Aujourd’hui, c’est une journée d’activité de gars. Entk, c’est ce qu’Orélie me dit pour justifier que je vais me taper un spectacle de danse traditionnelle ou du magasinage d’ici la fin du voyage !
Le déjeuner nous laissant un peu sur notre faim, je propose donc d’aller manger en dehors de l’hôtel mais comme on est en dehors de la ville, le choix est plutôt limité! « Oh regarde chérie, quelque chose qui ressemble peut-être à possiblement une place qui fait à manger » dis-je avec ma meilleure voix de vendeur de char d’occasion. De loin, le repas de nouilles avec crevettes le plus douteux depuis le début du voyage, sans oublier le Coca de marque maison qui était au soleil depuis 7h ce matin. Un vrai réééééégal! Espérons que nos estomacs assumeront ce choix osé… 🙄
Notre chauffeur arrivé, on part à l’aventure mais, encore une fois, vraiment très doucement… À sa défense, les routes sont encore moins praticables qu’à Montréal (et oui, c’est possible!), et plus vite, il risque de perdre une roue : Bienvenue à Battambang!
Par contre, Marcel (ouais, on appelle tous nos chauffeurs Marcel, c’est plus simple) est super gentil et attentionné, arrêtant pour qu’on puisse prendre des photos, nous donner des explications, et même pour nous acheter des spécialités locales à manger. On essaie tout d’abord, du sticky rice avec des beans cuits dans du lait de coco et mis dans un bamboo. Est-ce bon? Facque, c’est ça là, y fait beau dehors…
Marcel nous arrête ensuite pour nous acheter notre collation d’après-midi. Petite devinette : je suis petit, j’ai 4 pattes, je fais partie de la famille des rongeurs et je suis des villes ou des champs. Je suis? Je suis? Et oui, un rat ! Mais grillé sur le BBQ, ça goûte le poulet. Le gars juste avant nous en a commandé 5 bien dodus. Le mien était tout p’tit… Et j’ai même réussi à en faire manger à Orélie !! 😁
Notre première activité de la journée est du « Bambou Train » : on voyage sur une petite plateforme en bois, propulsée par un moteur (autrefois avec un bamboo), qui se promène sur une ancienne track de chemin de fer plutôt croche. Ça n’a l’air de rien comme ça mais à 35km/h sans aucune protection, un déraillement ferait des dégâts. Un petit trajet de 10 km pour voir le côté agricole du Cambodge. Mais la twist dans tout ça, c’est qu’il n’y a qu’une seule voie alors que tu peux rouler dans les deux sens. Mais qu’est-ce qu’on fait quand on croise une autre embarcation? Et bah on démonte l’une des 2 en trois morceaux (plateforme et les 2 essieux) pour laisser passer l’autre et on le remonte après. La version IKEA des moyens de transport!
On se dirige ensuite vers des Killing Cave : pendant la période où les Khmers Rouges gouvernaient le pays, les habitants y étaient tués et leurs cadavres jetés dans le précipice (je vais vous en reparler plus tard). C’est plutôt morbide mais ça fait parti de l’histoire du pays donc, on fait un petit d’arrêt quand même avant de continuer l’ascension pour observer la vue du sommet de la montage. Là-haut, plusieurs singes vivent, se nourrissant des restants des touristes. On s’aperçoit même que certains singes on surpassé quelques touristes en terme de QI…
On redescend rapidement parce qu’à 4h30 on doit se diriger vers l’attraction principale de la journée pour moi ! On escalade une petite paroi et on s’installe pour le coucher de soleil. Encore un coucher de soleil? Nah, c’est bien mieux que ça !! Au coucher du soleil, des chauve-souris envahissent le ciel en sortant de leur grotte pour aller se nourrir. Mais ici, on ne parle pas de 10-15 chauve-souris, mais de plusieurs MILLIONS qui sortent pendant une trentaine de minutes, comme une vague interminable. Elles se regroupent après par plus petits groupes et forment des espèces de nuages noirs. C’est hal-lu-ci-nant !
Dernier arrêt de la journée : show de cirque. Mais pour s’y rendre, on a toute une expérience… La nuit est tombée et on a 45min de tuktuk à faire sur des routes non éclairées, ce qui, ajouté à leur façon de doubler (tout le monde double tout le monde au simple bruit du klaxon), est assez voire très dangereux. Pour décrisper la boule de nerf terrorisée à côté de moi, je la fais parler de n’importe quoi, aussi bien de la construction de la Tour Eiffel que de qui était Mussolini, tout en lui demandant de fermer les yeux (juste au cas). À l’arrivée, Orélie s’était tellement cramponnée à l’accoudoir que ses doigts étaient complètement engourdis…
Heureusement, la prestation des étudiants de l’école de cirque Le Phare nous a changé les idées. Les numéros, sans être d’une grande innovation, étaient très bien exécutés et ils étaient vraiment fiers de leur travail.
On rentre donc à l’hôtel après une journée bien remplie, mais y’en a une qui meurt de faim parce que les menus de la journée étaient loin de la rassasier… Et cette histoire finira mal : quand tu commandes de la confort food (un bon burger), et que tu finis avec des spaghettis COUPÉES et épicées… Alors que moi je suis bon, un rat entier, ça remplit son homme! 🤪

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