Il est quelle heure là? Il fait encore noir, on doit être en plein milieu de la nuit… Ahhhh non, il est déjà 9h… C’est la première nuit où notre hébergement a de vrais rideaux opaques et qu’il ne fait pas clair à 5h du matin. Histoire de scrapper cette belle matinée, on en profite pour appeler le service à la clientèle de Turkish Airlines pour faire une réclamation sur les bagages d’Orélie en Mongolie. Environ 1h et 4 intervenants plus tard, on a un semblant de réponse. Affaire à suivre !
On sort dehors et c’est la 2e journée fraîche depuis le début du voyage! Ouais, hier il n’a fait que 37°C et ils n’annoncent que 41°C aujourd’hui… Je pense que je vais amener une p’tite laine 😂
Direction la Forêt de Bambou d’Arashiyama où beaucoup trop de monde s’entassent pour faire des selfies dans un sentier entouré de bambou. En même temps, si on y avait été tôt comme on nous l’avait conseillé, j’aurais sûrement eu moins d’envies d’enforcer des selfie stick dans certains orifices de leurs propriétaires…
Récompense pour n’avoir tué personne, Orélie se prend une crème molle dont je vais avoir le droit de prendre une liché ici et là.. yeah! On aboutit sur le bord d’une rivière et madame voit la photo parfaite à faire, me donne la fin de son cornet et croque sur le vif la photo. Pendant ce temps, moi aussi je croque sur le vif quelque chose, mais c’est son cornet… Elle revient et de voir mes mains vides, ces yeux étaient remplis d’incompréhension…
« Je voulais juste que tu me la tiennes !! »
-« Je savais pas… Pis ça coulait… Pis c’est ma fête! »
-« C’EST PLUS TA FÊTE!!! »
-« Au Canada, ça l’est encore »
-« ON N’EST PAS AU CANADA!!! »
Je me dis que j’ai une chance de me reprendre en lui trouvant autre chose à manger… On déambule dans les rues et il y a une dégustation gratuite de.. quelque chose de rose.. J’en propose à Orélie pour compenser ma dette mais elle refuse s’imaginant que ça va être mauvais. J’en prend une bouchée et je reste stoïque; « C’est bon, tu en veux? ». Elle prend donc ce truc qui ressemble un mélange entre du radis et du chou fleur mariné et le met dans sa bouche. À la première croqué, j’éclate de rire : c’est vraiment mauvais et elle grimace sa vie! J’ai le droit, c’est ma fête! 😉
On se rend ensuite au Fushimi Inari-taisha, un sanctuaire où se trouve 10 000 Torri, 12 000 marches et je ne sais combien de touristes qui envahissent l’endroit. Je comprends l’ironie de chialer contre les touristes alors que j’en suis un mais, c’est tout simplement le chaos! Le nombre de selfies et de pauses pitounes sur le bord des Torri, c’est étouffant. Si tu veux prendre de belles photos, tu dois t’éloigner de l’entrée et gravir les marches où la foule est moins présente. Mais ça veut aussi dire, monter des putains d’marches! Histoire d’être moins touristes que les touristes, on a fait le tour du mont Ithinomine, on a pu prendre de belles photos mais on dégouline de sueur!
Après une douche bien méritée, on cherche un resto pour souper pas trop loin et on tombe sur le Kyoto Fire Ramen. Qu’est-ce que c’est? Aucune idée, allons voir! Petite marche, on arrive et après s’être assis au bar, on nous donne un menu avec 2 choix : ramen et riz.. ou.. ramen et riz et gyoza. Bon ben, on va manger des ramens! On se fait donner une bavette de corps et on se fait dire de mettre nos mains dans le dos… Ça va être dur manger avec des baguettes! Ensuite, on se fait dire de ne pas crier! Voyons, dans quoi on s’est embarqué?! Un bol de nouilles apparaît devant nous et le chef verse de l’huile bouillante dans notre bol qui prend instantanément feu, nous donnant ainsi un coup de chaud trop chaud. Le repas était seulement correct mais l’expérience valait le détour. C’est avec un de mes cadeaux à la main, une bière rare de Belgique, que je vous souhaite bonne nuit ! Merci chérie!

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