ANECDOTES du Japon : Jour 28 (Tokyo)

Après avoir passé une journée à faire des activités de filles, (prendre une voix bien grave pour lire la prochaine phrase) là c’est le temps de faire des Vra trucs de Ga ! Tsé, aller voir des gars quasi tout nus, pleins de sueurs, qui se frottent et se sautent dessus… Humm, ouin… je pense pas avoir réussi à expliquer mon point!

Tout ça pour dire que ce matin, on va voir un entraînement de sumo! J’étais pas certain qu’Orélie aimerait ça mais je suis allé faire de la calligraphie alors, je m’en fout : la vie de couple est faite de compromis, non ??

On se rend au point de rencontre à 8h28 pour 8h30. Une seconde, je dois faire une parenthèse. On s’est présenté le jeudi 16 août pour le sumo et le gars attendait 2 personnes. On arrive et on s’excuse d’être flush à l’heure. Ce matin, je reçois un message de l’organisateur nous disant qu’il nous attend depuis 10 minutes au point de ralliement?! Euh… En fait, on ne s’est pas présenté la bonne journée et on a pris la place de 2 personnes qui n’ont jamais dû se présenter… Oups!!

Entk, on part vers le Hakkaku-beya Sumo Stable (ils appellent ça « stable », écurie en français, car tout le monde dort et vit ensemble dans la même maison) avec les 6 autres personnes du groupe. Même si nous allons assister à un entraînement, avant de rentrer dans l’établissement, notre guide nous explique les règlements d’un combat :
– on peut pousser son adversaire par la gorge, mais pas le droit de l’étrangler
– Pas le droit d’attraper ni 1, ni 2 doigts, mais 3, par contre, c’est permis
– Pas le droit d’essayer de déshabiller son adversaire, mais si ça arrive, tu gagnes (c’est arrivé lors d’un tournoi retransmis à la tv il y a quelques années, et les spectateurs ont eu tout un show!)
– Il y a 2 façons de gagner : faire sortir son adversaire du cercle de combat, soit de lui faire perdre l’équilibre

C’est donc assis pendant près de 2h (c’est long en criss 2h assis en indien!!), qu’on regarde ces mastodontes se foncer dedans à répétition; c’est MA-LA-DE! L’âge des sumos varie de 15 à 25 ans et comme les catégories de combat ne sont pas par poids mais par expérience, c’est à ton avantage d’être gros car tu peux competitioner contre un gars qui fait 3 fois ton poids… Bonne chance pour le bouger! Après l’entraînement (on n’a assisté qu’à 2h mais l’entraînement dure 4-4h30), tu peux rencontrer les sumos pour une séance photo et tu peux même essayer d’en déplacer un… Je me suis essayer… Quand on s’est mis en position photo, j’ai senti son corps bouger légèrement : il a fléchi les genoux pour baisser son centre de gravité et c’était F-I-N-I, plus rien ne bougeait. Contre un gars qui peut engloutir plus de 300 sushis en un seul repas (histoire vraie), je fais définitivement pas le poids!

Petit repas ramen (histoire de rétablir l’équilibre sushi/ramen qui est à 20 pour 1 en ce moment) et on est en route vers le seul musée que je voulais aller voir : MORI Building Digital Art Museum. C’est un endroit qui utilise l’informatique dans le monde de l’art. Pour vous donner un exemple de ce que cela peut donner, les enfants dessinent un poisson, il est scanné et ensuite il se met à nager sur les murs de la salle avec les autres créations des enfants précédents! On est des enfants… fait que nous aussi on a dessiné et nous aussi on cherchait nos animaux marins 😊. La visite était très cool et pourtant, je suis assez réfractaire à perdre mon temps dans les musées : n’hésitez donc pas à y aller si jamais vous voyez qu’ils présentent une de leurs expositions proche de chez vous.

Pour souper, on avait spoté un resto pas trop loin qui semblait plutôt bien. On arrive et on nous donne un « menu en anglais » si on peut appeler ça un menu en anglais… Mais après 1 mois, on est rendu pro pour commander avec les images et finir par manger n’importe quoi! Mais y’avait une chose qu’on n’avait pas encore a fait : manger de quoi de vivant… ou de presque vivant… Comme c’est notre dernier soir en ville, on se gâte : on commande une assiette de sashimis, des sushis, un avocat farci avec un style de tartare de thon et comme pièce de résistance, un Abalone (mollusque des mers vivant). On t’amène l’assiette, le petit brûleur, et les 2 animaux qui viennent tout juste d’être sorti de l’aquarium (2 car je ne mange pas ça seul). Comme tout être qui sent la mort approcher, dès que la flamme est allumée, ils se mettent à danser dans leurs coquilles. Le spectacle n’est pas du tout appétissant. Quelle idée on a eu là ?!?! 🤢 Au point où les messieurs assis à côté de nous se sont arrêtés de parler pour nous regarder manger ces bébittes… Heureusement, le goût est loin de l’apparence ! À ma prochaine visite, j’essaierai peut-être la pieuvre vivante… 😉

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