Auteur : tifus

  • ANECDOTES à Londres : Jour 2

    ANECDOTES à Londres : Jour 2

    « Appelez moi Chef ! »

    Quand on a choisit l’hôtel il y a 2 semaines, on a surtout regardé le côté qualité/prix tout en voulant être à une distance raisonnable des attractions touristiques. Je ne m’attendais pas à me retrouver dans un hôtel 2.0 avec comme réception juste une petite table où des millenniaux te répondent tout en cherchant ta réservation sur leur iPhone! Ça se poursuit dans la chambre où il n’y a plus de téléphone : tu peux toujours appeler un numéro Whatsapp pour rejoindre le ti-cul avec des broches en bas… Mise à part cette trop grande modernité pour les vieux que nous sommes devenus, la chambre est bien décorée, d’une bonne grandeur et le lit… wow la nuit de sommeil qu’on vient d’avoir! Ok j’aurais pu dormir sur une planche de bois mais bon ;-P

    Le but ce matin était de se lever tôt pour… Peu importe, on n’a pas réussi donc changement de plan, on s’en va visiter un musée pour commencer la journée… You-ppi (sarcasme)! Mais bon, Orélie m’a dit qu’il y avait 3 musées sur la centaine à Londres qu’elle voulait absolument voir, donc on part en direction du Victoria and Albert Museum. C’est seulement au moment de rentrer dans le musée que je pense à demander ce qui se trouve dans cette expo… Design et mode… Fuck !! J’essaie de me motiver comme je peux en me disant qu’au mieux, qui dit mode, dit modèles et que je pourrai me rincer l’oeil sur quelques greluches avec le QI d’un poisson rouge…

    Mais la chance est de mon bord ! L’exposition est sold out et seulement Orélie peut rentrer car elle a une carte lui donnant accès à tous les plus grands musées du monde. Zut alors! 😁 Je me dirige alors au Musée d’histoire naturel de l’autre côté de la rue. Win Win!! En fait, non! Cette semaine est une semaine de vacances scolaires en Angleterre : il y a du monde sans bon sens!! Aucun plaisir, je ne peux même pas visiter rapidement pour sortir de là, c’est complètement congestionné dans tout le musée. Je me dis intérieurement que j’aurais sûrement été mieux à regarder les robes de Christian Dior… Oui oui, j’en étais là.

    On déambule ensuite dans les rues et on décide de s’arrêter au Harrods (similaire au La Baie mais en plus cher) mais pour manger plutôt que pour magasiner. On trouve ce qu’on veut, paie mais, où est-ce qu’on mange? La fille à l’information nous mentionne qu’il n’y a aucune table et nous dit gentiment qu’on doit s’arranger avec nos troubles… Après s’être rendus à 2 différents parcs qui, aucune idée pourquoi, sont fermés la journée et ouverts la nuit, c’est sous un abri bus qu’on sort notre repas pour manger en tête à tête. Le romantisme, ça me connait!

    On a 2 heures à tuer avant MON activité du voyage alors, quoi de mieux que de faire l’activité préférée d’Orélie : une sieste! C’est donc dans le Hyde Park, après avoir observé les signes sur le lac, qu’on s’endort pour une petite heure. Les batteries rechargées, on s’en va faire mon classic de voyage : un cours de cuisine! Et tant qu’à être à Londres, pourquoi ne pas aller dans l’école de l’un des plus grands cuisiniers du Royaume-Uni? Direction l’école de cuisine de Jamie Oliver pour apprendre à faire des pâtes fraîches farcies! Je ne vous donnerai pas le mode d’emploi ici mais, venez souper à la maison pour vous rendre compte que maintenant mes pâtes sont meilleures que les vôtres !!

    On se rend ensuite à notre dernière activité de la journée : un show d’humour British! Après s’être trompés de métro et se faire refuser l’accès à une salle comble, le 2e bar fut le bon! Malgré un petit manque de vocabulaire quant au slang britannique qui nous a fait manquer quelques blagues, belle petite soirée au Angel Comedy !

    C’est donc, avec mon nouveau titre de Super Chef de pâtes fraîches farcies, que je vous souhaite une bonne journée… Ou comme dirait notre réceptionniste d’hôtel : Yo, facque genre j’te souhaite une full belle journée man! 😉

  • ANECDOTES à Londres : Jour 1

    ANECDOTES à Londres : Jour 1

    « Ark, ça sent le criss!! »

    C’est aujourd’hui, ben, hier pour vous, que commence cette nouvelle aventure en sol européen! Oui oui, j’ai regardé, j’ai encore le droit de dire ça, le Brexit n’est pas encore officialisé. 😉

    Notre départ est plutôt banal et habituel donc je vais vous faire un résumé rapide :
    – pas de fouille aux douanes (je ne suis pas habitué)
    – une brève engueulade avec un Parisien chiant (je l’aurais simplement défini comme un tabarnak de mange marde Français, mais Orélie a l’oeil pour les reconnaître)
    – morveux derrière nous qui tape dans le banc
    – pas capable de dormir

    C’est donc avec une grosse heure de sommeil qu’on atterrit à l’aéroport Heathrow de Londres à 9h AM avec absolument aucun plan pour la journée! En fait, on a booké quelques trucs ici et là pour le voyage mais on va improviser le reste en fonction de la météo car qui dit Londres, dit pluie. Voyageant avec seulement un sac à dos, pas de niaisage au carrousel à bagages. Arrêt aux douanes et… 2 sec… Orélie marque sur sa carte d’immigration qu’elle est « Muséologue » (experte en ce qui attrait aux musées) mais comme le terme n’existe pas « dans LEUR dictionnaire » (aka en anglais du Royaume-Uni), elle doit se lancer dans l’explication de son métier. C’est plutôt drôle car le douanier comprend rien! 😉 Et ensuite, on s’en va dans le Tuuuuuuuuube!! Wow, le TUBE!! Ok, j’essaie de faire du sensationnalisme, mais c’est simplement le nom de leur métro…

    On arrive à l’hôtel dans l’espoir de faire une petite sieste avant de commencer notre exploration de la ville mais, malheureusement, notre chambre n’est pas prête alors on décide d’aller visiter le British Museum (ce qui, pour moi, s’annonce aussi endormant qu’une sieste!). Mais on m’a promis que c’était incroyable alors j’y vais de bonne foi. En route, on passe devant quelques restos, la demeure de Charles Darwin ainsi que plusieurs universités. Mais malgré cet étendu de savoir, on finit par manger un hotdog froid devant le Musée; disons qu’on va blâmer la fatigue pour cet écart de jugement… 😉

    À notre arrivée, une incroyable court intérieure nous motive à visiter la soixantaine de pièces qui composent le musée mais très vite, la marée humaine de visiteurs en cette semaine pascale est à ce point désagréable qu’on perd rapidement notre motivation. Et même si j’ai à mes côtés, la meilleure médiatrice du monde (personne experte pouvant expliquer œuvres, artistes et courants artistiques sans nécessairement les connaître), la visite se fait rapidement sans trop apprécier les expositions. C’est donc en se disant « On va revenir » qu’on quitte l’exposition sur l’Egypte ancienne pour aller faire notre check-in et reprendre 2 heures de sommeil qui vont nous permettre de continuer la journée.

    Je dois vous avouer que, malgré que je suis à 5000km de la maison, je ne suis pas SI dépaysé. Oui l’architecture est différente, les taxis noirs et les autobus rouges parcourent les rues, mais comme je suis dans un pays très moderne où la langue parlée est l’anglais, je ne suis pas déstabilisé. Sauf pour une chose… Les voitures roulent du mauvais bord de la rue!!! Pas moyen d’être rebel et traverser la rue sur une lumière rouge, on ne sait pas d’où les voitures arrivent alors, on reste sage, respectant la petite main rouge nous empêchent de traverser!

    Pour terminer la journée, on décide de marcher jusqu’au Tower Bridge et ensuite longer le canal tranquillement à la recherche de nourriture. Après quelques photos, on s’empiffre de tapas dans un petit pub en bordure de la Tamise. La bière étant so so et la terrasse enfumée, on se dirige vers un second pub qui offre une belle sélection de bières de microbrasseries. On commande et s’installe sur la terrasse. On boit tranquillement notre verre quand soudainement, une femme, assise à une table à picnic devant nous, se plante tout seule, le tout en slow motion, me laissant présager qu’elle n’est pas à sa première consommation. Quelques minutes plus tard, je sens une drôle d’odeur. Est-ce que c’est ma bière ? A priori non puisque la IPA d’Orélie sent pareil à voir sa face. On comprend alors que c’est la fille qui vient de faire un p’tit pet sauce car maintenant, toute sent la marde autour d’elle! Un peu intense être saoul mort et se chier dessus un mercredi soir! Le monde est plus trash ici, je vais devoir m’adapter! 😉

  • Les comptes – Japon – 4 semaines

    Les comptes – Japon – 4 semaines

    Voici le moment des comptes, la partie qui fait le plus mal au coeur du voyage… Oui oui, plus que de manger le mollusque gluant qui bouge ! Malgré que la facture est salée, je m’attendais à ce que ce soit de loin, le voyage le plus cher que j’ai fait.

    Le Japon est magnifique mais comme il s’agit d’un pays comparable au notre, il faut s’attendre à payer la même chose qu’ici. De plus, je crois avoir fait le maximum de ce que le Japon pouvait m’offrir en 4 semaines : de la plongée, à la pratique de sumo en passant par des tonnes et des tonnes de sushis sans oublier l’alcool qui, je dois vous l’avouer, n’est pas donné là-bas! Alors voici combien m’a coûté le voyage d’un mois, du tout début qu’au retour à la maison.

    Transports
    Moyen de transport Départ Arrivée Coût
    Avion (Aller-Retour) Montréal Tokyo 1328$
    Avion Tokyo Ishigaki 132$
    Avion Ishigaki Osaka 178 $
    Train (Aller-Retour) Osaka Koyasan 35$
    Bus Mont Fuji Tokyo 21$
    Train Tous les autres déplacements JR Pass 550$
    Visas Coût
    Japon Gratuit pour les Canadiens
    Assurances Coût
    MANULIFE 20 $
    Hébergements
    Ville Endroit Nuit(s) Coût total par personne
    Tokyo https://fr.airbnb.ca/rooms/3265059 2 nuits 132 $
    Tokyo https://fr.airbnb.ca/rooms/7273219 2 nuits 130 $
    Ishigaki https://www.agoda.com/guest-house-emix/hotel/ishigaki-jp.html 2 nuits 48 $
    Ishigaki https://www.booking.com/hotel/jp/pension-new-hamanoso.fr.html 1 nuit 30 $
    Osaka https://fr.airbnb.ca/rooms/23566021 2 nuits 103 $
    Koyasan https://www.agoda.com/koyasan-yochi-in/hotel/koya-jp.html 1 nuit 81 $
    Osaka https://fr.airbnb.ca/rooms/6080439 2 nuits 87 $
    Kobe https://www.agoda.com/chisun-hotel-kobe/hotel/kobe-jp.html 1 nuit 40 $
    Uno https://fr.airbnb.ca/rooms/6958406 1 nuit 54 $
    Naoshima https://www.agoda.com/guest-house-sakuraso/hotel/naoshima-jp.html 1 nuit 48 $
    Hiroshima https://www.hostelworld.com/hosteldetails.php/Santiago-Guesthouse-Hiroshima/Hiroshima/100757 2 nuits 82 $
    Hiroshima https://www.booking.com/hotel/jp/grand-prince-hiroshima.html 1 nuit 49 $
    Mayajima https://www.agoda.com/miyajima-coral-hotel/hotel/hiroshima-jp.html 1 nuit 60 $
    Kyoto https://www.agoda.com/the-garnet-hotel-kyoto-station_2/hotel/kyoto-jp.html 1 nuit 53 $
    Kyoto https://www.agoda.com//japaning-hotel-gozen_2/hotel/kyoto-jp.html 3 nuits 143 $
    Mont Fuji https://fr.airbnb.ca/rooms/23076759 2 nuits 112 $
    Tokyo https://fr.hotels.com/ho345257/ 3 nuits 106 $
    Tokyo https://www.agoda.com/fr-fr/radisson-hotel-narita/hotel/narita-jp.html 1 nuit 48 $
    Activité Site Web Durée Coût par personne
    Karaoké + Drink Karaokesan 3 heures 31 $
    Baseball Sur place (Tokyo) 1 soirée 58 $
    Cours de cuisine https://fr.airbnb.ca/experiences/185964 1 soirée 56 $
    Pratique de Sumo https://fr.airbnb.ca/experiences/106400 2 heures 108 $
    Cours de Caligraphie https://fr.airbnb.ca/experiences/243370 2 heures 30 $
    Plongée + Tuba + Repas + Transport https://www.veltra.com/en/asia/japan/okinawa/ishigaki_yaeyama/a/125332 1 journée 195 $
    MORI Building DIGITAL ART MUSEUM: teamLab Borderless https://borderless.teamlab.art/ 1/2 Journée 37 $
    Chichu Art Museum http://benesse-artsite.jp/en/art/chichu.html 1/2 Journée 25 $
    Massage 1 Heure 36 $
    Autres Coût
    Carte SIM, Métro / bus / ferry / taxi, Nourriture, Eau / boissons, Entrée pour différentes activités / musées / temples, Alcool, etc… 2723 $
    TOTAL 6949$
  • FIN des ANECDOTES du Japon : Jours 29-30 (Tokyo)

    FIN des ANECDOTES du Japon : Jours 29-30 (Tokyo)

    Après une journée à se promener dans Tokyo pour acheter quelques souvenirs et récupérer notre sac chez Ubisoft, on part en direction de notre hôtel dans la ville de Narita qui se trouve à 25 minutes de l’aéroport où on doit se rendre demain…

    Hey oui, toutes bonnes choses ont une fin… Le Japon est très riche en culture et en histoire et je vous encourage fortement à y aller si vous en avez la possibilité un jour. Et comme chaque voyage, celui-ci m’a fait découvrir plusieurs choses :
    – Le soleil se lève vraiment tôt ici, mais VRAIMENT tôt, vers 4h20… Donc il faut espérer que les rideaux soient opaques ou avoir un masque d’avion pour couvrir ses yeux (on dirait que ça doit toujours être laid ce truc) parce que sinon, vous raccourcissez vos heures de sommeil, et de beaucoup !
    – Apprendre à regarder à droite en premier avant de traverser la rue car ici, on roule à gauche.
    – Apprendre à bien regarder en demandant une brochette de poulet au 7Eleven car si tu pointes mal, tu te retrouves à mastiquer du cartilage de poulet à la place. 🤢
    – Première fois où j’ai fait de la plongée sous-marine.
    – Que aller voir un match de baseball, ça PEUT être le fun.
    – Que la bière de microbrasseries au Japon, ça coûte vraiment cher et les bonnes bières sont plutôt rares! (12-14$ la pinte)
    – Que le peuple japonais est très respectueux, propre et fier… Un exemple à suivre!
    – Que certains musées PEUVENT être le fun.
    – Que voyager 24/7 avec quelqu’un pendant 1 mois, même si tu l’aimes très fort, c’est pas toujours évident… ne pas avoir sa bulle… mais on est passé au travers!
    – Et que finalement, on est les coussins de la limace 😝

    Pendant qu’Orélie continue son voyage vers Vancouver, moi j’embarque à bord de ma capsule à voyager dans le temps! J’embarque dans l’avion à Tokyo, il est samedi 17h30, et j’atterris à Montréal, après 14 heures de vol, le même samedi, à 16h30.

    J’espère que vous avez aimé me lire pendant le dernier mois et que j’ai pu vous donner un petit sourire dans votre journée! 😊

  • ANECDOTES du Japon : Jour 28 (Tokyo)

    ANECDOTES du Japon : Jour 28 (Tokyo)

    Après avoir passé une journée à faire des activités de filles, (prendre une voix bien grave pour lire la prochaine phrase) là c’est le temps de faire des Vra trucs de Ga ! Tsé, aller voir des gars quasi tout nus, pleins de sueurs, qui se frottent et se sautent dessus… Humm, ouin… je pense pas avoir réussi à expliquer mon point!

    Tout ça pour dire que ce matin, on va voir un entraînement de sumo! J’étais pas certain qu’Orélie aimerait ça mais je suis allé faire de la calligraphie alors, je m’en fout : la vie de couple est faite de compromis, non ??

    On se rend au point de rencontre à 8h28 pour 8h30. Une seconde, je dois faire une parenthèse. On s’est présenté le jeudi 16 août pour le sumo et le gars attendait 2 personnes. On arrive et on s’excuse d’être flush à l’heure. Ce matin, je reçois un message de l’organisateur nous disant qu’il nous attend depuis 10 minutes au point de ralliement?! Euh… En fait, on ne s’est pas présenté la bonne journée et on a pris la place de 2 personnes qui n’ont jamais dû se présenter… Oups!!

    Entk, on part vers le Hakkaku-beya Sumo Stable (ils appellent ça « stable », écurie en français, car tout le monde dort et vit ensemble dans la même maison) avec les 6 autres personnes du groupe. Même si nous allons assister à un entraînement, avant de rentrer dans l’établissement, notre guide nous explique les règlements d’un combat :
    – on peut pousser son adversaire par la gorge, mais pas le droit de l’étrangler
    – Pas le droit d’attraper ni 1, ni 2 doigts, mais 3, par contre, c’est permis
    – Pas le droit d’essayer de déshabiller son adversaire, mais si ça arrive, tu gagnes (c’est arrivé lors d’un tournoi retransmis à la tv il y a quelques années, et les spectateurs ont eu tout un show!)
    – Il y a 2 façons de gagner : faire sortir son adversaire du cercle de combat, soit de lui faire perdre l’équilibre

    C’est donc assis pendant près de 2h (c’est long en criss 2h assis en indien!!), qu’on regarde ces mastodontes se foncer dedans à répétition; c’est MA-LA-DE! L’âge des sumos varie de 15 à 25 ans et comme les catégories de combat ne sont pas par poids mais par expérience, c’est à ton avantage d’être gros car tu peux competitioner contre un gars qui fait 3 fois ton poids… Bonne chance pour le bouger! Après l’entraînement (on n’a assisté qu’à 2h mais l’entraînement dure 4-4h30), tu peux rencontrer les sumos pour une séance photo et tu peux même essayer d’en déplacer un… Je me suis essayer… Quand on s’est mis en position photo, j’ai senti son corps bouger légèrement : il a fléchi les genoux pour baisser son centre de gravité et c’était F-I-N-I, plus rien ne bougeait. Contre un gars qui peut engloutir plus de 300 sushis en un seul repas (histoire vraie), je fais définitivement pas le poids!

    Petit repas ramen (histoire de rétablir l’équilibre sushi/ramen qui est à 20 pour 1 en ce moment) et on est en route vers le seul musée que je voulais aller voir : MORI Building Digital Art Museum. C’est un endroit qui utilise l’informatique dans le monde de l’art. Pour vous donner un exemple de ce que cela peut donner, les enfants dessinent un poisson, il est scanné et ensuite il se met à nager sur les murs de la salle avec les autres créations des enfants précédents! On est des enfants… fait que nous aussi on a dessiné et nous aussi on cherchait nos animaux marins 😊. La visite était très cool et pourtant, je suis assez réfractaire à perdre mon temps dans les musées : n’hésitez donc pas à y aller si jamais vous voyez qu’ils présentent une de leurs expositions proche de chez vous.

    Pour souper, on avait spoté un resto pas trop loin qui semblait plutôt bien. On arrive et on nous donne un « menu en anglais » si on peut appeler ça un menu en anglais… Mais après 1 mois, on est rendu pro pour commander avec les images et finir par manger n’importe quoi! Mais y’avait une chose qu’on n’avait pas encore a fait : manger de quoi de vivant… ou de presque vivant… Comme c’est notre dernier soir en ville, on se gâte : on commande une assiette de sashimis, des sushis, un avocat farci avec un style de tartare de thon et comme pièce de résistance, un Abalone (mollusque des mers vivant). On t’amène l’assiette, le petit brûleur, et les 2 animaux qui viennent tout juste d’être sorti de l’aquarium (2 car je ne mange pas ça seul). Comme tout être qui sent la mort approcher, dès que la flamme est allumée, ils se mettent à danser dans leurs coquilles. Le spectacle n’est pas du tout appétissant. Quelle idée on a eu là ?!?! 🤢 Au point où les messieurs assis à côté de nous se sont arrêtés de parler pour nous regarder manger ces bébittes… Heureusement, le goût est loin de l’apparence ! À ma prochaine visite, j’essaierai peut-être la pieuvre vivante… 😉

  • ANECDOTES du Japon : Jour 27 (Tokyo)

    ANECDOTES du Japon : Jour 27 (Tokyo)

    Aujourd’hui, c’est une journée où l’on fait exclusivement des activités pour faire plaisir à ma chérie. On commence donc par une visite au Apple Store pour faire réinstaller sa vitre protectrice que le gars en France l’a installé tout croche. Ensuite, magasinage de souvenirs! You-ppi…

    Après une petite halte sushis pour reprendre des forces, direction un cours de calligraphie japonaise. L’annonce sur Airbnb nous dit que notre enseignant pratique cet art depuis l’âge de 4 ans : on est plutôt surpris que ce soit un gars début vingtaine qui vienne nous chercher au métro… Il nous accueille chez lui, un petit appartement avec une chambre et une cuisine/salle à manger/salon. On s’installe à la table et devant nous se trouve une feuille, 2 pinceaux et de l’encre noire. Après une brève explication pour nous apprendre comment manipuler les differents pinceaux, on commence par écrire les chiffres de 1 à 9. Et c’est relativement facile… de s’en mettre plein les doigts! Ensuite, il nous fait écrire nos noms qu’il avait traduit en idiomes japonais au préalable, sur des feuilles, des éventails et un sous verre… Enfin, c’est ce qu’il nous dit, car au fond, il peut nous avoir fait écrire n’importe quoi… (Ça ne fait penser au monde qui se font tattouer des lettres chinoises sans savoir ce que c’est!) Je dois vous avouer que c’est aussi difficile que ça en a l’air la calligraphie! Après 1h30 de cours et des petites grignotines, on repart avec le fruit de nos efforts sur du papier japonais et on est pas mal fiers de nous!

    Depuis le premier jour où je l’ai rencontré et qu’elle m’a dit que le Japon était l’un des pays de son périple, Orélie me casse les oreilles pour faire une activité… du criss de karaoké! Je ne suis pas totalement contre l’idée mais ça nécessite un certain taux d’alcoolémie… et il n’est que 3h45 PM et je suis encore trop a jeun… Remédions donc à la situation : on passe au dépanneur acheter de l’alcool qu’on cache dans notre sac cadeau de calligraphie et direction le Karaokekan, une sommité au Japon! On nous donne une petite salle qu’on paye à la demi-heure et ça ne prend pas 2 minutes pour qu’Orélie chante à tue tête. Je suis un peu réfractaire car je ne suis pas un très bon chanteur mais, on est juste nous 2 et on s’est promis de ne pas filmer alors, lâchons-nous lousse! Résumé de notre soirée : 6 bières, 3 heures de karaoké, beaucoup de plaisir et une blonde qui a tellement chanté qu’elle a une voix de trucker pour les 2 prochains jours!

    Histoire de finir la journée en beauté, on essaie une nouvelle microbrasserie, où pour la première fois du voyage, pour la première fois des 27 derniers jours, Orélie trouve enfin une bonne bière… C’était définitivement SA journée ! J’espère qu’elle en a profité parce que demain, ce sont des activités de gars qui nous attendent !

  • ANECDOTES du Japon : Jour 26 (Tokyo)

    ANECDOTES du Japon : Jour 26 (Tokyo)

    Hier soir, en revenant de souper, on a vu plusieurs personnes allumer des petits feux devant chez eux et ce, malgré la pluie battante. Parapluie à la main, ils ont tous réussi à allumer leur petit feu et ensuite ils restaient là, en petit bonhomme, pour protéger leur labeur. La question qui se pose : what the fuck?! Jai donc demandé à notre hôte qui m’expliquait qu’aujourd’hui, les « ancêtres » venaient passer du temps à la maison et que certains venaient de très loin, donc ils allumaient un petit feu pour les guider vers la maison. Je ne suis pas certain par contre si ces ancêtres étaient des personnes vivantes ou c’était pour l’âmes des défunts…

    Ce matin, on retourne vers Tokyo alors, sac sur les épaules, on se retourne une dernière fois pour regarder le Mont Fuji… Ce criss là est encore caché dans les nuages! J’t’aime pu Fuji!

    Après un trajet d’autobus de 2 heures, nous voilà de retour dans la capitale. Après avoir déposé nos sacs, on constate que plusieurs restaurants sont fermés avec feuille en japonais dans la porte en signe d’explication? En regardant sur internet, je me rends compte que c’est le O-Bon présentement au Japon. Le O-Bon est un festival bouddhiste japonais qui existe depuis plus de 500 ans qui honore les esprits des ancêtres. Je crois que ça répond en partie à ma question en ce qui attrait aux petits feux…

    Le retour dans la capitale est synonyme de chaleur torride (encore 46°C) donc après notre dîner, on essaie de fuir la chaleur à tout prix. Ah, tiens donc, ils font des massages ici! Après 1 mois de marche et à porter notre sac, un bon massage ne peut pas faire de tord. J’ai surtout besoin d’un massage de pieds, Orélie a plutôt mal au dos alors, soyons fou, massage complet de 60 minutes! Osti d’idée d’marde! Les 2 dames ont pris leurs cours de massothérapeute en Thaïlande c’est sur : ÇA FAIT MAL!!!! Pendant que la mienne, un peu plus en chair, me tire les bras ayant comme appuie son genou dans mon dos, sa collègue embarque littéralement sur le dos d’Orélie pour qu’elle puisse la faire souffrir autant que moi. L’avantage avec un tel message, c’est que ça permet d’étirer les muscles de ton visages… Ouais, tu essaies de ne pas crier (ou la frapper), alors tu fais des simagrés en mangeant la table à massage! (Orélie, qui marque facilement, a des bleus dans le dos!!)

    Petite microbrasserie après pour engourdir le mal, rien de palpitant, je me couche car demain, c’est une journée d’activités de folle (j’ai écrit « fille » et mon autocorrect a vraiment écrit « folle »; je laisse ça de même!), Bonne nuit!

  • ANECDOTES du Japon : Jour 25 (Mont Fuji)

    ANECDOTES du Japon : Jour 25 (Mont Fuji)

    Le cadran sonne à 5h45… Snooze…
    Le cadran sonne à 5h55… Snooze…
    Le cadran sonne à 6h05…
    Détrompez-vous, j’ai le goût d’aller monter le Mont Fuji mais avant de se coucher hier, j’ai regardé la météo et ils annonçaient des orages avec 20-30mm de pluie. Je regarde dehors et, soleil? Je réveille donc Orélie qui n’a pas entendue l’alarme car elle s’est amusée à faire de la photo cette nuit au lieu de dormir (certains appellent ça de l’insomnie, d’autres de l’art…).

    Le plan de match est de se rendre à la 5e station en autobus, de s’acclimater à l’altitude et après, on verra ce qu’on fait en fonction de la météo. On se rend au terminus d’autobus qui va nous amener à notre point de départ. On veut prendre l’autobus de 7h20 mais la billetterie n’ouvre qu’à 8h… Y’a un petit problème de logistique ici! Ce n’est pas grace à notre maîtrise infaillible de la langue japonaise mais bien grâce à notre sens aigu de l’observation, que nous découvrons que l’on peut payer cash directement dans le bus. Mais après 3 personnes, le chauffeur n’a pas assez de change… Au lieu de nous laisser passer gratuitement, il fait ouvrir la billetterie pour qu’on puisse acheter nos billets. Tout ça, sans même mettre le bus en retard !

    Ahhhh oui, et pendant qu’on attendait 7h20, on jouait à notre sport préféré : juger le monde. Et malheureusement pour nous, bah… on s’est rendu compte que… disons qu’on n’a pas le même équipement que les autres qui ont : chaussures de randonnée, leggings isothermes, bâtons de marche, etc. Bref, on joue pas dans la même ligue…

    Le chauffeur, grâce à son immense volant (haha!), amène l’autobus à une altitude de 2305 mètres au dessus du niveau de la mer. Nous voilà donc arrivés à la station 5 de la ligne Yoshida (car il existe plusieurs chemin pour atteindre le sommet) où déjà plusieurs grimpeurs se préparent tandis que d’autres célèbrent leur décente une bière ou une crème glacée à la main. À notre arrivée, le soleil brille encore dans le ciel et nous donne une vue très nette du sommet désormais dépourvu de neige. On déjeune, s’étire et on se motive en avançant vers le départ. À notre gauche, un dernier bâtiment se dresse : un kiosque d’information. L’homme à l’intérieur nous scrute avec un regard qui veut dire « Ils ne survivront pas ces blancs becs avec juste leurs runnings! » (et avec le recul, je peux affirmer qu’on était loin d’être les moins bien équipés!!) Il nous montre une métro pas très à notre avantage et nous suggère fortement de ne pas dépasser la station d’information à environ 45 minutes du départ. Pfff!

    Qu’est-ce qu’un homme dans la soixantaine, qui a fait ça toute sa vie, connait du hiking? Rien du tout, moi j’connais ça la montagne! C’est donc armés de notre courage et de notre souvenir du « Température au sommet : 3°C » qu’on commence notre looooongue marche! Et les nuages ont choisi exactement le même timing pour commencer à gravir la montagne avec nous! Jusqu’au point indiqué par le vieux, tout va bien… c’est après que ça commence à se gâter: on est direct dans les nuages fait qu’on ne voit ni notre progression, ni ce qui nous attend. On arrive à la 6e station, easy! La progression devient de plus en plus ardue au fur et à mesure qu’on approche la 7e station, l’oxygène commence à se rarifier et la météo ne s’améliore guerre. Rendus à 2700 mètres d’altitude, on se demande ce que l’on fait : il reste 5 heures à gravir et 3-4 heures à descendre et la température ne semble pas virer à notre avantage pour avoir une quelconque vue au sommet… C’est donc, un peu à contre cœur, qu’on décide de rebrousser chemin vers notre point de départ. 😟

    Près de 2 heures plus tard, on arrive au camp de base pour prendre l’autobus de retour. Surprise! Quelques 250 personnes font déjà la file afin de s’entasser dans l’unique autobus qui retourne en ville et qui passe toutes les 45 minutes. On attend depuis 40min déjà et on commence à recevoir des gouttes d’eau… Pas tout de suite pas tout de suite! On entre dans l’autobus et le déluge commence… non-stop… pendant plus d’une heure et on se console en se disant, qu’on a sûrement pris la bonne décision de rebrousser chemin à la 7e.

    On se console avec un p’tit resto, un verre, quelques photos et un souvenir indelible d’avoir gravit le Mont Fuji.

  • ANECDOTES du Japon : Jour 24 (Mont Fuji)

    ANECDOTES du Japon : Jour 24 (Mont Fuji)

    Il y a 4 jours, j’ai reçu un email du gouvernement du Canada m’avisant que le 7e typhon de l’année allait frapper l’île dans les prochains jours. Aujourd’hui, la météo annonce les premières pluies de notre voyage mais on s’en criss, il peut bien mouiller, on a 5 heures de train à faire pour se rendre au Mont Fuji.

    Le train file à toute allure vers Mishima. On sort du wagon et on voit un troupeau de touristes descendre du même train, prenant tout l’espace avec leurs valises. La ville n’est pas du tout touristique donc ils sont assurément là pour la même raison que nous. On se dépêche alors de prendre notre correspondance vers Numazu puis Golemba. Tout s’enchaîne à merveille, ce n’est pas normal… Mon facteur « chance » légendaire se pointe le nez… On arrive à la station Susona et une madame nous dit en japonais de sortir du train… Pourquoi? Une jeune fille nous sert d’interprète et nous dit qu’il faut changer de train… C’était indiqué nul part mais on suit tout le monde. Voyons qu’est-ce qui se passe?! *BANGGGGGGG* Ahhhh, des orages avec des éclairs, dans un train électrique, c’est pas l’idée du siècle! Qu’il pleuve, on s’en fout un peu, mais s’il y a des éclairs et que ça se transforme en tempête, c’est une autre affaire!

    Après plus de 2 heures d’attente sur le quai sans nouvelle ou avancement de la situation, on décide de prendre un taxi (60$) mais encore là, la tâche n’est pas gagnée d’avance… Même si on lui donne le nom de l’endroit et qu’on le lui montre sur la carte, on n’est toujours pas certain qu’on a réussi à se faire comprendre… À un tel point qu’Orélie a sorti ses talents de MIME pour expliquer qu’on souhaitait se rendre à la gare d’autobus : j’ai rarement vu un conducteur manipuler un aussi gros volant. 😂 Une fois qu’il nous a finalement compris, notre Lewis Hamilton japonais prend d’assaut les petites rues de la ville dans l’espoir de faire son meilleur temps en carrière… Méchant timing pour que ma ceinture ne fonctionne pas!

    Pour dîner, on décide de faire un choix simple : on va aller au Subway. Ça ne sera pas dur : « Je veux tel sous-marin! ». On se trouvait intelligent jusqu’à ce qu’on réalise qu’on doit composer notre sandwich en japonais : choisir le pain, les condiments, les sauces…. Merde!

    Après 1h15 d’autobus, on finit enfin par arriver à notre Airbnb à 6h PM (alors qu’on devait initialement y être 4h plus tôt) et l’endroit est plutôt chouette. La maison a été transmise de génération en génération depuis 300 ans et, dans la chambre adjacente à la nôtre, se trouve une véritable armure de Samurai.

    Sushi tapis pour souper afin de se remettre de toutes les émotions de la journée, et de voir si l’on peut battre notre facture de 57$ de Tokyo… et ensuite, go au dodo, car demain, c’est Mont Fuji!!

  • ANECDOTES du Japon : Jour 23 (Kyoto)

    ANECDOTES du Japon : Jour 23 (Kyoto)

    Ok, là, c’est assez! Ça fait 22 jours qu’on a des journées de fou facque à matin, on criss rien et on dort. Comme on a visité, en moyenne 2 à 3 temples par jour, au bout de 22 jours, c’est toujours aussi beau mais on est un peu moins captivé… Alors après être allé chercher des croissants pour ma chérie, on se recouche un peu…

    On finit par sortir de notre chambre à 1h30 PM pour continuer notre visite de Kyoto. Un coup arrivés à la gare centrale, on monte au 11e, traverse une passerelle en verre pour aboutir sur la terrasse avec vue panoramique sur la ville. Après un tour d’horizon, on voit notre prochaine destination : le temple d’Higashi Hongan-ji. L’ensemble des immenses (vraiment fucking immenses!) temples en bois noir, diffère beaucoup du reste du quartier, dont l’architecture est beaucoup plus moderne. Un dernier regard aux gigantesques poissons qui vivent dans le bassin d’eau entourant l’enceinte, et nous voilà en route vers le marché de Nishiki.

    Je dois vous avouer que, comme tout grand génie littéraire (ouais, Orélie m’a défini de la sorte une fois en blague et la tête m’a enflée), aujourd’hui l’inspiration ne vient pas et que j’ai presque le syndrome de la page blanche alors en résumé :
    – J’ai mangé un poulpe entier pas désossé! Il était pas vivant mais avec la tête pis toute… l’expérience est un peu weird.
    – On a assisté à une arrestation par la police d’une voleuse à l’étalage. C’était plutôt drôle car les policiers ont arrêtés la circulation sur le trottoir pour prendre une photo de la fille devant le commerce où le délit a eu lieu, avant d’embarquer la voleuse à l’arrière de la voiture de patrouille.
    – Après être retournés à la microbrasserie qu’on aimait bien, on cherche où manger dans le coin et on aboutit dans un resto en demi sous-sol où la bouffe est vraiment bof! La morale de l’histoire : chercher un restaurant quand tu as vraiment faim c’est comme sortir dans un bar quand t’es en manque : ça se peut que tu finisses par manger quelque chose que tu ne veux pas vraiment… 🤢