Des fois, on n’a pas les meilleures idées… Notre but étant de visiter les grosses attractions du Myanmar en 10 jours, on a planifié plusieurs vols en tout début de journée. C’est le cas ce matin avec un avion à 7h30. Pas si pire me direz-vous, mais quand on ajoute le temps de trajet pour se rendre à l’aéroport et le fait de devoir être là-bas à l’avance, bah ça fait un réveil à 4h30. C’est tôt en criss! C’est nous qui avons réveillé le coq…
Un coup dans le taxi, on se rend vite compte que notre chauffeur est soit très agressif, ou que la conduite en ville implique une constante utilisation du klaxon. Pour dépasser, pour tourner, pour passer sur une lumière rouge, pour dire à la personne devant de décalisser ou quand ça fait plus de 10 secondes que tu n’as pas klaxonné, toutes les raisons sont bonnes! Entre 2 crises de cœur causées par notre chauffeur/chauffard, on voit dans le parc plusieurs personnes qui profitent des installations pour s’entraîner avant le lever du soleil.
Après avoir résisté à la tentation d’acheter des beignes Krispy Kreme, on rentre dans l’avion. Le gars à côté de moi a tous les symptômes du patient zéro dans tous les films d’épidémies : il shake, renifle, tousse, sue. C’est long en maudit un vol de 1h25 quand la personne à côté de toi risque de te donner une maladie incurable. Je me colle le plus possible sur Orélie dans l’espoir de survivre. À suivre dans les prochains jours…
Dès notre arrivée à Mandalay, tu vois que le gouvernement a fait un effort pour qu’on se sente comme à la maison. Les routes sont identiques à celles du Québec au printemps après le dégel : ça sssssshhhhhhaaaaaaakkkkeeeee! Après 1 heure de montagnes russes, on arrive enfin à l’hôtel. On débarque avec nos sacs et le minibus disparaît au loin… avec mon cellulaire qui est resté sur le banc!!! NONNNNNN!!! La réceptionniste appelle pas moi de 5 numéros avant d’arriver à rejoindre le chauffeur : il nous ramène le cellulaire intact en moins de 15 min, le temps de droper les autres passagers. Oufff! Merci à ma chérie de m’avoir rassuré, allant même jusqu’à me proposer de jouer sur son iPhone en attendant… Mais bon, je ne suis pas SI désespéré que ça! 😉
Puisqu’on est pour attendre et qu’on a finit par télécharger le guide de voyage du pays, Orélie profite de l’attente pour me faire la lecture et m’en apprendre plus sur de la ville de Mandalay : « La ville de Mandalay n’est vraiment pas la préférée des touristes, surtout en raison de la pauvreté, de la pollution, du bruit et des quelques activités à faire ». Ouin, tu me vends du rêve… On décide quand même de lui donner une chance et on part voir les principaux monuments/temples de la ville, visites qui sont synonymes de rituels pour nous, touristes : enlever les sandales, Orélie met sa jupe longue pour couvrir ses jambes, visite le lieu, enlève la jupe, remet les sandales, marche au prochain monument, et répéter le tout.
C’était somme toute une belle journée : Mandalay Palace est l’ancien palais royal, place forte entourée d’eau qui regroupait temples, maisons et salle du trône. Chacune des constructions en bois nous fait penser aux villages ninjas que l’on voit dans les films. Malheureusement, l’endroit n’est pas bien entretenu donc la poussière et les chiures de pigeons sont omniprésentes, surtout dans les bâtiments secondaires, ce qui fait un peu perdre de son charme à l’ensemble.
On visite ensuite la Pagode Kuthodaw : il s’agit d’un bâtiment principal entouré de 729 grottes à inscriptions (des kyauksa gu) qui protègent des stèles en marbre. Depuis notre arrivée au Myanmar, tout est en or, donc de voir un monument où l’emphase est mise sur de petits monuments blancs, ça clash !
Mais cette découverte de la ville s’est fait au péril de la semelle de nos sandales qui ont marchées 15.3 km en une demi-journée. On est un peu mort ! On décide de prendre un tuk tuk pour rentrer, sachant très bien qu’on se ferait fourrer sur le prix, mais de la marde, on est fatigué et on a faim.
Je disais hier qu’à Yangon, c’était un ballet entre voiture, autobus, vélo et piéton. Ben ici, les scooters sont permis donc le doux ballet se transforme plutôt en mushpit dans un show métal : c’est un bordel sans nom et comme il n’y a aucun trottoir, bonne chance si tu es un piéton comme nous! Donc, si vous lisez cette anecdote, c’est qu’on ne s’est pas fait écraser. Croisons les doigts pour demain !

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