et j’ai un enfant avec moi qui a bien hâte… Non pas pour les feux comme tel, mais pour essayer son appareil et jouer avec des réglages d’exposition longue qui permettent de bla bla bla… À la sortie du métro, c’est un raz de marée qui nous transporte jusqu’à l’endroit qui illuminera nos visages pour la prochaine heure. Déjà quand on va voir les feux de la Ronde, c’est comme si tout Montréal était là… mais on n’est que 1.7 millions… À Tokyo, ils sont 12.7 millions et j’ai l’impression que TOUT LE MONDE est là! Plusieurs personnes habillés en costumes traditionnels se mêle à la foule… C’est pas mêlant, je crois même avoir aperçu Pikachu! C’est donc assise par terre, à moitié dans un buisson et la face dans la clôture, que Miss Kodak s’en donne à coeur joie pour croquer le vif de chaque explosion.
Notre retour fut un peu moins glorieux… On se trouvait hot ce matin, mais avec un Pocket Wifi qui rend l’âme, et notre découverte des lignes hors terre qui s’additionnent aux 13 lignes de métro, ce n’est pas sans blasphème que nous sommes rentrés à la maison après plus d’une heure de transport! Et pour couronner le tout, on reçoit un email nous disant qu’à cause des inondations des dernières semaines à Hiroshima, notre hôte devait annuler notre hébergement… Sachant que tout est déjà complet à cause des célébrations du 6 août, on va devoir se faire chier à trouver autre chose… Bonne nuit tabarnak!

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