L’achat d’une première maison doit être quelque chose d’excitant, un évènement marquant dans une vie… Mais quand on a ma chance légendaire, ça donne quelque chose de vraiment plus chaotique !
Le marché est vraiment fou en ce moment; à Montréal, les maisons sont vendues en 4 jours avec une surenchère moyenne de 30 000 à 50 000$ sur le prix affiché. C’est donc avec cette mentalité qu’on commence les visites de maisons où l’on doit, dans les 4 heures suivant la visite, faire une offre ou non. Pas le temps pour une 2e visite. Vite vite vite sinon elle te file sous le nez ! Quand même assez stressant !
Le 27 février 2020, on se fait appeler par notre agent pour visiter 2 maisons, mais avec un préavis de 30 minutes. Étant en train de prendre un verre avec des amis, je laisse ma bière là pour me rentre au métro tandis qu’Orélie, qui travaillait ce soir-là, s’arrange pour se libérer. À notre arrivée à la première maison, ce n’est pas notre agent qui nous attend, mais son père?! À sa défence, il est aussi agent immobilier… mais quand même ! La première maison étant inintéressante, on file à la 2e qui est un jumelé à palier avec une grande cour et à distance de marche du métro. Ça semble parfait!
Avec un seul propriétaire en 35 ans qui n’a jamais fait aucun changement, vous imaginez que la maison est figée dans le temps : de la peinture jaunie, de la parqueterie à grandeur de la maison et la cuisine avec son plancher en prelard jaune nous donne un peu envie de vomir… Mais à part ça, les volumes sont grands, belle fenestration et on est à 5 min à pied du métro. Mais alors pourquoi, dans un marché de vendeur où les maisons disparaissent rapidement, cette maison est sur le marché depuis maintenant 4 mois? L’agent vendeur nous dit que… attendez… l’agent, oh l’agent! Le gars est d’une arrogance et d’une non chalence incroyable. Quand on pose des questions, tout ce qu’il sait dire c’est » bah ça a été fait dans les années 80 « , ce qui, vous serez d’accord avec moi, ne veut absolument rien dire… En plus, il ressemble au méchant dans Happy Guilmore (Christopher McDonald) ! Tout ça pour dire : on l’aime vraiment pas! Mais pour revenir à la question initiale, la maison est encore sur le marché parce que son prix affiché est trop haut pour son prix marchand : elle est directement sur la rue Sherbrooke, rue quand même assez passante.
On sort de cette visite TRÈS enthousiastes. La maison nous intéresse beaucoup mais comme elle est sur le marché depuis dejà quelques temps, on se risque à demander une 2e visite mais cette fois, de jour. Cela va nous permettre, cette fois avec notre agent Marie-Michel, de voir la luminosité et le bruit de la rue tout ayant un 2e avis. La visite se fait, on aime de plus en plus la maison alors go, on fonce et dès le lendemain, le 1er mars, on fait une offre.
Suivant les conseils de notre agent, on offre 36 000$ de moins que le prix affiché afin d’avoir une contre offre et se rapprocher du prix auquel notre agent évalue la maison. Bon plan! Ouin peut-être pas…
(La suite demain…)
Laisser un commentaire