Aujourd’hui, c’est MON activité de voyage, celle qui est obligatoire peu importe où je vais : c’est le cours de cuisine!!
On rejoint le groupe à 7h30 du matin à 5 minutes de notre hébergement, ce qui nous permet, d’être 5 minutes en retard (n’oublions pas que je voyage avec Miss 15 min de retard)… Nous serons 7 cuistos originaires des 4 coins du monde : Allemagne, Canada, Chine, Espagne, France, USA, épaulés par notre chef birmane May.
Premier arrêt : le marcher de Bagan où elle nous montre les différents fruits, légumes, herbes et viandes. Orélie, un peu tête en l’air, joue au photographe au lieu d’écouter les explications qui nous sont données. Mais voilà le retour du balancier : May nous donne 3500ks (3$ canadien) et nous demande d’aller acheter ce qu’on veut cuisiner et essayer. Notre pauvre rouquine n’était pas prête pour ce « test » lol, et je dois dire que c’est la première fois que ça m’arrive aussi. Chaque item a un prix, et certains, sont vendus à la pesée. Mais, quoi utiliser comme poids de référence? Je suis tombé sur le cul quand j’ai vu que, le poids officiel, c’était une batterie D. Tsé les grosses batteries qui ne servent plus depuis des années, ben, tu peux demander « 3 batteries » de fèves par exemple. Donc on remplit notre panier de trucs inconnus pour nous et que l’on va devoir cuisiner et goûter aujourd’hui!
À Montréal, pour 3$, tu n’as même pas 1 brocoli. Ici, nous sommes ressortis avec une quinzaine de produits différents avec des noms plus imprononçables les uns que les autres. Le cours est vraiment génial, la bouffe super bonne (sauf le bambou lol) et la femme derrière ça, wow! Très engagée écologiquement et impliquée dans la communauté, elle utilise 20% des revenus du cours (20$) pour acheter des livres pour la bibliothèque qu’elle a mis sur pied pour son quartier. Elle ramasse les bouteilles d’eaux en plastiques pour construire des écoles (les bouteilles pleines de sable remplacent la brique) ce qui est plus sécuritaire en cas de tremblement de terre. Elle travaille également bénévolement pour éduquer les villages isolés sur l’importance de l’hygiène corporelle à travers l’utilisation du savon (l’eau étant une denrée rare, se laver passe après s’hydrater et arroser les potager). Ce petit bout de femme, qui à le même âge que nous, nous a donné une belle leçon d’humilité avec sa bonne humeur et son grand sourire.
Après cette prise de conscience de notre statut de privilégiés et s’être battus avec 3 ATM pour obtenir des billets pour assouvir notre besoin de consommer plus, le plan était de relaxer au bord de la piscine tout en faisant des recherches pour la suite de notre voyage. Mais karma n’est pas de notre côté : le wifi ne pogne pas et l’eau de la piscine, qui est à l’ombre, n’est qu’à 68°F donc, le brave a fait un aller-retour expéditif dans l’eau, et sa blonde… ben… c’est ça là… 😉

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