Portugal : Jour 9 (Porto)

Ayoye ma tête!

Ce n’est pas la boisson de la veille.. on a un super Airbnb qui a une chambre en mezzanine au-dessus de la salle de bain mais le concepteur devait être soit un nain ou un homme tronc car tu ne peux même pas te tenir à genoux en hauteur, alors quand tu te réveilles en sursaut car une caliss de … (je ne nommerai pas sa nationalité car vous allez dire que j’ai une fixation, mais disons qu’il y avait beaucoup trop de « du coup » dans ses phrases) conne crie dans la rue à 4h30 du matin, le plafond est proche en criss!! 🤬🤕

Aujourd’hui, on se rend au Palais de la Bourse pour une visite guidée du premier bâtiment électrifié de Porto. Inquiétez vous pas, je ne ferai pas un cours d’économie aujourd’hui! On en apprend sur ce bâtiment qui est depuis les années 1840, le siège de l’association de commerce de la ville. Le commerce étant intimement lié à la politique, on a droit à un petit cours rapide d’histoire du Portugal. C’est la reine Maria II qui a donné le site à l’association de commerce pour construire le palais avec la demande d’y inclure un tribunal de commerce. Mais après les 60 ans de construction et quelques années troubles politiquement suite à la fin de la monarchie, la Première République est incapable de résoudre la crise économique et financière, situation encore aggravée par l’engagement du Portugal dans la Première Guerre mondiale. Coup d’État, dissolution du parlement : une dictature se met en place, celle de Salazar, pendant plus de 40 ans, ce qui oblige des milliers de portugais à fuire leur pays vers les pays avoisinants (notamment la France).

Bon, fin de la minute d’histoire, revenons au palais quelques minutes. Je pourrais vous parler des mosaïques de fou, du bureau de Gustave Eiffel, de la pièce trompe l’oeil où tous les boiseries sont en fait faites en plâtre mais la pépite de ce bâtiment, c’est sa salle de bal. La pièce, accessible par une double porte en verre peinte à la main, imitation vitrail arborant des écritures arabes, s’appelle aussi salon arabe, et dès que les portes s’ouvrent, on est saisis : une stylistique arabe avec de la calligraphie du sol au plafond fait avec 18 tonnes d’or, qui contraste avec les salles très traditionnelles en bois foncé, granite et marbre rose du reste du bâtiment. Un choix volontairement décalé et exubérant des associés de l’époque pour impressionner leurs invités, et ça marche encore presque 200 ans plus tard !

Visite ensuite de l’Église de la Miséricorde (église entièrement accessible : sacristie, autel, orgue…) et la Tour des Clérigos (point de vue sur l’ensemble de la ville mais avec un seul escalier : sympa quand on veut descendre alors que d’autres montent…). Retour dans le 21e siècle en après-midi avec la visite du musée d’art contemporain Fondation Serralves et de ses jardins : vous vous en doutez, c’était pas ma partie préférée mais faut faire des compromis dans la vie 😇

La journée se termine sur le bord du Duro à regarder le coucher de soleil en amoureux… Ahhhh… C’est romantique… Si ce n’était pas des dizaines de touristes partout autour de nous qui scrap notre moment en parlant fort… décrissez! Notre rivage, notre coucher de soleil, notre Porto! Shit, je commence à parler comme les Français!!!

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