Je suis encore en vie et même pas malade! En rentrant, je me fais un tartare de poulet et je vous invite !
Avant de commencer, je dois juste vous expliquer que les îles de Naoshima et Teshima n’accueillaient quasiment aucun touriste jusqu’à ce qu’un riche collectionneur japonais décide d’y installer sa collection en y construisant un musée. D’autres l’ont imités, faisant de ces îles des lieux culturels de très haute qualité, presentant des œuvres monumentales ouvertes à tous!
Pas surprenant que ces îles étaient sur le bucket list d’Orélie au Japon. J’avais donc prévu une nuit sur l’île afin de nous éviter le ferry matin et soir. Il n’y a que quelques hébergements et la plupart sont hors de prix : par exemple le Benesse House à 425$/nuit. Mais j’ai réussi à trouver un petit Guesthouse en ville à un prix abordable. Le seul problème, le point sur la map était en plein milieu de nul part… Avec nos sacs de quasi 20kg sur les épaules et le gros soleil tapant, on commence à se rendre vers… là où je crois être la bonne adresse. Arrivés presque au bout de la « rue », on vire de bord. On essaye une deuxième, puis une troisième. On demande à un premier monsieur qui pointe un peu n’importe où. La deuxième personne semble savoir où c’est et nous amène complément à l’opposé d’où on allait… Humm curieux mais bon, il doit savoir où il va! Après 5 minutes, il reçoit un appel de son collègue lui indiquant la bonne direction à suivre, qui se trouve être la première rue où on est allé… mais notre hébergement est la dernière maison de la rue.. criss!
C’est donc 30 minutes plus tard et dégoulinant de sueur, qu’on pose nos sacs et qu’on commence notre exploration de Naoshima en visitant le Art House Project où plusieurs artistes ont transformés des maisons traditionnelles. Mon coup de coeur va sans hésiter à la maison Minamidera qui abrite l’oeuvre de James Turrell. Tu entres dans une pièce complètement plongée dans l’obscurité, et après quelques minutes, des lumières apparaissent devant toi. On t’invite ensuite à t’avancer vers la lumière. La salle devient de plus en plus claire. Tu penses naïvement que les lumières augmentent mais on t’apprant qu’elles ont toujours été allumées et que c’est juste le délai d’acclimatation de tes yeux qui te fait apercevoir l’oeuvre au fur et à mesure.
Ensuite, on va dans un premier musée (Ando Museum) qui n’était pas très intéressant… Par contre, le 2e (Benesse House Museum) est beaucoup plus hot avec entre autre, The World Flag Ant Farm, une oeuvre de l’artiste japonais Yukinori Yanagi qui a fait 182 drapeaux en sable fin. Les petits drapeaux, reliés entre eux, furent ensuite envahit par des milliers de fournis qui mélangeaient ainsi les couleurs et rendant certains drapeaux méconnaissables, pour symboliser le déplacement des citoyens et leurs cultures.
Pour se rendre au prochain musée, on décide de marcher et j’entends quelqu’un à ma gauche chanter « 1km à pied, ça use ça use. 1km à pied, ça use les souliers… 2km à pied… » Aussi palpitant que le Lee Ufan Museum! Passons…
Arrivés au Chichū Art Museum, on monte d’un cran avec l’impressionnante œuvre de Walter de Maria qui se veut être une immense sphère de marbre dans une salle sans ouverture assez grande pour la rentrer ce qui laisse croire que la salle a été construite autour de l’œuvre. Mais passons aux choses sérieuses avec les peintures surdimensionnées de Claude Monet, et 3 autres œuvres de James Turrell, artiste dont je vous ai parlé tantôt. Et en plus, j’ai avec moi une muséologue avec 1 BAC en histoire de l’art et 2 maîtrises dans le même domaine pour m’expliquer le tout! Je suis en business pour tout vous expliquer maintenant!
De retour au village portuaire, on décide d’aller dans un Onsen (bain public) qui n’est pas mixte mais qui permet les tattoos. En plus, il y a des œuvres d’arts là aussi! Mais, je ne reste pas très fan… Pas de l’art, plutôt.. comment dire.. ça reste un bain public.. c’est comme si.. j’invitais mes collègues de travail à venir prendre un bain chez nous… Pas sur!

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