Catégorie : 2018 – Anecdotes du Japon

  • Les comptes – Japon – 4 semaines

    Les comptes – Japon – 4 semaines

    Voici le moment des comptes, la partie qui fait le plus mal au coeur du voyage… Oui oui, plus que de manger le mollusque gluant qui bouge ! Malgré que la facture est salée, je m’attendais à ce que ce soit de loin, le voyage le plus cher que j’ai fait.

    Le Japon est magnifique mais comme il s’agit d’un pays comparable au notre, il faut s’attendre à payer la même chose qu’ici. De plus, je crois avoir fait le maximum de ce que le Japon pouvait m’offrir en 4 semaines : de la plongée, à la pratique de sumo en passant par des tonnes et des tonnes de sushis sans oublier l’alcool qui, je dois vous l’avouer, n’est pas donné là-bas! Alors voici combien m’a coûté le voyage d’un mois, du tout début qu’au retour à la maison.

    Transports
    Moyen de transport Départ Arrivée Coût
    Avion (Aller-Retour) Montréal Tokyo 1328$
    Avion Tokyo Ishigaki 132$
    Avion Ishigaki Osaka 178 $
    Train (Aller-Retour) Osaka Koyasan 35$
    Bus Mont Fuji Tokyo 21$
    Train Tous les autres déplacements JR Pass 550$
    Visas Coût
    Japon Gratuit pour les Canadiens
    Assurances Coût
    MANULIFE 20 $
    Hébergements
    Ville Endroit Nuit(s) Coût total par personne
    Tokyo https://fr.airbnb.ca/rooms/3265059 2 nuits 132 $
    Tokyo https://fr.airbnb.ca/rooms/7273219 2 nuits 130 $
    Ishigaki https://www.agoda.com/guest-house-emix/hotel/ishigaki-jp.html 2 nuits 48 $
    Ishigaki https://www.booking.com/hotel/jp/pension-new-hamanoso.fr.html 1 nuit 30 $
    Osaka https://fr.airbnb.ca/rooms/23566021 2 nuits 103 $
    Koyasan https://www.agoda.com/koyasan-yochi-in/hotel/koya-jp.html 1 nuit 81 $
    Osaka https://fr.airbnb.ca/rooms/6080439 2 nuits 87 $
    Kobe https://www.agoda.com/chisun-hotel-kobe/hotel/kobe-jp.html 1 nuit 40 $
    Uno https://fr.airbnb.ca/rooms/6958406 1 nuit 54 $
    Naoshima https://www.agoda.com/guest-house-sakuraso/hotel/naoshima-jp.html 1 nuit 48 $
    Hiroshima https://www.hostelworld.com/hosteldetails.php/Santiago-Guesthouse-Hiroshima/Hiroshima/100757 2 nuits 82 $
    Hiroshima https://www.booking.com/hotel/jp/grand-prince-hiroshima.html 1 nuit 49 $
    Mayajima https://www.agoda.com/miyajima-coral-hotel/hotel/hiroshima-jp.html 1 nuit 60 $
    Kyoto https://www.agoda.com/the-garnet-hotel-kyoto-station_2/hotel/kyoto-jp.html 1 nuit 53 $
    Kyoto https://www.agoda.com//japaning-hotel-gozen_2/hotel/kyoto-jp.html 3 nuits 143 $
    Mont Fuji https://fr.airbnb.ca/rooms/23076759 2 nuits 112 $
    Tokyo https://fr.hotels.com/ho345257/ 3 nuits 106 $
    Tokyo https://www.agoda.com/fr-fr/radisson-hotel-narita/hotel/narita-jp.html 1 nuit 48 $
    Activité Site Web Durée Coût par personne
    Karaoké + Drink Karaokesan 3 heures 31 $
    Baseball Sur place (Tokyo) 1 soirée 58 $
    Cours de cuisine https://fr.airbnb.ca/experiences/185964 1 soirée 56 $
    Pratique de Sumo https://fr.airbnb.ca/experiences/106400 2 heures 108 $
    Cours de Caligraphie https://fr.airbnb.ca/experiences/243370 2 heures 30 $
    Plongée + Tuba + Repas + Transport https://www.veltra.com/en/asia/japan/okinawa/ishigaki_yaeyama/a/125332 1 journée 195 $
    MORI Building DIGITAL ART MUSEUM: teamLab Borderless https://borderless.teamlab.art/ 1/2 Journée 37 $
    Chichu Art Museum http://benesse-artsite.jp/en/art/chichu.html 1/2 Journée 25 $
    Massage 1 Heure 36 $
    Autres Coût
    Carte SIM, Métro / bus / ferry / taxi, Nourriture, Eau / boissons, Entrée pour différentes activités / musées / temples, Alcool, etc… 2723 $
    TOTAL 6949$
  • FIN des ANECDOTES du Japon : Jours 29-30 (Tokyo)

    FIN des ANECDOTES du Japon : Jours 29-30 (Tokyo)

    Après une journée à se promener dans Tokyo pour acheter quelques souvenirs et récupérer notre sac chez Ubisoft, on part en direction de notre hôtel dans la ville de Narita qui se trouve à 25 minutes de l’aéroport où on doit se rendre demain…

    Hey oui, toutes bonnes choses ont une fin… Le Japon est très riche en culture et en histoire et je vous encourage fortement à y aller si vous en avez la possibilité un jour. Et comme chaque voyage, celui-ci m’a fait découvrir plusieurs choses :
    – Le soleil se lève vraiment tôt ici, mais VRAIMENT tôt, vers 4h20… Donc il faut espérer que les rideaux soient opaques ou avoir un masque d’avion pour couvrir ses yeux (on dirait que ça doit toujours être laid ce truc) parce que sinon, vous raccourcissez vos heures de sommeil, et de beaucoup !
    – Apprendre à regarder à droite en premier avant de traverser la rue car ici, on roule à gauche.
    – Apprendre à bien regarder en demandant une brochette de poulet au 7Eleven car si tu pointes mal, tu te retrouves à mastiquer du cartilage de poulet à la place. 🤢
    – Première fois où j’ai fait de la plongée sous-marine.
    – Que aller voir un match de baseball, ça PEUT être le fun.
    – Que la bière de microbrasseries au Japon, ça coûte vraiment cher et les bonnes bières sont plutôt rares! (12-14$ la pinte)
    – Que le peuple japonais est très respectueux, propre et fier… Un exemple à suivre!
    – Que certains musées PEUVENT être le fun.
    – Que voyager 24/7 avec quelqu’un pendant 1 mois, même si tu l’aimes très fort, c’est pas toujours évident… ne pas avoir sa bulle… mais on est passé au travers!
    – Et que finalement, on est les coussins de la limace 😝

    Pendant qu’Orélie continue son voyage vers Vancouver, moi j’embarque à bord de ma capsule à voyager dans le temps! J’embarque dans l’avion à Tokyo, il est samedi 17h30, et j’atterris à Montréal, après 14 heures de vol, le même samedi, à 16h30.

    J’espère que vous avez aimé me lire pendant le dernier mois et que j’ai pu vous donner un petit sourire dans votre journée! 😊

  • ANECDOTES du Japon : Jour 28 (Tokyo)

    ANECDOTES du Japon : Jour 28 (Tokyo)

    Après avoir passé une journée à faire des activités de filles, (prendre une voix bien grave pour lire la prochaine phrase) là c’est le temps de faire des Vra trucs de Ga ! Tsé, aller voir des gars quasi tout nus, pleins de sueurs, qui se frottent et se sautent dessus… Humm, ouin… je pense pas avoir réussi à expliquer mon point!

    Tout ça pour dire que ce matin, on va voir un entraînement de sumo! J’étais pas certain qu’Orélie aimerait ça mais je suis allé faire de la calligraphie alors, je m’en fout : la vie de couple est faite de compromis, non ??

    On se rend au point de rencontre à 8h28 pour 8h30. Une seconde, je dois faire une parenthèse. On s’est présenté le jeudi 16 août pour le sumo et le gars attendait 2 personnes. On arrive et on s’excuse d’être flush à l’heure. Ce matin, je reçois un message de l’organisateur nous disant qu’il nous attend depuis 10 minutes au point de ralliement?! Euh… En fait, on ne s’est pas présenté la bonne journée et on a pris la place de 2 personnes qui n’ont jamais dû se présenter… Oups!!

    Entk, on part vers le Hakkaku-beya Sumo Stable (ils appellent ça « stable », écurie en français, car tout le monde dort et vit ensemble dans la même maison) avec les 6 autres personnes du groupe. Même si nous allons assister à un entraînement, avant de rentrer dans l’établissement, notre guide nous explique les règlements d’un combat :
    – on peut pousser son adversaire par la gorge, mais pas le droit de l’étrangler
    – Pas le droit d’attraper ni 1, ni 2 doigts, mais 3, par contre, c’est permis
    – Pas le droit d’essayer de déshabiller son adversaire, mais si ça arrive, tu gagnes (c’est arrivé lors d’un tournoi retransmis à la tv il y a quelques années, et les spectateurs ont eu tout un show!)
    – Il y a 2 façons de gagner : faire sortir son adversaire du cercle de combat, soit de lui faire perdre l’équilibre

    C’est donc assis pendant près de 2h (c’est long en criss 2h assis en indien!!), qu’on regarde ces mastodontes se foncer dedans à répétition; c’est MA-LA-DE! L’âge des sumos varie de 15 à 25 ans et comme les catégories de combat ne sont pas par poids mais par expérience, c’est à ton avantage d’être gros car tu peux competitioner contre un gars qui fait 3 fois ton poids… Bonne chance pour le bouger! Après l’entraînement (on n’a assisté qu’à 2h mais l’entraînement dure 4-4h30), tu peux rencontrer les sumos pour une séance photo et tu peux même essayer d’en déplacer un… Je me suis essayer… Quand on s’est mis en position photo, j’ai senti son corps bouger légèrement : il a fléchi les genoux pour baisser son centre de gravité et c’était F-I-N-I, plus rien ne bougeait. Contre un gars qui peut engloutir plus de 300 sushis en un seul repas (histoire vraie), je fais définitivement pas le poids!

    Petit repas ramen (histoire de rétablir l’équilibre sushi/ramen qui est à 20 pour 1 en ce moment) et on est en route vers le seul musée que je voulais aller voir : MORI Building Digital Art Museum. C’est un endroit qui utilise l’informatique dans le monde de l’art. Pour vous donner un exemple de ce que cela peut donner, les enfants dessinent un poisson, il est scanné et ensuite il se met à nager sur les murs de la salle avec les autres créations des enfants précédents! On est des enfants… fait que nous aussi on a dessiné et nous aussi on cherchait nos animaux marins 😊. La visite était très cool et pourtant, je suis assez réfractaire à perdre mon temps dans les musées : n’hésitez donc pas à y aller si jamais vous voyez qu’ils présentent une de leurs expositions proche de chez vous.

    Pour souper, on avait spoté un resto pas trop loin qui semblait plutôt bien. On arrive et on nous donne un « menu en anglais » si on peut appeler ça un menu en anglais… Mais après 1 mois, on est rendu pro pour commander avec les images et finir par manger n’importe quoi! Mais y’avait une chose qu’on n’avait pas encore a fait : manger de quoi de vivant… ou de presque vivant… Comme c’est notre dernier soir en ville, on se gâte : on commande une assiette de sashimis, des sushis, un avocat farci avec un style de tartare de thon et comme pièce de résistance, un Abalone (mollusque des mers vivant). On t’amène l’assiette, le petit brûleur, et les 2 animaux qui viennent tout juste d’être sorti de l’aquarium (2 car je ne mange pas ça seul). Comme tout être qui sent la mort approcher, dès que la flamme est allumée, ils se mettent à danser dans leurs coquilles. Le spectacle n’est pas du tout appétissant. Quelle idée on a eu là ?!?! 🤢 Au point où les messieurs assis à côté de nous se sont arrêtés de parler pour nous regarder manger ces bébittes… Heureusement, le goût est loin de l’apparence ! À ma prochaine visite, j’essaierai peut-être la pieuvre vivante… 😉

  • ANECDOTES du Japon : Jour 27 (Tokyo)

    ANECDOTES du Japon : Jour 27 (Tokyo)

    Aujourd’hui, c’est une journée où l’on fait exclusivement des activités pour faire plaisir à ma chérie. On commence donc par une visite au Apple Store pour faire réinstaller sa vitre protectrice que le gars en France l’a installé tout croche. Ensuite, magasinage de souvenirs! You-ppi…

    Après une petite halte sushis pour reprendre des forces, direction un cours de calligraphie japonaise. L’annonce sur Airbnb nous dit que notre enseignant pratique cet art depuis l’âge de 4 ans : on est plutôt surpris que ce soit un gars début vingtaine qui vienne nous chercher au métro… Il nous accueille chez lui, un petit appartement avec une chambre et une cuisine/salle à manger/salon. On s’installe à la table et devant nous se trouve une feuille, 2 pinceaux et de l’encre noire. Après une brève explication pour nous apprendre comment manipuler les differents pinceaux, on commence par écrire les chiffres de 1 à 9. Et c’est relativement facile… de s’en mettre plein les doigts! Ensuite, il nous fait écrire nos noms qu’il avait traduit en idiomes japonais au préalable, sur des feuilles, des éventails et un sous verre… Enfin, c’est ce qu’il nous dit, car au fond, il peut nous avoir fait écrire n’importe quoi… (Ça ne fait penser au monde qui se font tattouer des lettres chinoises sans savoir ce que c’est!) Je dois vous avouer que c’est aussi difficile que ça en a l’air la calligraphie! Après 1h30 de cours et des petites grignotines, on repart avec le fruit de nos efforts sur du papier japonais et on est pas mal fiers de nous!

    Depuis le premier jour où je l’ai rencontré et qu’elle m’a dit que le Japon était l’un des pays de son périple, Orélie me casse les oreilles pour faire une activité… du criss de karaoké! Je ne suis pas totalement contre l’idée mais ça nécessite un certain taux d’alcoolémie… et il n’est que 3h45 PM et je suis encore trop a jeun… Remédions donc à la situation : on passe au dépanneur acheter de l’alcool qu’on cache dans notre sac cadeau de calligraphie et direction le Karaokekan, une sommité au Japon! On nous donne une petite salle qu’on paye à la demi-heure et ça ne prend pas 2 minutes pour qu’Orélie chante à tue tête. Je suis un peu réfractaire car je ne suis pas un très bon chanteur mais, on est juste nous 2 et on s’est promis de ne pas filmer alors, lâchons-nous lousse! Résumé de notre soirée : 6 bières, 3 heures de karaoké, beaucoup de plaisir et une blonde qui a tellement chanté qu’elle a une voix de trucker pour les 2 prochains jours!

    Histoire de finir la journée en beauté, on essaie une nouvelle microbrasserie, où pour la première fois du voyage, pour la première fois des 27 derniers jours, Orélie trouve enfin une bonne bière… C’était définitivement SA journée ! J’espère qu’elle en a profité parce que demain, ce sont des activités de gars qui nous attendent !

  • ANECDOTES du Japon : Jour 26 (Tokyo)

    ANECDOTES du Japon : Jour 26 (Tokyo)

    Hier soir, en revenant de souper, on a vu plusieurs personnes allumer des petits feux devant chez eux et ce, malgré la pluie battante. Parapluie à la main, ils ont tous réussi à allumer leur petit feu et ensuite ils restaient là, en petit bonhomme, pour protéger leur labeur. La question qui se pose : what the fuck?! Jai donc demandé à notre hôte qui m’expliquait qu’aujourd’hui, les « ancêtres » venaient passer du temps à la maison et que certains venaient de très loin, donc ils allumaient un petit feu pour les guider vers la maison. Je ne suis pas certain par contre si ces ancêtres étaient des personnes vivantes ou c’était pour l’âmes des défunts…

    Ce matin, on retourne vers Tokyo alors, sac sur les épaules, on se retourne une dernière fois pour regarder le Mont Fuji… Ce criss là est encore caché dans les nuages! J’t’aime pu Fuji!

    Après un trajet d’autobus de 2 heures, nous voilà de retour dans la capitale. Après avoir déposé nos sacs, on constate que plusieurs restaurants sont fermés avec feuille en japonais dans la porte en signe d’explication? En regardant sur internet, je me rends compte que c’est le O-Bon présentement au Japon. Le O-Bon est un festival bouddhiste japonais qui existe depuis plus de 500 ans qui honore les esprits des ancêtres. Je crois que ça répond en partie à ma question en ce qui attrait aux petits feux…

    Le retour dans la capitale est synonyme de chaleur torride (encore 46°C) donc après notre dîner, on essaie de fuir la chaleur à tout prix. Ah, tiens donc, ils font des massages ici! Après 1 mois de marche et à porter notre sac, un bon massage ne peut pas faire de tord. J’ai surtout besoin d’un massage de pieds, Orélie a plutôt mal au dos alors, soyons fou, massage complet de 60 minutes! Osti d’idée d’marde! Les 2 dames ont pris leurs cours de massothérapeute en Thaïlande c’est sur : ÇA FAIT MAL!!!! Pendant que la mienne, un peu plus en chair, me tire les bras ayant comme appuie son genou dans mon dos, sa collègue embarque littéralement sur le dos d’Orélie pour qu’elle puisse la faire souffrir autant que moi. L’avantage avec un tel message, c’est que ça permet d’étirer les muscles de ton visages… Ouais, tu essaies de ne pas crier (ou la frapper), alors tu fais des simagrés en mangeant la table à massage! (Orélie, qui marque facilement, a des bleus dans le dos!!)

    Petite microbrasserie après pour engourdir le mal, rien de palpitant, je me couche car demain, c’est une journée d’activités de folle (j’ai écrit « fille » et mon autocorrect a vraiment écrit « folle »; je laisse ça de même!), Bonne nuit!

  • ANECDOTES du Japon : Jour 25 (Mont Fuji)

    ANECDOTES du Japon : Jour 25 (Mont Fuji)

    Le cadran sonne à 5h45… Snooze…
    Le cadran sonne à 5h55… Snooze…
    Le cadran sonne à 6h05…
    Détrompez-vous, j’ai le goût d’aller monter le Mont Fuji mais avant de se coucher hier, j’ai regardé la météo et ils annonçaient des orages avec 20-30mm de pluie. Je regarde dehors et, soleil? Je réveille donc Orélie qui n’a pas entendue l’alarme car elle s’est amusée à faire de la photo cette nuit au lieu de dormir (certains appellent ça de l’insomnie, d’autres de l’art…).

    Le plan de match est de se rendre à la 5e station en autobus, de s’acclimater à l’altitude et après, on verra ce qu’on fait en fonction de la météo. On se rend au terminus d’autobus qui va nous amener à notre point de départ. On veut prendre l’autobus de 7h20 mais la billetterie n’ouvre qu’à 8h… Y’a un petit problème de logistique ici! Ce n’est pas grace à notre maîtrise infaillible de la langue japonaise mais bien grâce à notre sens aigu de l’observation, que nous découvrons que l’on peut payer cash directement dans le bus. Mais après 3 personnes, le chauffeur n’a pas assez de change… Au lieu de nous laisser passer gratuitement, il fait ouvrir la billetterie pour qu’on puisse acheter nos billets. Tout ça, sans même mettre le bus en retard !

    Ahhhh oui, et pendant qu’on attendait 7h20, on jouait à notre sport préféré : juger le monde. Et malheureusement pour nous, bah… on s’est rendu compte que… disons qu’on n’a pas le même équipement que les autres qui ont : chaussures de randonnée, leggings isothermes, bâtons de marche, etc. Bref, on joue pas dans la même ligue…

    Le chauffeur, grâce à son immense volant (haha!), amène l’autobus à une altitude de 2305 mètres au dessus du niveau de la mer. Nous voilà donc arrivés à la station 5 de la ligne Yoshida (car il existe plusieurs chemin pour atteindre le sommet) où déjà plusieurs grimpeurs se préparent tandis que d’autres célèbrent leur décente une bière ou une crème glacée à la main. À notre arrivée, le soleil brille encore dans le ciel et nous donne une vue très nette du sommet désormais dépourvu de neige. On déjeune, s’étire et on se motive en avançant vers le départ. À notre gauche, un dernier bâtiment se dresse : un kiosque d’information. L’homme à l’intérieur nous scrute avec un regard qui veut dire « Ils ne survivront pas ces blancs becs avec juste leurs runnings! » (et avec le recul, je peux affirmer qu’on était loin d’être les moins bien équipés!!) Il nous montre une métro pas très à notre avantage et nous suggère fortement de ne pas dépasser la station d’information à environ 45 minutes du départ. Pfff!

    Qu’est-ce qu’un homme dans la soixantaine, qui a fait ça toute sa vie, connait du hiking? Rien du tout, moi j’connais ça la montagne! C’est donc armés de notre courage et de notre souvenir du « Température au sommet : 3°C » qu’on commence notre looooongue marche! Et les nuages ont choisi exactement le même timing pour commencer à gravir la montagne avec nous! Jusqu’au point indiqué par le vieux, tout va bien… c’est après que ça commence à se gâter: on est direct dans les nuages fait qu’on ne voit ni notre progression, ni ce qui nous attend. On arrive à la 6e station, easy! La progression devient de plus en plus ardue au fur et à mesure qu’on approche la 7e station, l’oxygène commence à se rarifier et la météo ne s’améliore guerre. Rendus à 2700 mètres d’altitude, on se demande ce que l’on fait : il reste 5 heures à gravir et 3-4 heures à descendre et la température ne semble pas virer à notre avantage pour avoir une quelconque vue au sommet… C’est donc, un peu à contre cœur, qu’on décide de rebrousser chemin vers notre point de départ. 😟

    Près de 2 heures plus tard, on arrive au camp de base pour prendre l’autobus de retour. Surprise! Quelques 250 personnes font déjà la file afin de s’entasser dans l’unique autobus qui retourne en ville et qui passe toutes les 45 minutes. On attend depuis 40min déjà et on commence à recevoir des gouttes d’eau… Pas tout de suite pas tout de suite! On entre dans l’autobus et le déluge commence… non-stop… pendant plus d’une heure et on se console en se disant, qu’on a sûrement pris la bonne décision de rebrousser chemin à la 7e.

    On se console avec un p’tit resto, un verre, quelques photos et un souvenir indelible d’avoir gravit le Mont Fuji.

  • ANECDOTES du Japon : Jour 24 (Mont Fuji)

    ANECDOTES du Japon : Jour 24 (Mont Fuji)

    Il y a 4 jours, j’ai reçu un email du gouvernement du Canada m’avisant que le 7e typhon de l’année allait frapper l’île dans les prochains jours. Aujourd’hui, la météo annonce les premières pluies de notre voyage mais on s’en criss, il peut bien mouiller, on a 5 heures de train à faire pour se rendre au Mont Fuji.

    Le train file à toute allure vers Mishima. On sort du wagon et on voit un troupeau de touristes descendre du même train, prenant tout l’espace avec leurs valises. La ville n’est pas du tout touristique donc ils sont assurément là pour la même raison que nous. On se dépêche alors de prendre notre correspondance vers Numazu puis Golemba. Tout s’enchaîne à merveille, ce n’est pas normal… Mon facteur « chance » légendaire se pointe le nez… On arrive à la station Susona et une madame nous dit en japonais de sortir du train… Pourquoi? Une jeune fille nous sert d’interprète et nous dit qu’il faut changer de train… C’était indiqué nul part mais on suit tout le monde. Voyons qu’est-ce qui se passe?! *BANGGGGGGG* Ahhhh, des orages avec des éclairs, dans un train électrique, c’est pas l’idée du siècle! Qu’il pleuve, on s’en fout un peu, mais s’il y a des éclairs et que ça se transforme en tempête, c’est une autre affaire!

    Après plus de 2 heures d’attente sur le quai sans nouvelle ou avancement de la situation, on décide de prendre un taxi (60$) mais encore là, la tâche n’est pas gagnée d’avance… Même si on lui donne le nom de l’endroit et qu’on le lui montre sur la carte, on n’est toujours pas certain qu’on a réussi à se faire comprendre… À un tel point qu’Orélie a sorti ses talents de MIME pour expliquer qu’on souhaitait se rendre à la gare d’autobus : j’ai rarement vu un conducteur manipuler un aussi gros volant. 😂 Une fois qu’il nous a finalement compris, notre Lewis Hamilton japonais prend d’assaut les petites rues de la ville dans l’espoir de faire son meilleur temps en carrière… Méchant timing pour que ma ceinture ne fonctionne pas!

    Pour dîner, on décide de faire un choix simple : on va aller au Subway. Ça ne sera pas dur : « Je veux tel sous-marin! ». On se trouvait intelligent jusqu’à ce qu’on réalise qu’on doit composer notre sandwich en japonais : choisir le pain, les condiments, les sauces…. Merde!

    Après 1h15 d’autobus, on finit enfin par arriver à notre Airbnb à 6h PM (alors qu’on devait initialement y être 4h plus tôt) et l’endroit est plutôt chouette. La maison a été transmise de génération en génération depuis 300 ans et, dans la chambre adjacente à la nôtre, se trouve une véritable armure de Samurai.

    Sushi tapis pour souper afin de se remettre de toutes les émotions de la journée, et de voir si l’on peut battre notre facture de 57$ de Tokyo… et ensuite, go au dodo, car demain, c’est Mont Fuji!!

  • ANECDOTES du Japon : Jour 23 (Kyoto)

    ANECDOTES du Japon : Jour 23 (Kyoto)

    Ok, là, c’est assez! Ça fait 22 jours qu’on a des journées de fou facque à matin, on criss rien et on dort. Comme on a visité, en moyenne 2 à 3 temples par jour, au bout de 22 jours, c’est toujours aussi beau mais on est un peu moins captivé… Alors après être allé chercher des croissants pour ma chérie, on se recouche un peu…

    On finit par sortir de notre chambre à 1h30 PM pour continuer notre visite de Kyoto. Un coup arrivés à la gare centrale, on monte au 11e, traverse une passerelle en verre pour aboutir sur la terrasse avec vue panoramique sur la ville. Après un tour d’horizon, on voit notre prochaine destination : le temple d’Higashi Hongan-ji. L’ensemble des immenses (vraiment fucking immenses!) temples en bois noir, diffère beaucoup du reste du quartier, dont l’architecture est beaucoup plus moderne. Un dernier regard aux gigantesques poissons qui vivent dans le bassin d’eau entourant l’enceinte, et nous voilà en route vers le marché de Nishiki.

    Je dois vous avouer que, comme tout grand génie littéraire (ouais, Orélie m’a défini de la sorte une fois en blague et la tête m’a enflée), aujourd’hui l’inspiration ne vient pas et que j’ai presque le syndrome de la page blanche alors en résumé :
    – J’ai mangé un poulpe entier pas désossé! Il était pas vivant mais avec la tête pis toute… l’expérience est un peu weird.
    – On a assisté à une arrestation par la police d’une voleuse à l’étalage. C’était plutôt drôle car les policiers ont arrêtés la circulation sur le trottoir pour prendre une photo de la fille devant le commerce où le délit a eu lieu, avant d’embarquer la voleuse à l’arrière de la voiture de patrouille.
    – Après être retournés à la microbrasserie qu’on aimait bien, on cherche où manger dans le coin et on aboutit dans un resto en demi sous-sol où la bouffe est vraiment bof! La morale de l’histoire : chercher un restaurant quand tu as vraiment faim c’est comme sortir dans un bar quand t’es en manque : ça se peut que tu finisses par manger quelque chose que tu ne veux pas vraiment… 🤢

  • ANECDOTES du Japon : Jour 22 (Kyoto)

    ANECDOTES du Japon : Jour 22 (Kyoto)

    Ce n’est plus ma fête 😟 Je me suis rendu jusqu’au fuseau horaire de Hawaii… mais je dois me résigner : je vais juste être chiant, sans excuses pour me justifier… 😭

    L’hôtel que j’avais booké n’étant pas répertorié par Google Maps, j’avais un peu peur… mais finalement, c’est vraiment nice : l’appartement a une grande chambre, une salle de bain d’une grandeur respectable (avec une TV dans le bain ce qui fait qu’Orélie passe des heures sous la douche à écouter le baseball!), une cuisinette et une laveuse à linge. Le gros luxe !

    Journée grise avec un ciel qui risque de nous tomber dessus à tout moment, on décide quand même de partir sans parapluie ni rien (de vrais aventuriers!). Après avoir mangé, on se rend vers un jardin zen mais le dédale de ruelles nous amène plutôt au Kinkaku-ji, communément appelé le Temple d’Or. En route, Orélie me dit que je n’ai pas le droit de chanter…
    🎵 Aaaaaaaaaaaaa aa a aaaaaaaaaaaaa Esteban Zia Tao les Cités d’Oooooorrrrrrrrrrrrrrr 🎵
    Le temple est entièrement recouvert de feuilles d’or et comme il se trouve au centre d’un lac, le reflet sur l’eau est vraiment génial. Après s’être battu à quand coup de froncement de sourcils et de regards méchants avec la horde de touristes, je réussis à prendre quelques photos et on se dirige vers la sortie en direction du jardin zen, pour se calmer les nerfs.

    À quelques pas de notre arrivée, le ciel commence à se déchaîner sur nous. Petit pas de course et on arrive au jardin. Ça sonne beaucoup mieux que c’était car c’est… zen… mais… c’est tout petit et plutôt so-so. Seul avantage, c’est que le temple est couvert donc on est à l’abris de la pluie. On est assis par terre et on lit quelque chose quand une dame s’approche et nous dit en anglais:
    « Derrière vous se trouve le plus vieux salon de thé du »*CLACK*
    Elle sacre une claque sur la cuisse à Orélie sans crier gare et provoque ainsi la surprise la plus totale des 4 personnes autour. Qu’est-ce qu’elle a fait? Non mais je veux savoir pour quelle raison je peux faire ça sans avoir de retour de la part de ma blonde! C’est à ce moment que la dame nous montre le moustique gorgé de sang d’Orélie dans sa main… La 742e piqûre depuis le début de notre voyage (contre… 3 pour moi ! Mais c’était des piqûres d’hommes!)

    On rentre à la maison se changer pour se rendre à mon activité obligatoire de voyage : cours de cuisine! Petite ride de métro et quelques minutes de marches plus tard, et nous y sommes… enfin selon Google Maps… mais, aucune indication, rien. Merde! On est perdu!! On cherche un peu partout mais rien : aucun nom de rue ni indications… J’ouvre le courriel de confirmation quand on voit un autre couple (de Hong Kong) qui, de toute évidence, cherche comme nous l’adresse : c’est bon signe, on n’est pas les seuls perdus! Notre hôte finit par venir nous ouvrir la porte et le cours peut commencer. Cours très intéressant où on se rend compte que les japonais adorent faire de la vaisselle : tout est utilisé une seule fois et tout est séparé. Une poêle pour le poisson, une poêle pour l’omelette, un bol pour les épinards, un autre pour la sauce, etc. Le repas fait, on passe à table où la nourriture est succulente mais où les silences sont palpables. Disons que le chef manque un peu entregent mais somme toute, l’expérience est très enrichissante dans la demeure familiale de celui-ci.

    Retour à la maison où je m’amuse à frapper les fesses d’Orélie en criant « Moustique! » Elle ne me montre pas la même gratitude qu’à la dame… Je ne sais pas pourquoi… Hahaha… Pauvre chouette… Plus qu’une semaine! 😘

  • ANECDOTES du Japon : Jour 21 (Kyoto)

    ANECDOTES du Japon : Jour 21 (Kyoto)

    Il est quelle heure là? Il fait encore noir, on doit être en plein milieu de la nuit… Ahhhh non, il est déjà 9h… C’est la première nuit où notre hébergement a de vrais rideaux opaques et qu’il ne fait pas clair à 5h du matin. Histoire de scrapper cette belle matinée, on en profite pour appeler le service à la clientèle de Turkish Airlines pour faire une réclamation sur les bagages d’Orélie en Mongolie. Environ 1h et 4 intervenants plus tard, on a un semblant de réponse. Affaire à suivre !

    On sort dehors et c’est la 2e journée fraîche depuis le début du voyage! Ouais, hier il n’a fait que 37°C et ils n’annoncent que 41°C aujourd’hui… Je pense que je vais amener une p’tite laine 😂

    Direction la Forêt de Bambou d’Arashiyama où beaucoup trop de monde s’entassent pour faire des selfies dans un sentier entouré de bambou. En même temps, si on y avait été tôt comme on nous l’avait conseillé, j’aurais sûrement eu moins d’envies d’enforcer des selfie stick dans certains orifices de leurs propriétaires…

    Récompense pour n’avoir tué personne, Orélie se prend une crème molle dont je vais avoir le droit de prendre une liché ici et là.. yeah! On aboutit sur le bord d’une rivière et madame voit la photo parfaite à faire, me donne la fin de son cornet et croque sur le vif la photo. Pendant ce temps, moi aussi je croque sur le vif quelque chose, mais c’est son cornet… Elle revient et de voir mes mains vides, ces yeux étaient remplis d’incompréhension…
    « Je voulais juste que tu me la tiennes !! »
    -« Je savais pas… Pis ça coulait… Pis c’est ma fête! »
    -« C’EST PLUS TA FÊTE!!! »
    -« Au Canada, ça l’est encore »
    -« ON N’EST PAS AU CANADA!!! »

    Je me dis que j’ai une chance de me reprendre en lui trouvant autre chose à manger… On déambule dans les rues et il y a une dégustation gratuite de.. quelque chose de rose.. J’en propose à Orélie pour compenser ma dette mais elle refuse s’imaginant que ça va être mauvais. J’en prend une bouchée et je reste stoïque; « C’est bon, tu en veux? ». Elle prend donc ce truc qui ressemble un mélange entre du radis et du chou fleur mariné et le met dans sa bouche. À la première croqué, j’éclate de rire : c’est vraiment mauvais et elle grimace sa vie! J’ai le droit, c’est ma fête! 😉

    On se rend ensuite au Fushimi Inari-taisha, un sanctuaire où se trouve 10 000 Torri, 12 000 marches et je ne sais combien de touristes qui envahissent l’endroit. Je comprends l’ironie de chialer contre les touristes alors que j’en suis un mais, c’est tout simplement le chaos! Le nombre de selfies et de pauses pitounes sur le bord des Torri, c’est étouffant. Si tu veux prendre de belles photos, tu dois t’éloigner de l’entrée et gravir les marches où la foule est moins présente. Mais ça veut aussi dire, monter des putains d’marches! Histoire d’être moins touristes que les touristes, on a fait le tour du mont Ithinomine, on a pu prendre de belles photos mais on dégouline de sueur!

    Après une douche bien méritée, on cherche un resto pour souper pas trop loin et on tombe sur le Kyoto Fire Ramen. Qu’est-ce que c’est? Aucune idée, allons voir! Petite marche, on arrive et après s’être assis au bar, on nous donne un menu avec 2 choix : ramen et riz.. ou.. ramen et riz et gyoza. Bon ben, on va manger des ramens! On se fait donner une bavette de corps et on se fait dire de mettre nos mains dans le dos… Ça va être dur manger avec des baguettes! Ensuite, on se fait dire de ne pas crier! Voyons, dans quoi on s’est embarqué?! Un bol de nouilles apparaît devant nous et le chef verse de l’huile bouillante dans notre bol qui prend instantanément feu, nous donnant ainsi un coup de chaud trop chaud. Le repas était seulement correct mais l’expérience valait le détour. C’est avec un de mes cadeaux à la main, une bière rare de Belgique, que je vous souhaite bonne nuit ! Merci chérie!