*Dong*… *Dong*… *Dong* !!!
Il est 6h, le gong nous réveille pour qu’on soit à l’heure à la cérémonie bouddhiste quotidienne qui sert à remercier Bouddha et pour qu’il nous apporte de bonnes choses pour la journée qui arrive. Je ne suis pas croyant mais je respecte les coutumes de mes hôtes, alors Let’s go! Après s’être laver les mains avec de l’encens (je vous assure que c’est pas une pratique que je vais rapporter à Montréal!), on prend place dans la salle rectangulaire avec les autres occupants du temple.
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre… mais certainement pas à ça ! On nous remet à l’entrée, 2 feuilles : une qui nous indique comment déposer l’encens dans l’encensoir lors de la cérémonie et une autre, recto verso, sur le chant qu’on va chanter… C’est clair qu’ils ne m’ont jamais entendu pour me proposer ça! Nous sommes tous silencieux, derrière les 5 moines qui animent la cérémonie. Petits mots de remerciement en japonais à l’attention de Bouddha puis tout d’un coup, sorti de nul part, tous se mettent à chanter des monosyllabes interminables : AH AM A VE RO HO MI ABY APA JJO HO MI ANÎ GHO HO MI …
Moi, comme un con, je cherche sur les papiers pour suivre et chanter avec eux! Mais c’était pas encore mon tour 😞
Pis ça dure 45 minutes de même… Orélie cogne des clous à côté de moi mais je suis convaincu que c’était une ruse… elle devait pratiquer le chant dans sa tête parce que lorsque c’était enfin notre tour, elle était bonne la p’tite criss ! Moi, je te faussais ça admirablement mais elle, elle était sur la coche.. je crois même avoir vu un rayon de soleil descendre du ciel sur elle!
La cérémonie terminée, le moine qui la célébrait vient s’assoir avec nous et commence à nous raconter une histoire en japonais. C’était beau de le voir aller, dans ses yeux, il y avait de la passion… Je ne suis pas encore super bon en japonais mais de ce que j’ai compris, il nous parlait de la conquête de la Coupe Stanley par Maurice Richard de 1956… Ou quelque chose du genre… 😉
Manger au temple est supposé être une expérience géniale donc la veille, on a réservé le déjeuner après la cérémonie. C’est un peu cher (2000Y (23$) par personne) mais on est là pour l’expérience donc aussi bien la vivre à fond! On s’installe sur nos petits cousins, par terre, et devant nous sur la table, notre repas : soupe miso, riz, galette de tofu aux légumes, 2 petits plats de légumes et un thé vert froid. En silence, on mange mais on voit dans les yeux de l’autre : « On va au Family Mart drette en sortant! »
On se dirige dans un premier temps vers les Portes de Koyasan, puis ensuite nous nous rendons au Cimetière de Okunoin. Bien que nous soyons dans un endroit synonyme de mort, le lieu est beau, apaisant et même coloré grâce au contraste entre le gris de la pierre, le vert des arbres et de la mousse, et la multitude de petits Bouddha vêtus d’une tuque et d’une petite bavette rouges. Une heure après avoir franchi l’entrée, Orélie me dit : « Je ne savais pas que c’était si long! » Et moi de lui répondre « c’est sûr ça va moins vite quand tu t’arrêtes 5 minutes tous les 10 pas pour prendre des photos ! On n’a fait que 500 mètres sur les 2km ! » J’ai eu droit à un regard mi-« Tu as raison », mi-« Va chier » en réponse… L’endroit aurait été super paisible si ce n’était pas de la criss de toune d’à matin qui jouait dans ma tête tout du long… ggrrr!!
Nous sommes dans le train, direction Osaka. Nous sommes proche de devoir changer de ligne, mais je suis distrait à chercher des renseignements de notre prochain hébergement dans Agoda et, vite vite c’est ici qu’on débarque! On bondit de nos sièges, on attrape nos sacs et on se jette sur le quai. Les portes du train duquel on vient de sortir se ferment et on le regarde partir, avec à son bord, les lunettes de soleil Ray Ban d’Orélie sur notre siège… Petite course vers le bureau pour payer qui contacte le train et les lunettes nous attendent sagement 3 stations plus loin! Ouf! Vous connaissez Orélie et à quel point elle aime ses lunettes : ça a(urait) fait un drame !!
Après notre check in , on part souper mais en se lançant un défi : trouver un resto qui n’a aucune indication extérieure sur ce qu’il propose et commander sur le menu en japonais sans avoir le droit aux images ou à Google Translate! Je pars désavantagé car ce que je commande est souvent moins bon qu’Orélie mais j’ai la foi, cette fois-ci sera la bonne! Les yeux fermés, on commande chacun de quoi, on verra… Suspens… Les plats arrivent et… ce soir, on mange des ramens! Et pour une fois, mon plat était meilleur…
C’est donc avec la maudite toune bouddhiste que je vais me coucher… À demain si je ne vire pas fou d’ici là…

Laisser un commentaire