Portugal : Jour 7 (Funchal)

Anecdote un peu longue, mais plus intéressante que des vidéos de chats ou du monde se plaignant de la canicule…

Je disais donc, on quitte l’appartement un peu plus tôt ce matin pour se rendre à notre plongée car il y a présentement un Rallye sur toute l’île de Madère. Les rues sont bloquées parce que les concurrents essaient de faire leur meilleur temps, mais sinon entre les sites, ils se promènent normalement au travers des autobus et des Fiat 500. C’est un peu comme quand nous, couple incroyablement sexy, se promenons au travers du p’tit peuple. 😉

Aujourd’hui, c’est jour de plongée. Une fois les combinaisons mises et ostie que c’est pas facile avec des coups de soleil, notre dive master nous fait un briefing sur le lieu et le temps de plongée ainsi que sur les poissons qu’on y voit habituellement (ils ont même donné des noms à certains d’entre eux!). Comme le bateau ne peut accoster puisqu’il n’y a pas de plage ou de quai, on doit nager jusqu’à lui. Hop dans le bateau et direction Garajau, une réserve naturelle où la pêche est interdite depuis une trentaine d’années. Nous sommes 6 à plonger avec l’expert : 2 gars seuls, nous et un couple de français. On ajuste nos équipements, dernières vérifications et on tombe à la renverse dans l’eau comme dans les films.

Mais fuck, une fois dans l’eau, je pars à la dérive. Il y a beaucoup de courant et les vagues m’emportent loin du bateau et j’ai une petite panique.. je me reprends et nage tant bien que mal vers le bateau où m’attendent les autres plongeurs. Sauf que, le p’tit stress à fait grimper mon rythme cardiaque et ma respiration. Je dois me ressaisir sinon ma plongée va être moins longue si je pompe trop d’air.. on relaxeeeeeee…

La plongée se passe somme toute bien sauf une chose.. les osti de français (ils sont partout!!).. je ne sais pas dans quelle criss de boîte de céréales ils ont trouvés leurs certifications mais c’est n’importe quoi.. ils te rentrent dedans, le gars ne suit pas sa blonde donc ce sont les autres plongeurs qui doivent rester proche d’elle en cas de problème.. mais le pire, la criss de conne utilise ses bras pour nager avec de graaaaaaaaands mouvements! Ok, je m’explique, sous l’eau, tu dois rester en binôme à une distance de bras afin de pouvoir communiquer en cas de problème. ET, tu dois garder tes mains jointes et n’utiliser que tes jambes pour éviter que accroches l’équipement d’un autre plongeur et que tu le mettes en difficulté, genre en lui arrachant son detendeur d’air. Car de ce que je me souviens, on ne peut toujours pas respirer sous l’eau sans ça!! Elle a failli nous accrocher tous les 2 à plusieurs reprises… On inspire, on expire.. ben, si on peut bien sûr!

Sur une note plus positive, on a vu un ÉNORME merou de 1m de long, des poissons trompettes, des barred hogfish, des anémones géantes, des serioles et des daurades. Ce fut une belle plongée mais avec ma petite panique du début, j’ai dû remonter après 40 minutes afin qu’il me reste assez d’air pour le retour au rivage. Orélie, plus calme, a pu voir les fonds marins 5 minutes de plus pendant que moi, j’attendais en haut avec… La criss de française!!

Une fois remis de nos émotions, direction « mon activité imposée ». Le trajet devant prendre 7 minutes, on est là en moins de 5 minutes, à croire que le gars se pratiquait pour le rallye! Mais il nous donne une petite dose d’adrénaline pour ce qui s’en vient : de la luge de rue!! Tu embarques dans un p’tit panier et 2 gars habillés en costume d’époque te poussent et dirigent! 1-2-3 GO! Aussitôt assis dans le panier, aussitôt partis ! Le parcours est directement dans la rue, au milieu des autos stationnées, des travaux et de la circulation. La descente dure 10 min et on vacille de droite à gauche. Les chaussures du glisseur devant nous fument tellement ça va vite. On arrive finalement en bas, et on décide de continuer à pied jusqu’au centre ville. Une petite marche de 30min à pic. Je regrette d’avoir mis des string de pied ce matin! (Sandales de style tong)

On atterrit à la maison Blandy’s, un producteur de vin de Madère, qui nous avait été conseillé par le micro-brasseur. On en apprend beaucoup sur la fabrication de ce vin. L’édifice dans lequel il est fabriqué déjà, a successivement été une prison, puis un hôpital avant d’être un producteur de vin. Ils ont plus de 650 barils, et ils produisent 1 million de litres par an mais en ont 4 million de litres en baril qui vieillissent. Le vin de madere est cuit donc il a besoin de chaleur contrairement au vin normal. Toutes ces informations donnent soif! Donc, après le testing de 2 vins, on en a essayé 2 autres et au final, on a acheté 2 bouteilles. Et la magie des choses, c’est qu’ils ont une entente avec une boutique dans le duty free de l’aéroport : demain, après les contrôles de sécurité, on leur donnera notre reçu et on récupérera nos bouteilles comme si on les avait acheté en duty free, donc pas d’enjeu avec les sacs qui seront en cabine!

On se lève à 6h demain alors on va se coucher t… Ahhhh mais on peut pas partir de l’île sans allé dire au revoir à notre microbrasserie préférée! Juste un p’tit verre.. juste un.. ou peut-être deux… 😇

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