Asie : Jour 9 (Mandalay)

Après avoir fait notre itinéraire et booké nos hébergements, en plus du Lonely Planet, 2 amis nous ont dit de ne pas nous rendre à Mandalay et de passer immédiatement à la prochaine ville. Puisqu’il est trop tard, on va essayer de faire mentir tout le monde en sortant de la ville et en partant à la découverte de villes avoisinantes.
En fouillant un peu sur le net, je trouve le tour en question à 31$ US par personne pour la journée entière. Je descends à la réception pour qu’ils appellent pour le lendemain matin et le gars à la réception me propose plutôt un ami taxi pour 35$ US pour nous 2. Génial, un chauffeur privé à prix réduits !

Sortir de la ville, en heure de pointe, c’est pas évident et il y a eu deux victimes dans notre propre auto : mes doigts furent écrabouillés et ma cuisse à encore les marques des ongles d’Orélie qui essayait de ne pas crier de peur à chaque fois que l’on croisait un autre véhicule. Car ici, c’est le plus gros qui a priorité! En voiture, on ne craignait rien mais lorsque la bétonnière arrive à contre-sens dans ta voie pour aucune raison, tu te tasses!

Après la visite d’un premier temple où des croyants peuvent payer pour aller coller une feuille d’or sur un Bouddha, on se rend vers le premier gros malaise du voyage : le Monastère Mahagandaryon dans la ville d’Amarapura. Dans le guide, on décrit cet endroit comme un endroit serin et paisible sauf, si on arrive à 10h30 le matin. Je regarde l’heure : 10h15. J’avais l’impression, en voyant la dizaine de bus à l’extérieur, que ce serait pénible… et j’avais raison. Petite parenthèse : une chose qu’on ignorait avant d’arriver, c’est que le Myanmar est littéralement envahit par les touristes Chinois; on les croise partout! L’heure fatidique arrive, près d’un millier de moines sortent de leurs hébergements et une horde de touristes les mitraillent de photos et leurs donnent de la nourriture. Une photo de loin d’un moment d’intimité, c’est déjà invasif… mais de briser les chaînes de sécurité pour un selfie avec eux, c’est pousser vraiment trop ! Et détrompez-vous, ce ne sont pas des jeunes, mais bien des vieilles bonnes femmes qui sont irrespectueuses! Y’a des claques qui se perdent, et je retiens littéralement Orélie de ne pas en donner. Mais le pire de tout, c’est qu’après le rassemblement, on peut suivre les moines jusqu’à l’endroit où ils dînent, et les regarder manger en silence. C’est comme si, après la messe, tu allais prendre ta douche avec le curé : je ne dis pas que le curé n’apprécirait pas, mais c’était vraiment trop d’intimité pour nous!

Parlant d’intimité, je vous invite dans la mienne l’espace d’un moment. Notre prochaine destination est Ava, une petite parcelle de terre accessible par bateau. Avant de quitter notre taxi pour la petite embarcation, on fait un p’tit arrêt pour dîner. Bon repas sur charbon de bois, vue sur un champ de maïs très tranquille, et au moment de partir, je dois aller aux toilettes… Je m’y rends et ce que je vois: des toilettes turcs, encore… fuck ! Pour ceux qui ne connaissent pas, tu mets tes pieds sur 2 petites plaques de bois/porcelaine, tu t’accroupies et tu fais ce que tu as à faire dans le trou dans le sol en essayant/espérant bien viser durant l’opération. Pour t’aider avec ton équilibre, une petite poignée est installée devant toi. Mais ne fait pas la gaffe de lâcher la poignée pour ramasser le papier car tu pourrais facilement te retrouver le cul dans le trou. C’est un ami qui m’en a parlé…😉

Arrivés sur l’autre rive, le seul moyen de transport est la calèche. Heureusement, les prix sont réglementés par le gouvernement donc pas besoin de marchander. En terme de confort, une calèche, c’est un gros 1/10 quand la route n’est pas plane mais vu la distance à parcourir, c’est quasi obligatoire. Mais je dois dire que les temples qu’on a visités sont parmis les plus beaux qu’on a vu à date. Au lieu d’être peint en or, ils étaient en bois ou en brique ce qui donne un cachet très différent, un cachet plus ancien et plus « vrai ». On a même eu la chance d’assister par hasard à une période de cours de plusieurs moines. Leur lecture, en coeur, donnait au temple dans lequel on était, un sens très profond et une atmosphère relaxante.

En quittant le dernier temple, on voit 2 enfants qui jouent avec un cerf volant. Mais ce dernier nous semble un peu bizarre, alors on prête vraiment attention. En fait il s’agit d’un oiseau, attaché à une corde par la patte, ce qui l’empêche de s’évader mais lui permet de voler un peu. À glacer le sang…

Dernier arrêt, le U Bein Bridge, le plus long pont piéton au monde avec une longueur de 1.2 km. Le fait saillant de l’endroit? La quantité de monde? Le magnifique couché de soleil? Non! L’apothéose de notre célébrité !! Déjà dans la journée, Orélie s’était fait prendre en photo de façon furtive. Plus tard dans l’après-midi, 2 jeunes chinoises m’ont demandées de prendre un selfie avec elles. Mais là, une vieille dame, accompagnée du premier chinois albinos que je vois dans ma vie, court vers Orélie pour lui demander de prendre une photo avec elle. Elle me voit ensuite et pousse Orélie pour prendre une photo avec moi. Puis une tous les 3. Donc après lecture, il n’est pas rare qu’en tant qu’occidentaux, les touristes chinois demandent pour une photo avec eux, ça fait « exotique » pour eux… Merde, moi qui pensait que c’était parce qu’on était d’une beauté phénoménale. Nah, je suis sur que c’est ça! 😁

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