Notre offre est envoyée au vendeur et légalement, ils ont 24 heures pour accepter/refuser ou faire une contre offre. La vendeuse, une vieille madame veuve vivant maintenant à Toronto, nous demande 24 heures supplémentaires afin d’en parler à sa famille. On apprend donc au bout de 48h, qu’elle a finalement décidé de remettre la gestion de la vente entre les mains de son garçon, que l’on peut maintenant avec le recul, décrire comme un p’tit tabarnak de fils de riche prétencieux. Et c’est là que la guerre des nerfs à commencé… Chaque jour, nous attendons désespérément de ses nouvelles. Peu importe lesquelles, on veut juste un signe de vie, mais rien… Il parait qu’il dit à son agent qu’il va faire une contre offre mais jamais rien ne se passe. Et pire : il finit par dire à son agent qu’il est outré de l’offre qu’on a fait, qu’il connait le marché (de Toronto!!) et que si on continue à lui demander des nouvelles, il va même monter le prix! Dans le fond, lui il s’en criss puisque c’est sa mère qui paie les taxes et les factures pendant ce temps là…
En 10 et 15 ans de métier respectif, ni notre agent ni celui du vendeur, n’ont eu affaire à un client aussi irrespectueux et peu coopératif. Au point où, si on se retire, les agents vendeurs retirent la maison du marché. Est-ce qu’on est prêt à jouer la game? T’sé, faire un bluff de se retirer pour qu’il revienne nous chercher… On regarde en parallèle les autres maisons à vendre et tout est soit trop cher pour ce que c’est, soit vraiment moins bien situé. Donc on attend 24 heures … 48 heures … 72 heures … toujours rien ! C’est enfin au bout de 10 jours qu’il nous envoie une contre-offre, et toute qu’une contre-offre… Il nous a fait une offre de… roulement de tambour… le prix affiché de la maison! Toi tu connais ça la négociation!
On a l’impression de se faire fourrer un peu, mais on est en amour avec la maison (on a déjà fait des plans avec nos affaires dans toutes les pièces et comment on va installer notre futur patio!) donc go, il a gagné, on y va plein prix. Dans le fond, au vue du marché actuel, on aurait probablement du mettre plus sur une autre maison à cause de la surenchère. Donc oui, on a un peu l’impression d’avoir perdu, mais pour une maison dans laquelle on se projette pour les 87 prochaines années au moins, c’est pas la fin du monde.
Mais (parce qu’il y a un mais), l’achat est conditionnel à l’inspection, t’sé d’un coup qu’il y ait un problème majeur ! Criss… Et pour en rajouter encore un peu aux délais anormalement longs de cette histoire, l’inspecteur qui nous a été référé par 2 personnes, n’est pas disponible avant 7 jours… Tsé, comment nous apprendre à nous projeter sans nous projeter…
Oh et à ce moment là… la COVID-19 chamboule la vie de tout le Québec, rendant incertain toutes les étapes de cet achat…
Mais le mercredi 18 mars, jour de l’inspection, finit par arriver. J’dois dire que c’est quand même un peu étrange ce concept d’inspection : tu paies un gars pour qu’il te dise que la maison que tu veux acheter est de la marde! Ok, j’exagère, mais le gars fait une super job et nous dit ce qui doit être remplacé rapidement ou dans quelques années. Et comme il est consciencieux, sa liste de choses à faire s’allonge… Et même si pour la plupart, ce n’est pas grand chose de grave (je sais que auriez aimé de quoi de plus croustillant, mais c’est ma future maison, je ne veux pas une cochonnerie non plus!), j’dois avouer que je passe un bon 8 heures par la suite à un peu déprimer en pensant aux $$ que tout ça représente…
Le lendemain, on reçoit le rapport d’inspection et après analyse, on décide de faire une contre-offre à la contre-offre de notre cher trou d’cul de vendeur…
(La suite demain…)
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