Et oui, un deuxième voyage en 1 mois. Certains diront qu’on est « chanceux » mais non, aucune chance là-dedans, on appelle ça « ne pas avoir pris de vacances depuis plus de 2 ans ». On le mérite!
Direction l’aéroport avec nos sacs à dos pour 3 semaines d’aventures portugaises. Après buffet et alcool à volonté au Salon Desjardins, c’est l’heure de se rendre à notre porte d’embarquement : porte 62. Mais hummmm, il n’y a pas de porte 62 : il y a la porte 62A, 62B, 62C, 62D… Et aucune ne se rend au Portugal. On regarde les destinations et, bon, Varadero, y fait chaud là-bas, alors essayons la porte 62A. Et je ne niaise pas ! On demande à la dame et ça serait, en principe, belle et bien cette porte malgré l’indication.
Et on sort du terminal… Ok, en fait, normalement tu passes la porte et tu entres directement dans ton avion. Là, on embarque dans un petit autobus qui nous amène à notre avion. On passe devant un gros 747 là, mais on s’arrête pas… On passe alors devant un plus petit Boeing, mais là non plus on s’arrête pas… On passe même devant un avion à hélices mais toujours pas le nôtre… Je commence à appréhender un avion en plastique Fisher Price!
On arrive finalement à notre avion et ce n’est pas SI pire disons. Première mauvaise nouvelle, on nous annonce qu’à cause d’une loi portugaise, ils ont qu’une quantité limitée d’alcool : heureusement qu’on en a profité au terminal 🙂 On commence à se rendre vers la piste de décollage, et tout d’un coup, je me rappelle que le cousin d’Orélie qui est pilote (allo Nico !) a dû annuler un vol rendu sur le tarmac car il y avait un bruit inhabituel. Deuxième mauvaise nouvelle : j’entends un bruit inhabituel!! Est-ce ça, un bruit inhabituel d’avion?! Ahhhh non, c’est juste mon ventre… Merde une vibration! Ahhhh non plus, c’est le dude derrière moi qui tape dans mon banc. Bon ben, c’est un départ pour 7h à ne pas dormir, sobre et avec des films aussi récents comme « Nemo 1 », « Orange Mécanique » ou «Braveheart ». Ça va être long! Surtout quand la personne à côté de toi (allo chérie !) s’endort avant même le décollage…
Vol sans problème, transfert à l’hôtel les doigts dans le nez et notre chambre est déjà prête, donc dodo. Zzzzz…
En fin d’après-midi, let’s go à l’assaut de Lisbonne quasiment reposés! Disons que l’énergie redescend rapidement plus on marche sous les rayons du soleil plombant et les 36C de la vague de chaleur que subit l’Europe. Mais rien qu’une assiette de charcuteries et une bière ne puisse régler. C’était bon à en tomber sur le cul. Littéralement. J’ai pogné une débarque de ma chaise! À ma défense, la table et la chaise étaient en pente sur le trottoir croche : pire que dans un appart du plateau !
La soirée se termine dans le quartier endiablé de Bairro Alto où les bars, d’une capacité de 20 personnes, servent une centaine de personnes. Donc le party est à l’intérieur ET dans la rue: ça danse, ça chante, ça boit. Pour la suite de la soirée, fallait être là. Ce qui se passe à Lisbonne reste à Lisbonne… 😉
Auteur : tifus
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Portugal : Jour 1 (Lisbonne)
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Paris : Jour X
Finalement, après toutes les réclamations que j’ai reçu, c’est la célèbre Tour Eiffel qui me permet de vous écrire une petite anecdote !
Depuis le début du voyage, il se passe bien de petits trucs ici et là, mais vous parler d’une attente de près de 2h sur le tarmac ou de la serveuse qui me parle en français alors qu’elle répond en anglais à Orélie car elle ne comprend pas son accent, je ne trouvais pas ça assez croustillant pour faire refroidir votre café du matin.
Mais aujourd’hui, Orélie s’est sacrifiée pour vous faire plaisir!
Ce matin, nous sommes un peu dernière minute pour notre visite de la Tour Eiffel. On part à la petite pâtisserie près de l’hôtel car, comme le dit le proverbe français (que je viens d’inventer) : être en retard de 10 minutes c’est bien, mais 30 c’est encore mieux! C’est donc armés de notre croissant / chocola…pain au chocolat, qu’on se dirige vers la ligne C du RER qui va nous amener directement au pied de ce monument historique. Comme il pleut, Orélie nous fait prendre l’un de ses fameux « raccourcis » en passant par les souterrains. Pour reprendre Forest Gump : les raccourcis d’Orélie c’est comme une boîte de chocolats, tu ne sais jamais sur quoi tu vas tomber… Mais cette fois, bang, direct à la ligne C et le train arrive à quai et il va partir! On va peut être finir par être pas si en retard! Sauf que… dans l’empressement, on n’a pas vraiment fait attention à la direction et on s’est trompé de sens… Du coup, on est arrivé vraiment en retard…
On arrive finalement, sous le déluge, devant ce mastodonte d’acier. Quelques photos et on se dirige vers l’entrée. Comme on a eu notre bad luck de la journée, on se dit que rien ne peut plus nous arriver, mais notre périple commence lors des contrôles de sécurité.
On nous apprend qu’aucun liquide n’est autorisé sur le site. Merde : on a une bouteille de Sortilège (whiskey à l’érable) pour une amie avec qui on dîne (et non, je ne dirai pas « déjeuner » même si je suis en France!). L’agente de sécurité, bien que très sympathique, reste inflexible face à nos explications et nos sourires: c’est la poubelle ou on ne monte pas! Elle finit par nous dire d’aller la cacher à l’extérieur mais vu les préparatifs du 14 juillet ainsi que la présence de sécurités armées plus présentes qu’à l’habitude, un possible « colis suspect » ne nous semble pas l’idée du siècle. On se rabat alors sur un petit kiosque de sandwich qui, après ma longue histoire, des beaux yeux et moi qui simule l’excitation de voir une plaque du Québec affichée dans la roulotte, ils acceptent!! Sauvés !! C’est le torse bombé que nous prenons pour la seconde fois la direction de l’entrée. On a plus de liquide sur nous, rien ne peut nous arrêter!!
On repasse donc la sécurité : ✅
On arrive alors au contrôle des billets. Ils scannent le premier ticket et ❌
Ils scannent alors le 2e billet et re-❌
Voyons, qu’est-ce qui se passe encore?! On regarde avec la fille et il semblerait qu’Orélie se soit surpassée cette fois sur sa ponctualité. Elle est en retard… de 24 heures! 24 HEURES !! Les billets étaient pour hier !! HIER !!!!
À la défense de me chérie, on a booké les activités à 2h30 du matin après 4h de sommeil dans l’avion… Mais, c’était hier pareil… On rit, un peu jaune, en sortant la tête basse vers les mêmes agents de sécurité qu’on a déjà vu 2 fois, le torse, un peu moins bombé disons lol
Malika (on est rendu assez ami avec l’agente de sécurité à force de la côtoyer qu’on s’appelle par nos prénoms) nous dit qu’il reste des billets pour la journée au kiosque à l’entrée. C’est donc, plus de liquide et un ticket valide en main qu’on se dirige pour une 3e fois à la sécurité. Là, sérieusement, j’ai un peu honte. Tsé le touriste dans la lune qui fait tout à l’envers, bah aujourd’hui, c’est nous!
Mais, afin d’expier nos pêchés, on monte les 674 marches mouillées qui nous amènent au 2e étage et ensuite, hop dans l’ascenseur pour le sommet de la tour et une vue qui, malgré les nuages, est assez grandiose. Je réussis même le « questionnaire » d’Orélie du style « C’est quoi ce bâtiment là bas ? » !! Je suis rendu un vrai local, un Parisien… mais en moins chiant 😉
Ce sera la seule anecdote en France mais on se revoit dans un mois pour le Portugal, j’ai confiance! 🤪 -
Achat d’une maison : Partie 5 de 5
Mardi le 7 avril, notre notaire nous appel pour devancer le rendez-vous d’une semaine à cause de Pâques et des délais plus grand causé par le COVID-19. Pas de problème, même que ça nous arrange, ça serait ENFIN une chose de réglée !! Petit bémol dans notre excitation quand il ajoute : « Vous devez apportez l’argent pour le cashdown lors de la signature ».
Notre argent est disponible dans notre compte donc, naïvement on pense que sur ce coup-là, ça va être facile. Mais là où ça coince, c’est qu’il demande qu’on lui apporte une traite bancaire (un chèque de notre banque) et non pas un sac remplit de billets comme dans les p’tits bonhommes (pfff). Or, pour obtenir la traite, on doit soit se présenter en personne à notre banque (chose impossible vu qu’elles sont fermées) ou qu’ils nous soient envoyées par courrier recommandés à notre domicile dans un délai de 2 à 3 jours. Sachant que l’on passe chez le notaire dans moins de 36 heures, ça regarde mal… On pourrait reporter la signature chez le notaire mais ça reporterait aussi la prise de possession, ce que l’on cherche à éviter le plus possible. Alors on se met chacun sur le téléphone, à harceler nos banques respectives pour trouver une solution rapide et efficace.
Tic tac tic tac…
En parallèle, notre agent nous dit que les vendeurs, vu la situation actuelle de quarantaine, ne pourront pas descendre à Montréal et vider la maison de leurs dernières affaires. Ils nous demandent si on accepte de vider la maison nous même et de se débarrasser de leurs cochonneries. Pour ne pas retarder plus le processus et parce qu’on se dit qu’il y a peut-être des choses utiles pour la maison (on a spotté du materiel de jardinage et une souffleuse à neige), on accepte. On a maintenant 7 matelas à la maison! Criss…
Après beaucoup d’argumentation, de patience et un soupçon de magie (désolé, les magiciens ne dévoilent jamais leurs trucs), notre argent est viré à temps sur le compte du notaire. On se rend donc en toute confiance à son bureau.
En passant à côté de la Maserati du notaire, je me rappelle que les prochaines 20 minutes vont me coûter l’équivalent d’une paie et je sais maintenant où mon argent va aller… Pour ceux qui sont déjà passés par là, la signature de l’acte d’achat est un moment symbolique et protocolaire. Mais quand on est dans le contexte d’une pandemie mondiale, l’expérience est tout simplement déstabilisante : avec ses gants de chirurgien, il nous invite à prendre place dans le corridor, à 2m d’une petite table qu’il a placé dans l’embrasure de sa porte d’entrée qui sert de barrière psychologique, tandis que lui, s’installera 2m plus loin dans ce qui est habituellement sa salle d’attente. Je n’aurais même pas été surpris de le voir sortir un porte voix. Ahhhh et j’oubliais un petit détail très important : on devait apporter notre propre stylo pour signer!
Avant de quitter, il nous dit qu’une procuration sera faite pour la vendeuse et que l’acte sera officialisé en début de semaine prochaine. Soulagement… Pour fêter ça, direction Home-Dépôt pour faire 30 minutes de queue pour acheter des boites! Allons emballer tout ça…. Partyyyyyyyyyyy !!!
Alors voilà, on termine notre 5e semaine de confinement à l’appartement et c’est aujourd’hui qu’on récupère nos clés pour commencer notre nouvelle vie en tant que propriétaire! Ne reste plus que le déménagement… Je vous demanderais bien un peu d’aide, mais à 1000$ le ticket si tu te fais pogner avec du monde ne vivant pas à la même adresse, on va trouver une autre solution.
Souhaitez-nous bonne chance 🙂
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Achat d’une maison : Partie 4 de 5
Maintenant que l’état d’urgence sanitaire est officiellement declaré, que le gouvernement demande aux personnes agées de ne plus sortir de chez eux et que les déplacements entre provinces sont « interdits », on a clairement un problème pour faire signer la vendeuse… C’était trop simple l’acquisition de cette maison!
Les nouvelles au sujet de notre maison sont comme des journées de sobriété dans ce confinement : elles se font rares ! Il est temps que ça s’arrête si on ne veut pas sombrer dans la folie ou l’alcoolisme! Pour nous rassurer, notre agent nous dit que notre notaire est super occupé avec toutes les nouvelles mesures gouvernementales mais qu’il « s’occupe de nous » mais dans ma tête, ce que j’entends c’est : « Votre appel est important pour nous, veuillez garder la ligne… »
Comme les journées se suivent et se ressemblent, pour briser la monotonie, au lieu de ne stresser que pour le notaire, on se met aussi à penser à nos planchers, au cuisiniste, à l’ingénieur et à l’entrepreneur car tout ce beau monde là ne travaillent plus et nos idées de travaux dans notre maison sont désormais sur pause jusqu’à nouvel ordre. Nous, on sait comment se changer les idées!! Alors en attendant, on refait encore et encore nos plans d’aménagement pour notre rez-de-chaussée histoire de maximiser l’espace et de créer une aire ouverte (on est rendu au 19e plan et ce n’est pas une joke). En parralèle, Orélie passe ses soirées sur un site de pornographie féminine, aussi appelé, Pinterest! Donc, chaque 10 minutes, je reçois sur Messenger une nouvelle photo avec un « Ça serait magnifique comme (insérez un nom de meuble ici) dans (insérez une pièce ici) !! ». Ça va me coûter cher ce Coronavirus!
Enfin une bonne nouvelle ! Une semaine avant la date fatidique : un décret autorise les notaires à faire signer électroniquement des documents! La vendeuse n’aurait donc pas à descendre à Montréal et on va avoir notre maison à temps! On est surexcités !!
Ma chance légendaire nous voit aller et se dit : « Haha! Il pense s’en sortir aussi facilement? Check ben ça! »
…
La signature électronique est à la discrétion du notaire. Et le notre ne le permet pas.
Comme dirait Orélie : P***** de c****** de m**** !
Comme dirait Yann : TA-BAR-NAKKKKKKKKK!!!!Qu’est-ce qu’on fait maintenant ???
(La suite demain…)
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Achat d’une maison : Partie 3 de 5
Notre contre-offre est envoyée au vendeur et on est surpris qu’il accepte une baisse de prix SANS RIEN DIRE. Génial, c’est une super journée! On va pouvoir commencer le magasinage de notre future cuisine, rien ne pourrait gâcher notre bonne humeur !
…
Le lendemain, jeudi 19 mars, la terre s’arrête de tourner.
…
Le gouvernement du Québec déclare l’état d’urgence sanitaire afin de conscientiser le peuple à la gravité de la situation et, afin de se protéger et se préparer au pire, tout le monde se lance au Costco pour acheter du papier d’toilette! De notre côté, on se dirige à la SAQ! On voit les priorités

Plus sérieusement, de notre côté, on enclanche le processus pour le financement de la maison et notre agente hypothécaire essaie de contacter les banques, mais comme tout le monde est en télé-travail, rien n’avance et encore pire, son système informatique lâche! Rien à faire avant lundi! Ça va être serré car le deadline est mercredi pour donner la lettre d’approbation de la banque. Le stress monte en flèche…
Lundi matin, elle finit par réussir à soumettre le tout, MAIS pour avoir l’approbation finale, en plus de tous les papiers déjà fournis, ça prend une confirmation vocale qu’on est à l’emploi de nos 2 compagnies respectives. Le problème: ils n’acceptent pas les numéros de cellulaires. Donc, humm, comme tout le monde travaille de la maison, c’est dur d’appeler au bureau d’Ubisoft ou du Musée pour parler à nos boss ou aux RH car les bureaux sont fermés ! On obtient finalement une dérogation, ils appelent le cellulaire de nos boss et Yeah ! C’est officiel ! On est maintenant pauvre !!!
Cool les choses avancent!!
…
Haha, ça serait trop facile.
…
25 mars 11h30 AM, le premier ministre Legault annonce la fermeture de tous les services non essentiels dans la province. En quoi ça nous affecte ? Il faut encore passer devant le notaire, et selon la liste officielle, les notaires n’en font pas partis !
Fuck fuck fuck !!!!!
On appelle notre agent qui a l’oreille rouge à force de parler au téléphone avec les différents ordres professionnels. On n’a aucune idée quoi faire.
Elle nous dit d’attendre… Je dois avouer que je ronge le coin de la table… Calvaire!
…
14h52, elle nous rappelle pour nous annoncer que les notaires sont maintenant des services essentiels alors on va pouvoir continuer à avancer! Yeah !
Mais là, la vendeuse est une vieille dame qui reste à Toronto… Et on doit signer à Montréal… Est-ce qu’elle va pouvoir descendre? Ben oui voyons!
Qu’est-ce qui pourrait bien arriver pour l’empêcher de descendre?
…
(La suite demain…)
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Achat d’une maison : Partie 2 de 5
Notre offre est envoyée au vendeur et légalement, ils ont 24 heures pour accepter/refuser ou faire une contre offre. La vendeuse, une vieille madame veuve vivant maintenant à Toronto, nous demande 24 heures supplémentaires afin d’en parler à sa famille. On apprend donc au bout de 48h, qu’elle a finalement décidé de remettre la gestion de la vente entre les mains de son garçon, que l’on peut maintenant avec le recul, décrire comme un p’tit tabarnak de fils de riche prétencieux. Et c’est là que la guerre des nerfs à commencé… Chaque jour, nous attendons désespérément de ses nouvelles. Peu importe lesquelles, on veut juste un signe de vie, mais rien… Il parait qu’il dit à son agent qu’il va faire une contre offre mais jamais rien ne se passe. Et pire : il finit par dire à son agent qu’il est outré de l’offre qu’on a fait, qu’il connait le marché (de Toronto!!) et que si on continue à lui demander des nouvelles, il va même monter le prix! Dans le fond, lui il s’en criss puisque c’est sa mère qui paie les taxes et les factures pendant ce temps là…
En 10 et 15 ans de métier respectif, ni notre agent ni celui du vendeur, n’ont eu affaire à un client aussi irrespectueux et peu coopératif. Au point où, si on se retire, les agents vendeurs retirent la maison du marché. Est-ce qu’on est prêt à jouer la game? T’sé, faire un bluff de se retirer pour qu’il revienne nous chercher… On regarde en parallèle les autres maisons à vendre et tout est soit trop cher pour ce que c’est, soit vraiment moins bien situé. Donc on attend 24 heures … 48 heures … 72 heures … toujours rien ! C’est enfin au bout de 10 jours qu’il nous envoie une contre-offre, et toute qu’une contre-offre… Il nous a fait une offre de… roulement de tambour… le prix affiché de la maison! Toi tu connais ça la négociation!
On a l’impression de se faire fourrer un peu, mais on est en amour avec la maison (on a déjà fait des plans avec nos affaires dans toutes les pièces et comment on va installer notre futur patio!) donc go, il a gagné, on y va plein prix. Dans le fond, au vue du marché actuel, on aurait probablement du mettre plus sur une autre maison à cause de la surenchère. Donc oui, on a un peu l’impression d’avoir perdu, mais pour une maison dans laquelle on se projette pour les 87 prochaines années au moins, c’est pas la fin du monde.
Mais (parce qu’il y a un mais), l’achat est conditionnel à l’inspection, t’sé d’un coup qu’il y ait un problème majeur ! Criss… Et pour en rajouter encore un peu aux délais anormalement longs de cette histoire, l’inspecteur qui nous a été référé par 2 personnes, n’est pas disponible avant 7 jours… Tsé, comment nous apprendre à nous projeter sans nous projeter…
Oh et à ce moment là… la COVID-19 chamboule la vie de tout le Québec, rendant incertain toutes les étapes de cet achat…
Mais le mercredi 18 mars, jour de l’inspection, finit par arriver. J’dois dire que c’est quand même un peu étrange ce concept d’inspection : tu paies un gars pour qu’il te dise que la maison que tu veux acheter est de la marde! Ok, j’exagère, mais le gars fait une super job et nous dit ce qui doit être remplacé rapidement ou dans quelques années. Et comme il est consciencieux, sa liste de choses à faire s’allonge… Et même si pour la plupart, ce n’est pas grand chose de grave (je sais que auriez aimé de quoi de plus croustillant, mais c’est ma future maison, je ne veux pas une cochonnerie non plus!), j’dois avouer que je passe un bon 8 heures par la suite à un peu déprimer en pensant aux $$ que tout ça représente…
Le lendemain, on reçoit le rapport d’inspection et après analyse, on décide de faire une contre-offre à la contre-offre de notre cher trou d’cul de vendeur…
(La suite demain…)
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Achat d’une maison : Partie 1 de 5
L’achat d’une première maison doit être quelque chose d’excitant, un évènement marquant dans une vie… Mais quand on a ma chance légendaire, ça donne quelque chose de vraiment plus chaotique !
Le marché est vraiment fou en ce moment; à Montréal, les maisons sont vendues en 4 jours avec une surenchère moyenne de 30 000 à 50 000$ sur le prix affiché. C’est donc avec cette mentalité qu’on commence les visites de maisons où l’on doit, dans les 4 heures suivant la visite, faire une offre ou non. Pas le temps pour une 2e visite. Vite vite vite sinon elle te file sous le nez ! Quand même assez stressant !
Le 27 février 2020, on se fait appeler par notre agent pour visiter 2 maisons, mais avec un préavis de 30 minutes. Étant en train de prendre un verre avec des amis, je laisse ma bière là pour me rentre au métro tandis qu’Orélie, qui travaillait ce soir-là, s’arrange pour se libérer. À notre arrivée à la première maison, ce n’est pas notre agent qui nous attend, mais son père?! À sa défence, il est aussi agent immobilier… mais quand même ! La première maison étant inintéressante, on file à la 2e qui est un jumelé à palier avec une grande cour et à distance de marche du métro. Ça semble parfait!
Avec un seul propriétaire en 35 ans qui n’a jamais fait aucun changement, vous imaginez que la maison est figée dans le temps : de la peinture jaunie, de la parqueterie à grandeur de la maison et la cuisine avec son plancher en prelard jaune nous donne un peu envie de vomir… Mais à part ça, les volumes sont grands, belle fenestration et on est à 5 min à pied du métro. Mais alors pourquoi, dans un marché de vendeur où les maisons disparaissent rapidement, cette maison est sur le marché depuis maintenant 4 mois? L’agent vendeur nous dit que… attendez… l’agent, oh l’agent! Le gars est d’une arrogance et d’une non chalence incroyable. Quand on pose des questions, tout ce qu’il sait dire c’est » bah ça a été fait dans les années 80 « , ce qui, vous serez d’accord avec moi, ne veut absolument rien dire… En plus, il ressemble au méchant dans Happy Guilmore (Christopher McDonald) ! Tout ça pour dire : on l’aime vraiment pas! Mais pour revenir à la question initiale, la maison est encore sur le marché parce que son prix affiché est trop haut pour son prix marchand : elle est directement sur la rue Sherbrooke, rue quand même assez passante.
On sort de cette visite TRÈS enthousiastes. La maison nous intéresse beaucoup mais comme elle est sur le marché depuis dejà quelques temps, on se risque à demander une 2e visite mais cette fois, de jour. Cela va nous permettre, cette fois avec notre agent Marie-Michel, de voir la luminosité et le bruit de la rue tout ayant un 2e avis. La visite se fait, on aime de plus en plus la maison alors go, on fonce et dès le lendemain, le 1er mars, on fait une offre.
Suivant les conseils de notre agent, on offre 36 000$ de moins que le prix affiché afin d’avoir une contre offre et se rapprocher du prix auquel notre agent évalue la maison. Bon plan! Ouin peut-être pas…
(La suite demain…)
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FIN des Anecdotes en Asie : Jour 27 : Bangkok
Fin de voyage pas vraiment comme prévu…
Durant la nuit, un très gros orage s’est abattu sur l’île au point où l’on se demandait si notre bungalow, qui laissait déjà entrer les fourmis de partout, allait tenir le coup ! Ayant survécu aux éclairs et pluies diluviennes, on prépare nos affaires de façon à ce qu’on n’enregistre seulement 1 bagage en soute donc on a chargé l’un de nos deux sacs… Le mien! Orélie a shippé 12 lbs de son sac dans le mien et elle gambade comme une gazelle alors que je fais le p’tit mulet.
Dernier check avant de quitter la chambre : j’ai mes lunettes, mon sac, mon cellulaire, mon passep… merde, il est où?! Je cherche, cherche, je ne le trouve pas mais j’ai un pressentiment. À l’arrivée à chaque hôtel, ils font une photocopie de ton passeport et c’est déjà arrivé qu’ils aient oubliés de nous le redonner. Je retourne à la réception, mais comme je vous le disais hier, aucun service, ressort de merde. Donc je soulève le capot de l’imprimante et voilà, j’ai mon passeport!
On prend le ferry de 11h45 pour retourner sur la terre ferme et prendre notre vol pour Bangkok. Pour embarquer dans le bateau, on doit acheter son billet mais également réserver sa place à l’horaire que l’on souhaite. Mais plusieurs personnes dans la file ne l’avaient pas fait et même s’ils ont été avertis, sont montés à bord. Fait qu’arrivé à nous, pu de place. Euh non, on a réservé nous alors fuck off on embarque pareil ! Moralité, on a dépassé la capacité de 9 personnes et il y a des bagages partout. On est tout à l’avant, même pas assis sur de vrais bancs et pas protégé des éclaboussures des vagues. Craponnes-toi parce qu’il ne va pas moins vite pour autant ! Et tout le long des 45 min de trajet, je me dis que les vestes de sauvetage sont dans la petite cabine sous les sacs et dont la porte est bloquée par d’autres sacs. Tout ça en chantant « C’était un tout petit bateau sur les eaux du Pacifique… » (même si on n’est pas dans le Pacifique!)
On arrive finalement au port, les fesses serrées, une crampe dans la main qui tenait ce qu’elle pouvait tenir et le brushing défait. On appelle un tuktuk pour se rendre au bureau de poste prêt du marcher pour envoyer les 68 cartes postales. On débarque et, hum, il est où le bureau de poste?! On cherche, on cherche, mais y’a vraiment rien qui ressemble à une poste. Pourtant, il est marqué comme étant en face de nous et ouvert sur Google Maps… On demande à la pharmacie d’à côté qui nous apprend qu’elle a brûlé depuis un bout et qu’on aurait peut-être plus de chance à l’autre. Il nous a dit ça comme si on lui demandait la météo, comme si c’était un évènement « normal »…
Après avoir finalement trouvé la poste et accomplit notre mission, direction l’aéroport. Cette dernière heure de route nous permet de constater pour une dernière fois, le chaos qui s’est abattu sur Sihanoukville. Hier pendant le souper, on a appris que le Cambodge avait interdit les jeux en ligne depuis le 1er janvier 2020 pour contrer le blanchissement d’argent. Bien que je ne comprenne pas exactement comment ça marche, il y a déjà une trentaine de casinos qui ont fermés leurs portes depuis l’annonce en août 2019. Même s’il en résulte des pertes d’emploi, ça nous donne espoir que les locaux pourront se réapproprier leur pays.
Mais malgré cela, on est un peu soulagés de voir qu’on n’est pas les seuls à être pressés de partir, notre compagnie aérienne aussi ! Notre vol est parti avec 25 minutes d’avance ! Une première, un avion en avance!
C’est notre dernière jour en Asie, demain direction la Suisse pour ensuite atterrir à Montréal. Aussi bien profiter de cette dernière nuit pour vivre une dernière fois l’effervescence de Bangkok : direction le quartier des backpackers où bars avec musique live, massage et bouffe de rue se succèdent. Mais ce que je cherchais était un autre type de bouffe : des bébittes! Je trouve enfin! Scorpions, Larves, Serpents, Tarentules et autres trucs du genre. Bon, qu’est-ce que j’essaie? Je regarde Orélie qui me dit très clairement qu’elle ne m’accompagnera pas dans cette expérience culinaire. Hummmm… Ok… Essayons… Le scorpion! J’aimerais bien vous dire le goût que ça a mais, trop dur à décrire, vous allez devoir l’essayer vous même.
Un voyage n’est pas un vrai voyage sans un désagrément important : la maladie du voyageur… Jusqu’à présent, on avait été assez chanceux de ne rien avoir pogné. Mais lors de la dernière journée, on a dû manger quelque chose de louche (et non, ce n’est pas le scorpion) parce que depuis, on est tous les 2 malades comme on ne l’a jamais été en voyage. Imodium et Gravol n’ont aucun effet : vous pouvez imaginer que les 12 heures d’avion ont vraiment été pénibles… On atterrit enfin à Zürich et on avait prévu un souper avec des amis d’Orélie qui se sont tappés 300 km pour venir passer la soirée avec nous. Tant bien que mal, on se rend en direction du Zermatt, un resto spécialisé en fondue au fromage; après tout, on est en Suisse! Et bien, ce fût les meilleures 4 bouchées de fondue que j’ai mangé avant que les crampes et les hauts le cœur recommencent. Pour dire à quel point on feel pas, Orélie a refusé de manger du chocolat! Après une nuit pas assez longue pour récupérer, on est maintenant sous antibiotiques et on s’enligne pour un vol de 8h30. On croise les doigts pour que cette fois, on passe plus de temps à notre siège qu’aux toilettes.
C’est donc la fin pour ce voyage! J’espère que je vous ai donné un peu le goût de visiter ce petit coin d’Asie que ce soit pour les temples de Bagan, pour Angkor Wat, pour manger des tarentules ou pour les crampes d’estomac (Je sais, je vous vends du rêve!). Et un merci particulier à ma chérie qui corrigeait chacunes de mes anecdotes. Si ça me prenait environ 1h à écrire chaque soir, elle mettait également beaucoup de temps à corriger des fautes et réécrire lorsque je ne perdais dans les détails. Des mots que vous compreniez pas ? C’est elle ça… 😉
On se revoit bientôt, pour de nouvelles Anecdotes en direct de l’…
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Asie : Jour 26 (Koh Rong Samloem)
Avant dernière…
On se réveille une dernière fois dans notre « cabane », endroit imaginaire délimité par le moustiquaire rond au dessus de notre lit rectangle. L’idée est bonne, voire indispensable, si je veux pas retrouvée ma blonde toute boursouflée par les centaines de piqûres de moustiques, mais quand tu te lèves la nuit pour aller aux toilettes, que tu oublies ce criss de filet et que tu restes pogné dedans comme une mouche dans une toile d’araignée, ça gosse!
On prépare nos sacs pour aller dormir sur l’île aujourd’hui et pendant que je fais le checkout, je suis plus ou moins surpris que la réceptionniste ne me fasse pas de remarque sur le fait que nous partons une nuit plus tôt. Quoi que, il suffit d’un coup d’œil en direction de la plage complètement saccagée pour comprendre…
Hop dans le ferry et en 30 minutes nous voilà de retour sur cette plage quasi-paradisiaque. Le bungalow qu’on a booké est directement en face du port, ce qui fait que beaucoup de gens passent et donc.. ok non, j’essayais de justifier mais on a un service de merde, pas moyen d’avoir quelqu’un pour nous servir à la réception et ensuite au restaurant donc à part l’emplacement, on repassera.
Je ne vous détaillerai pas notre journée car, ahhhh pis finalement si, lol ! Pendant qu’Orélie brûlait tranquillement mais sûrement à force de nager et de flotter dans cette eau turquoise, moi j’alternais entre baignade, bière à l’ombre et volleyball. Tsé, la dure vie!
Au souper, petit BBQ sur la plage où j’ai pu manger de l’anaconda alors qu’Orélie dégustait une… lol… excusez mais je ne me suis pas beaucoup moqué d’elle du voyage mais là, je vais devoir faire une exception. Elle a commandé des calmars et ils n’ont pas crus bon d’enlever l’encre avant de le faire cuire. Imaginez un enfant qui fait de la peinture pour la première fois, ben c’était juste un peu moins pire quand ça l’a « explosé » au contact du couteau. Figure, bras, chandail : tout a été arrosé. C’était presque du Pollock !! 😂😉 Pour ceux qui ne connaissent pas la référence, un enfant qui mange du spaghetti pour la première fois, même chose!
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Asie : Jour 25 (Sihanoukville)
Aujourd’hui, plongée!!! C’est con mais même pour moi qui ne suis pas un excellent nageur, la plongée c’est un tout autre monde et je ferais ça à la journée longue si je le pouvais !
Mais commençons par s’y rendre… Chaque fois qu’on emprunte une route en tuktuk, ici, c’est au péril de notre vie car, comme je le disais hier, les routes sont toutes défaites. Mais aujourd’hui, un petit détail nous saute aux yeux… L’armée et la police sont présentent tout au long de notre plage (qui fait plusieurs kilomètres). Humm? Whatever, on s’en va sur les îles en face de Sihanoukville donc ce qui se passe sur le continent, aujourd’hui, on s’en fout. Sauf qu’avant de prendre le ferry, il faut aller retirer de l’argent car sur l’île, il n’y a pas d’ATM car internet n’est pas assez sécuritaire pour de telles transactions. Première fois que j’entends ça! On se rend donc aux 6 différents ATM du port mais aucun ne fonctionnent… Merde! On décide donc de marcher vers la « ville » (lire ici « enchaînement d’immeubles en constructions au milieu de routes de terres ») où on finit par trouver, entre deux amoncellement de matériaux de construction, un guichet qui fonctionne.
Hop dans le bateau et 35 minutes plus tard, on se retrouve au paradis. Ok, ça c’est une plage! Tous les hébergements et commerces sont en bordure de mer, aucune route, donc tu marches dans le sable ou tu te promènes en bateau. À ce moment, Orélie me regarde et me dit « On laisse faire la dernière nuit et on book ici? ». Fuck it, on ne vie qu’une fois!
Rendu au Scuba Nation, on se rend compte qu’avec nous pour la plongée, il n’y a que des gens en baptème ou en certification. On sera donc que tous les 2 avec notre Dive Master, Yi. Super attentionnée, dans l’eau où la visibilité n’est à peine que de 5 mètres à cause de la pollution, elle réussit à nous montrer plusieurs espèces marines : Raie, Sèche, Étoile de mer, Poisson clown et son Anémone, Chelmon ainsi que 3 immenses Barracuda. On a même vu un Hippocampe!! Je pensais qu’il était mort parce qu’il était à terre et qu’il bougeait à peine quand elle le touchait : c’est un peu décevant vu que je m’attendais à le voir comme dans les p’tits bonhommes qui font la course mais c’était cool à voir pareil! 😁
Au retour, je demande à un autre instructeur (un français…), ce qui se passe à Sihanoukville et j’ai pu avoir un peu plus de détails. En gros, la Chine a un nouveau projet qui s’appelle « Une côte, une route » (One belt one road) : une route qui passerait et donc relierait, différents pays asiatiques directement à la Chine, où, évidemment, on retrouverait des hôtels, casinos et ports sous contrôle chinois… et avec ça, viennent blanchiment d’argent et mafia. Ce qui donne le résultat dont je vous parle depuis hier… En plus, il m’explique qu’au Cambodge, il n’y a pas de système de traitement des déchets parce que, jusqu’à il y a une dizaine d’années, la majorité de leurs emballages étaient organiques : ils jetaient tout ça et le brûlait ensuite. Mais alors qu’aujourd’hui le plastique est majoritaire, ils ont du mal à changer leurs habitudes et ils n’ont pas encore eu le temps de mettre de système en place : ce qui explique que le pays est très sale et que lorsqu’ils brûlent leurs déchets, les fumées qui s’en dégagent sont polluantes.
On rentre à l’hôtel, un peu tristes de quitter cette tranquillité pour retrouver le bruit des machines et la poussière partout; rien pour nous enchanter. Dans le tuktuk du retour, on se rend compte que tous les commerces en bordure de plage ont été réduits à néant par les bulldozers qui accompagnaient l’armée ce matin. Ici des feux, là des camions remplis de déchets par des pelles mécaniques. Et lorsqu’on arrive à notre hôtel, la plage est déserte : plus de tables, plus de chaises, plus de parasols… Le dernier repas servit en bordure de plage, c’était celui qu’on a eu hier.
En parlant avec notre hôtel, elle nous explique que le gouvernement a décidé de tout détruire pour agrandir la route en bordure de la mer… Une côte, une route…