Asie : Jour 24 (Sihanoukville)

On arrive bientôt à la fin de notre voyage alors on avait prévu de se gâter un peu avant de retrouver le froid et la neige : direction la plage et le soleil, dans seulement… 7 heures d’autobus! Le bus partant à 7h30, on nous demande d’être dans le lobby de notre hôtel dès 6h30 pour que l’on viennent nous conduire à la station de bus. On est évidemment à l’heure et on attend. On attend… Et on attend encore. 6h45, 7h, 7h15, 7h20, 7h25 et toujours personne… Une mention très claire sur le billet stipule que si on arrive en retard pour l’autobus, too bad et comme il ne reste plus de départ pour la journée, ça fuck nos plans pas pire. Le pick up finit par arriver à 7h35 (ça valait la peine de nous demander d’être prêt y’a 1h, cabochon !) et nous amène au terminus. Wow, pour une fois, on a un gros autobus de luxe avec de la place pour les jambes et même des toilettes : une denrée rare ici !

Même s’il était confortable, après 7h, on avait hâte de sortir du bus. Quoi que ! Car, en arrivant à Sihanoukville, une ville balnéaire tout ce qui a de plus normale, on a l’impression d’arriver dans une ville en guerre ! Depuis 2 ans, la ville a vu des investisseurs chinois débarquer avec leurs projets, transformant complètement la ville. Depuis, près d’une centaine de casinos et d’hôtels se sont, ou sont en train, d’être construit. C’est un enchaînement de chantiers, d’immeubles éventrés et de matériaux de construction. Il n’y a plus aucune route : elles ont toutes cédées sous le poids des camions qui passent jours et nuits. On roule désormais sur de la terre qui génère beaucoup de poussière au point où des camions citernes arrosent les rues de sable pour limiter le propagation et essayer que l’air soit respirable. Il y a des déchets par-tout, c’est vraiment dégueulasse. Le couple de plongeurs qu’on avait rencontré en Thaïlande nous avait dit que ce n’était plus ce que c’était, mais rien ne nous préparait à ça!

On appelle notre tuktuk car, veut veut pas, on a booké l’hôtel pour 3 nuits ne s’attendant pas à ce chaos! L’endroit est bien, d’un côté de la rue, hôtel avec petits bungalows individuels et piscine, et de l’autre côté, tables et chaises du restaurant de l’hôtel ainsi que parasols et chaises longues sur le bord de la plage. Si on oublie les 3 gros hôtels qui se construisent juste à côté et qu’on fait abstraction des nuisances sonores et visuelles des chantiers, on pourra relaxer!

On décide d’aller prendre une marche pour se rendre à la plage de Otres, plage juste à côté de la nôtre, où il devrait y avoir plus de vie (et on l’espère, moins de chantiers). Le chemin étant fermé (?), on décide de passer quand même afin de sauver le détour de 45 minutes. On marche enfin sur la plage mais toutes les boutiques et restaurants du bord de mer semblent à l’abandon. Ici et là, on voit une personne ou un commerce qui survit mais ça semble laborieux. On s’arrête pour prendre un drink et regarder le coucher du soleil, mais disons que la propreté de la plage brise un peu la magie à un point tel qu’Orélie s’est levée par 3 fois pour ramasser des déchets qui flottaient pour de les mettre aux poubelles. Sachant qu’on avait le choix de dormir sur l’une des îles au large, on commence vraiment à regretter notre décision…

Autant le coucher de soleil était magnifique, autant les 43 grues gâchaient un peu la vue. On rentre donc à l’hôtel un peu triste de tout ce gâchis motivé seulement par l’argent. On essaie de se consoler en soupant sur le bord de la mer pour un repas qui sera, le dernier… Je sais : quel cliffhanger !!

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