Les douanes passées, tassez-vous les touristes qui attendent leurs pick-up à l’aéroport : nous, on est des vrais, c’est pas notre premier voyage, on va se rendre au centre-ville par nous même! Mais après 45 minutes de métro, on finit par héler un taxi pour finir le trajet car à 36°C, marcher 54 minutes avec nos sacs à dos, ça nous tente moins… On arrive finalement à notre hôtel et la dame nous dit qu’il n’y a pas de réservation à mon nom : merde! Je commence à considérer le parc qu’on a vu sur le chemin… Je demande pour hier, elle me dit qu’il y a un « Paul » : merde! « Il n’y a rien d’autre?! » … Elle fouille et… Ahhhh oui, Yann !! Et vu qu’on a payé pour hier, on peut récupérer la chambre tout de suite et donc avoir accès à un lit, une douche, ne plus avoir nos sacs sur le dos : alléluia!
Malgré notre manque de sommeil depuis les 48 dernières heures (3h cumulées pour moi et 8 pour Orélie), fuck la sieste : on part explorer la ville puisque nous n’y restons qu’une seule journée. Notre premier arrêt est un petit restaurant de rue en bordure de la rivière, du canal, du cours d’eau, humm, en bordure d’une eau brune et sale où des rats et des iguanes viennent s’abreuver au milieu des déchets qui flottent. Mais à 2$ le repas, tu n’y vas pas pour la vue.
La pollution est très présente à Bangkok mais je me dis que la prochaine destination nous enlèvera cette image de la tête car nous nous dirigeons vers The Grand Palace et le Temple du Bouddha d’Émeraude. Mais, ne rente pas là qui veut!
Obstacle #1 : S’y rendre en 1 morceau! Lorsque ce n’est pas Google Maps qui ne m’envoie pas dans la bonne direction (au plus grand plaisir d’Orélie qui se moque de mon sens de l’orientation), on doit traverser 4 boulevards à 5 voies avec des passages piétons pas toujours présents. Je suis alors la méthode parisienne pour me rendre de l’autre côté du trottoir en un seul morceau : tu fermes les yeux et tu fais comme si la planète t’appartenait.
Obstacle #2 : Tenue vestimentaire. J’ai déjà visité des temples en Thaïlande et si tu as les genoux/épaules couvertes, tu es correct. Semble-t-il que pour cet endroit, ce n’est pas suffisant! C’est donc avec une paire de pantalon aux imprimés d’éléphants et Orélie avec un chandail dessiné par un enfant de 6 ans, qu’on a maintenant le droit de fouler le sol de ce lieu sacré.
L’endroit est tout simplement sublime : il regorge d’or, de mini miroir, de pierres précieuses, tout scintillent sous le soleil. Tout serait parfait si l’endroit n’était pas noir de monde. Toujours quelqu’un qui te bouscule, qui se plante dans ta photo, un guide qui crie, un parapluie qui t’effleure le visage. Pour rentrer dans l’un des monuments principaux, on doit se déchausser. Bonne idée, mais je vais plutôt me servir de mes souliers pour les lancer aux touristes avec leurs criss de selfie stick; fuck off je rentrerai nus pieds, ils le méritent!
Rendu à 3:30, on décide qu’on en a assez de cette foule et qu’on rentre à l’hôtel se reposer, tsé une p’tite sieste pour essayer de reprendre le dessus sur le sommeil manqué dans l’avion. C’est donc, 3 heures de sommeil plus tard et après une douche bien froide qu’on se rend dans le quartier des backpackers pour souper. Ya du monde, ça crie, il y a des vendeurs partout, pleins de resto… Tu reconnais ceux qui ont visité les mêmes temples que toi à leurs pantalons, et celles qui cherchent un peu de compagnie pour la nuit à leurs tenues beaucoup trop dénudées pour les autorisée à visiter un temple.
Petit repas plutôt moyen et on rentre tranquille à la chambre. Je m’achète une bière (aussi bonne qu’une Labatt 50 chaude) pour vous écrire. J’écris le début du texte quand Orélie ouvre la tv. Un choix de 8 chaînes s’offrent à nous, tous en thai sauf une, TV5. Comme le dit si bien ma chérie depuis notre rencontre : « Le silence, c’est bien aussi »… Bonne nuit 😉

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