Hier, en allant se coucher, nous avons dû demander des couvertures supplémentaires car, en plus d’avoir des nuits de 5-6°C en décembre, notre chambre à des fenêtres plus que mal isolées (mettons qu’il y a un peu moins de 3 pouce de jour entre le haut de la fenêtre et le contour). C’est, de loin, la pire chambre qu’on a eu jusqu’à date.
Orélie m’envoie prendre ma douche en premier car elle est sûre qu’il n’y aura pas d’eau chaude. Tsé, une vraie amoureuse courageuse! Mais, n’écoutant que mon courage, j’y vais. La douche consiste en une simple pomme de douche où l’eau coule à 1 pied de la toilette, et ce, même s’il y a un bain de l’autre côté… Je m’installe stratégiquement pour ouvrir les robinets sans me faire mouiller et j’ouvre… Oh, de l’eau chaude, et de l’eau froide, mais… pour ce qui en est de la diffusion de l’eau, on dirait un p’tit vieux qui souffle une bougie de fête : le pommeau crachotte de l’eau, comme des postillons, dans tout les sens.
Presque propres, on se rend au port pour une journée d’exploration du lac Inle. Première épreuve : sauter d’un bateau à l’autre jusqu’à celui qui nous est attribué. 5 sauts de moutons plus tard, on prend place dans nos chaises en métal qui seront notre calvaire fessier pour le reste de la journée.
Le tour est super beau, mais on sent l’attrape touristes. On commence par voir les pêcheurs traditionnels qui allient acrobatie et équilibre tantôt en pagueyant d’une jambe, tantôt en utilisant une jambe et une main pour soulever au dessus de leur tête, leur filet de pêche. Ensuite, on enchaîne les ateliers d’argent, de soie, de lotus, de cigare pour finir avec les femmes girafes (celles qui portent des colliers en or qui allogent leurs cous, qui, originalement, étaient pour se protéger des attaques de tigres). Évidemment, on nous montre à la fin de chaque visite, la boutique, où on est suivis à moins de quelques cm, par un vendeur, toujours prêt à nous vendre n’importe quoi…
On visite encore plusieurs temples. Mais pour la première fois, on s’aperçoit que certaines parties sont interdites aux femmes. Je ne comprends pas trop, c’est souvent un 3-4 pieds devant certaines status de Bouddha, où les hommes peuvent s’approcher mais pas les femmes. Orélie pense sérieusement à se faire pousser la moustache (ou les poils de jambes, comme plusieurs qui ont les jambes aussi poilues que moi), pour pouvoir aller faire des photos tranquille.
La pick-up ligne de la plus part de ceux qui veulent te vendre quelque chose est « where do you come from? ». Comme ils connaissent le mot « Canada », ils se lancent alors dans des conversations interminables que l’on ne veut pas avoir puisque l’on veut seulement qu’ils nous sacrent patience. J’ai donc suggéré à Orélie, qu’on change de pays! Elle aime bien les noms de places avec un « W », donc, on vient maintenant au pays très connu : Shawinigan ! Vous deviez voir leurs faces, ça vaut de l’or : ils rebroussent chemin presque à chaque fois !🤐😂
Sur ce, je vous laisse, on va chercher du Dim Sum et on embarque dans, ce qu’on j’espère, ne sera pas notre pire expérience de notre voyage : un bus de nuit en Birmanie… Souhaitez nous bonne chance!

Laisser un commentaire