Nouvelle journée, nouvelle destination. Direction la ville de Kobé qui est réputée pour ces Onsen (bain japonais) et son bœuf de Kobé, supposément l’un des meilleurs du monde.
Mais, car il y a un mais… afin de se protéger des groupes criminalisés, les onsen n’acceptent généralement pas les personnes tattouées, et ce, peu importe le motif et la grosseur. Et là, tu te dis : « Moi j’ai un petit cœur écrit Maman sur une fesse, ils ne le verront pas »… Ok, en plus d’être weird, tu te trompes car tu es nu comme un ver… Quelques endroits reconnaissent maintenant les tattoos comme étant de l’art et les tolèrent mais ces établissements sont encore assez rares. Après une recherche exhaustive autour de Kobé, on aurait trouvé un endroit qui, a priori, accepterait Orélie mais ce n’est pas complètement certain. Et comme hommes et femmes sont séparés, si elle se fait refuser du bain, je ne le saurais même pas avant de sortir moi-même… on va laisser faire…
Plan B pour la journée donc! On regarde ce qu’il y a à faire dans les environs… Humm… C’est plate!! J’ouvre Google Maps et j’ai mis un point à visiter dans la ville voisine? J’agrandis et il semblerait qu’il y ait un château non loin d’ici… Allons voir! On laisse nos bagages à l’hôtel et on embarque dans le train pour Himeji. Dès la sortie de la station de train, on le voit au loin : le Château de Himeji qui est l’un des plus beaux de tout le Japon. D’un blanc immaculé, il surplombe la ville du haut de ses 6 étages. À l’entrée, on enlève ses souliers afin de sentir sous ses pieds, les mêmes planches qu’a foulé l’empereur il y a de cela, des centaines d’années. À travers les meurtrières qui servaient anciennement à attaquer l’ennemi envahisseur, on peut aujourd’hui admirer la ville qui, contrairement au château, a continué à évoluer au fil des siècles.
Petite visite dans un ancien village samuraï.. ben, c’est ce que le livre nous vendait car au fond, il n’y avait plus aucune trace de quelconque samouraï… Ne restait qu’un beau jardin mais pas vraiment ce à quoi on s’attendait… C’est comme commander une pizza all dress et se retrouver avec une pizza hawaïenne; ça fait la job mais t’es quand même déçu!
Petite douche et on se met beau; à soir on sort! On ne peut pas être à Kobé sans essayer leur fameux steak. Les 2 premiers endroits étant plein, on trouve finalement un restaurant au 2e étage d’un building, où on est les seuls dans tout le resto… Mais il est 8h15 et le resto ferme à 9h, ça explique peut-être… L’accueil est poli, attentionné et très respectueux, digne des grands restaurants. Un verre de vin à la main, on choisit nos pièces de viandes : un morceau de filet et un de surlonge. Notre chef attitré s’installe face à nous, derrière la plaque chauffante, nous fait cuire légumes et viandes comme si la seule chose qui comptait sur terre maintenant, était là cuisson parfaite de notre repas, tout en nous expliquant comment assaisonner nos morceaux. « Si vous aimez le wasabi, rajoutez-en sur le dessus et prenez une slice d’ail grillée avec ». « Le surlonge est bien meilleur quand il est médium au lieu de saignant: est-ce que je peux vous faire essayer? ». Et il a tellement raison : ça fond littéralement dans la bouche, sans presque avoir besoin de mâcher… Un dé-li-ce… Expérience unique à vivre 1 fois dans sa vie, car oui, à ce prix-là, tu ne le vis qu’une seule fois 😮
Pour creuser un peu plus notre nouvel endettement, on décide de faire le tour des microbrasseries du quartier (on n’est plus à quelques centaines de yens près!). Premier arrêt au Hop Stand. Je vais faire ça simple : ça goûtait le cul! Bien que Google Maps nous les indiquaient, on a cherché plusieurs autres micro en vain… Pour finalement atterrir dans un bar canadien (?!), où la bière n’était, certes pas meilleure, mais où la discussion avec la serveuse portuguaise au Japon depuis 5 ans, nous faisait oublier le red neck américain pro-Trump qui venait de Détroit et qui m’encourager même pas les Tigers (j’essaie définitivement de marquer des points avec ma chérie là… Maudit baseball plate! Lol)

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