ANECDOTES du Japon : Jour 16 (Teshima)

« Une journée de musée, c’est bien.. mais 2, c’est mieux » est la devise qu’on essaie de me rentrer dans la tête depuis quelques mois… C’est donc vers 9h du matin qu’on prend le ferry (disons plus, un bateau) pour se rendre sur l’île de Teshima. Au port, était amarré un bateau de la marine japonaise, avec mitraillette à l’avant pis toute… J’avais espoir que c’était notre bateau pour ce matin mais, il semblerait que non… 🙁

Avec le bateau, on fait le tour de Naoshima, et on découvre un tout autre aspect de l’île qui n’est, habituellement, pas visible par les touristes : un port de cargaisons, une usine et une raffinerie. Ça gâche un peu le paysage mais j’imagine que pour fournir l’endroit en électricité, il faut ce qu’il faut…

En sortant du bateau, on a dans l’idée de faire le tour de l’île à pied car elle semble aussi petite que celle d’où l’on vient, mais Google Maps nous ramène à la réalité avec une marche annoncée de 53 minutes jusqu’à notre premier arrêt, toujours sous un soleil de plomb. On suivait, un peu bêtement, une famille de touristes qui semblait savoir où elle allait : sans doute en direction de l’autobus… Et non, c’était vers une location de vélo! Couchée en boule à l’idée de faire du vélo, le moral d’Orélie remonte en voyant qu’ils sont électriques (elle aura la surprise un peu plus tard que, même si ça aide, tu dois quand même pédaler !)

Après une montée d’une quinzaine de minutes, on arrive au Teshima Art Museum. J’avoue que je n’ai aucune idée à quoi m’attendre, avec sa forme elliptique avec 2 ouvertures (un peu comme un vaisseau spacial)… J’enlève mes souliers (oubliez les souliers à lacets au Japon, tu dois tellement souvent te déchausser!) et rentre à l’intérieur. J’imaginais voir des œuvres ou de quoi, mais non, rien… Du monde assis par terre et, des gouttes d’eaux. Je m’approche pour me rendre compte que l’œuvre est la formation de gouttes d’eaux à partir de petits trous dans le sol, qui se déplacent et forment de plus grosses gouttes qui glissent pour former de plus grosses gouttes qui… Vous comprenez le principe. Un peu comme les gouttes dans une fenêtre lorsqu’il pleut. Ça semble anodin mais c’est très bien fait et super relaxant.

En repartant, on a une côte d’au moins 5 minutes à descendre et j’entends déjà en sourdine « Ah non! Il va falloir que je la remonte! C’est clair que je marche à côté du vélo! Pourquoi on fait du vélo déjà? J’aime pas ça le vélo!!! »… Donc, j’accélère pour ne plus entendre ce rallage! 😁

Quelques minutes plus tard, on arrive « Aux Archives du Cœur », oeuvre de l’artiste français Boltanski : enregistrés à plusieurs endroits dans le monde, l’oeuvre permet d’entendre les battements de coeur des participants. Tu entres dans une salle noire, avec 2 immenses speakers à chaque bout, des miroirs sur les murs et une ampoule au centre. L’ampoule bat au rythme des pulsations cardiaques des enregistrements. 15 secondes plus tard, un autre battement commence : on constate alors qu’on est tous différents, jusque dans les battements de nos coeurs.

Le retour se fit surprenament bien malgré la côte : on est en forme ou le vélo à fait la job.. va savoir! De retour au port, je me lève pour me rendre au bateau et on me pogne une fesse… Encore le criss de chevreuil?! Ahhh non, un vieux monsieur! C’est pas mieux! S’qu’y veut lui? Ahhhh, le coussin du banc à resté collé à mes fesses et je me sauve avec sous les éclats de rire de tous.

On mange notre dîner en 4 minutes chrono car on ne veut pas manquer notre ferry et ainsi, nos 3 trains pour nous amener à Hiroshima. J’ai le goût de vomir!

Afin de remplacer notre hébergement d’Hiroshima qui a été annulé à cause des pluies, on a trouvé quelque chose mais on est pas sur… Un dortoir de 28 personnes!!! On verra ce soir mais là, c’est l’heure d’une visite de notre quartier à la recherche de bouffe… et d’alcool! C’est donc au Koba qu’on décide de s’accrocher les pieds : un p’tit bar sombre rock dont le proprio est le waiter/dj/cuisinier/… Succès de Slayer, Nirvana, Red Hot, Pink Floyd se succèdent entre autre et c’est en lisant une revue japonaise vieille d’environ 40 ans sur Ozzy que je bois ma bière (toujours aussi mauvaise) et qu’on mange les meilleurs poulpes à date. Endroit génial… Ahhhh pis pourquoi pas un p’tit gin tonic pour terminer d’écrire cette anecdote. Babye 🙂

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