Catégorie : 2018 – Anecdotes du Japon

  • ANECDOTES du Japon : Jour 20 (Kyoto)

    ANECDOTES du Japon : Jour 20 (Kyoto)

    Petit retour en arrière…
    23h21, on écoute un Gala Juste pour Rire sur mon cellulaire en buvant une bière (car il n’y a aucun bar à Miyajima!) et j’arrive à mes dernières gorgées.
    « Je vais aller acheter d’autres bières pour se rendre à minuit »
    -« Non non, reste avec moi… »
    -« Mais j’ai plus rien à boire et je veux tenir jusqu’à minuit »
    -« Bah non, t’as pas besoin de bière pour tenir »
    -« Pourquoi??? Il y a de la bière dans mes cadeaux? »
    -« J’AI PAS DIT ÇA !! »
    -« J’ai de la bière comme cadeau?!?!? De la Cantillon?!?!? »
    -« Ahhhh tu m’énerves! Je te donne tes cadeaux tout de suite pour la peine! »
    -« Et je vais pouvoir dire que tu as traîné tout ça pendant 7 semaines et tu n’as pas tenue jusqu’au bout?! »
    -« Vas donc acheter ta bière d’abord!! »

    Minuit! C’est ma fête!! Orélie est contente de pouvoir ENFIN me donner mes cadeaux. Depuis le premier jour où nous nous sommes retrouvés qu’elle cherche n’importe quelle excuse pour me les donner, et ça, pour 2 raisons. La première : elle était fière de ce qu’elle m’avait acheté car, à chacune de ses destinations, un cadeau du pays. Et la deuxième raison, bah c’est parce que c’était lourd à porter et que maintenant, c’est plus à elle de les traîner!!

    C’est ma fête! Mon privilège? Être chiant et justifier le tout en disant « Ouin mais c’est ma fête! »

    Aujourd’hui, direction Kyoto. On a 3 heures à faire en prenant 3 trains. On s’installe dans le premier et 7 secondes plus tard, un vieux monsieur avec le même nombre de dent qu’un enfant de 2 ans, nous interpelle en français. Chaque jour, il fait le voyage Miyajima-Kobé et il pratique les langues étrangères grâce à un p’tit livre dans lequel il a des expressions et des chansons cultes des pays étrangers traduit en japonais. Pour vrai, son français est quand même bon mais on dirait qu’il a appris le livre par coeur et il nous défile le tout en une seule respiration. C’est cute mais après quelques phrases, on se rend compte qu’il va nous parler tout du long et que les 27min de train vont nous sembler longues… Il revient à la charge en nous disant qu’il connait « Champs Élysée » de Joe Dassin en version japonaise et il se met à chanter! C’était.. spécial… 🤔

    Arrivés à notre nouvelle chambre, on s’installe pour une petite sieste. L’air de rien, on s’est beaucoup donné depuis le début, on est un peu claqué! Je mets le cadran pour 35 minutes (comme mes 35 ans, car, au cas où vous l’auriez déjà oublié, c’est ma fête!) et zzzzz… 1h45 plus tard, je me réveille et je vois que mon minuteur est à 35 minutes… Humm, je dois avoir oublié de le partir! Au réveil d’Orélie, elle me dit que j’ai arrêté l’alarme et je me suis rendormi… Aucun souvenir de ça… Je commence à faire de l’Alzheimer?! Maudite vieillesse…

    Pour fêter mon anniversaire car oui, c’est toujours ma fête (vous voyez ce qu’Orélie a enduré?), on décide d’aller prendre une bière au Kyoto Beer Lab. On a fait plusieurs bars mais c’est le premier endroit qui brasse et vend sa propre bière et c’est plutôt réussi. On commence par un plateau dégustation avec une APA, une IPA et la dernière qui était seulement identifiée par « It’s like a sucker punch in the face ». Commençons par elle! C’est une bière sour, tellement que ma face se replie sur elle-même, comme croquer dans un citron x1000… Les 2 autres s’avèrent être vraiment meilleures et je décide de prendre une pinte.. puis une autre…

    Histoire de bien finir la soirée, on se rend à un autre bar qui a une plus vaste sélection de bières mais le menu bouffe laisse un peu à désirer si bien que, malgré 2 petites pizzas, on a dû manger en sortant de là… C’est donc au McDo que s’est conclu ma journée d’anniversaire! Et oui, pour ceux qui se le demande, les BigMac goûtent la même chose ici 😉

  • ANECDOTES du Japon : Jour 19 (Miyajima)

    ANECDOTES du Japon : Jour 19 (Miyajima)

    Tant qu’à être dans un hôtel hot, aussi bien en profiter pour dormir un peu plus longtemps sans risque de se faire réveiller par 27 autres chambreurs.

    Rendus à la gare de train, Orélie part à la chasse de quelque chose à manger (des sushis bien sûr!) tandis que moi, j’ai la périeuse tâche de surveiller les sacs. Pendant que j’écris l’anecdote d’hier, une petite famille d’Angleterre vient m’aborder pour avoir des infos sur la réservation de place. Étant rendu un expert, je leur étale tout mon savoir… 17 secondes plus tard, on a fait le tour donc on parle de leur voyage au Japon et j’apprends qu’ils reviennent de Fuji. Comme on y va dans 1 semaine, je pose quelques questions et semble-t-il que les 2 enfants (de moins de 12 ans 😫) ont fait la montée et la descente dans la même journée sans problème malgré la chaleur. Ils sont probablement plus en forme que moi, mais je suis assurément plus orgueilleux donc j’en ressors encore plus motivé !

    On arrive à la station Miyajimaguchi (je vous l’avais dit que c’était tous des noms pas retenables!) et on joue à notre jeu préféré qui est « Trouver notre hébergement ». On marche vers le port qui est caché derrière l’Hôtel Coral Miyajima.. voyons, y’é où notre.. *regarde sur mon cellulaire*.. c’est quoi le nom de l’hôtel.. à ben criss, c’est là qu’on dort! Notre chambre est notée comme étant « Vue sur la montagne » et à notre grande surprise, il semble que l’immeuble à côté de notre hôtel s’appelle « Montagne » car on a une vue imprenable sur un mur de brique blanc!

    Mais, ne nous laissons pas abattre, on est pas ici pour rester dans la chambre : on part pour visiter la petite île en face, soit Miyajima. Le ferry qui quitte le port chaque 15 minutes nous amène rapidement sur cette petite ville qui, excusez-moi, est plutôt sans grand charme comparativement à ce qu’on a déjà vu au Japon. Ils ont kidnappés quelques daims à Nara.. humm… Est-ce qu’on dit kidnappé quand il ne s’agit pas d’enfant (kid-nappé) ? Ils ont chevreil-nappé? Je m’égare… Ils ont construit également des petits temples mais rien d’extraordinaire… Si on va là, c’est pour visiter le sanctuaire Utsukushima (allez, prononce le à voix haute pour voir!) et son célèbre O-Torri Gate. Il s’agit d’un Torii qui se trouve immergé dans l’eau de la mer intérieure. À notre arrivée, la marée était basse donc il était plutôt entouré de bouette, ce qui donne un certain style mais pas ce qu’on voulait pour les photos… On est patient, plus que 5h17 avant la marée haute…

    Plus que 5h16…

    Plus que 5h15…

    Si je souffre, vous souffrez aussi!

    Plus que 5h14…

    À pis d’la marde, on rentre et on reviendra après souper. On trouve un p’tit resto en bordure du port, table sur le bord de la fenêtre, et on s’adonne à notre activité préférée : regarder et juger le monde. Rien de bien méchant : sandales avec des bas, pas de brassière quand tu devrais, leggings léopard alors que tu devrais pas (quoi que ça c’est général) ou identifier les ontariens trop facilement avec leurs casquettes des Blue Jays…

    Plus que 0h01…

    C’est la marée haute! Orélie ramasse son matériel photo et son trépied et on retourne sur l’île. Après plusieurs photos du Torii, des étoiles et de Mars (tellement content qu’elle ait enfin appris à se servir de son appareil.. ça prend moins de temps!), on rentre à l’hôtel parce qu’il n’y a même pas de bar ici pour faire le grand décompte…

    Plus que 2 minutes…

    Plus que 1 minute…

    Je suis rendu 1 an plus vieux! 😭😝

  • ANECDOTES du Japon : Jour 18 (Hiroshima)

    ANECDOTES du Japon : Jour 18 (Hiroshima)

    Bien que mon alarme ait été réglée pour 7h, il semble que je n’étais pas le seul à devoir me lever tôt… C’est donc à 5h, 5h30, 6h, 6h15 et une coupe de fois après que je me suis fais réveiller ce matin!

    Pas grave, il y a des choses pire que ça dans la vie, comme par exemple, ce qui s’est passé il y a 73 ans aujourd’hui. On se rend au parc de la Paix vers 7h30 pour assister à la cérémonie commémorative de la première bombe atomique. Aucune fouille ou contrôle, on marche simplement vers le centre du parc de la Paix. Par un étrange hasard, on finit par se retrouver à l’entrée des dignitaires et une vue imprenable sur tout. Il fait déjà une chaleur accablante et malgré tout, plusieurs arborent de belles chemises blanches et même des complets noirs. Après des discours, des couronnes et gerbes de fleurs sont déposées par différentes personnes importantes, dont notamment des survivants de la bombe mais aussi, par de jeunes élèves. Derrière les fleurs, un bassin d’eau au centre duquel, une flamme brûle à l’année. Et au loin, dans l’alignement, on voit le Dôme, rare bâtiment encore debout après l’explosion, bien qu’il n’est été qu’à seulement 160 mètres de l’épicentre.

    Une cloche retentie à exactement 8h15, heure fatidique, et un message en japonais nous invite à retirer chapeau et casquette pour une minute de silence après laquelle, une centaine de colombes s’envole vers le ciel. On commence alors à faire le tour du parc et on entend au loin, une manifestation : une manifestation contre quoi en cette journée?! Je suis mémère alors go, on va voir! On approche et on voit plusieurs affiches en japonais et d’autres en anglais qui disent « NON À LA GUERRE » et « NON AUX ATTAQUES NUCLÉAIRES ». Je ne suis pas très activiste mais je suis plutôt d’accord avec ces 2 affirmations donc on rentre dans les rangs, pancartes en main, le tout supervisé par une brigade antiémeute. (Rassurez-vous, ils ont seulement des protèges avant bras, un casque et un bâton en plastique rouge qui sert à contrôler la circulation… Pas très menaçant!) La marche se termine devant les bureaux d’une compagnie qui utilise l’énergie nucléaire et où de grandes banderoles nous rappellent ce qui s’est passé à Fukushima il y a 7 ans. Les manifestants s’assoient pendant une petite demie-heure puis se dispersent, toujours aussi calmement. Aussi facile que ça d’être manifestants au Japon!

    On quitte enfin notre dortoir pour aller s’installer dans un hôtel hors de prix où on a eu un méchant deal. Valet, navette gratuite qui fait toute la ville, spa, piscine et tout le tralala.. on change de gamme pour aussi cher que le dortoir! Petite saucette dans la piscine et on s’habille pour l’un des évènements les plus touchant de notre voyage. On retourne en bordure du Dôme où des milliers de personnes sont rassemblées afin de mettre à l’eau des lanternes flottantes, où l’on pouvait écrire un petit mot pour la paix. Je ne sais pas si ce sont les couleurs, la force du geste, le calme ou tous ces gens en quête d’amour et de paix, mais je dois vous avouer que j’ai eu un p’tit pincement au cœur lorsqu’on a mis notre lanterne à l’eau… Juste derrière nous, une chorale d’enfants chantaient et de voir les larmes sur certains visages… oufff!

    Pour se remettre de nos émotions, on retourne au petit bar rock non loin de là et après s’être commandé une Corona (ouin, le choix est très limité), une chanson de Arch Enemy commence à jouer. Ça, c’est mon genre de musique! Ainsi que celui des 2 jeunes (8-10 ans) français à la table derrière nous… Et de leur père… Mais, il semble que sa conjointe, tout comme la mienne, ne trippent pas tant sur les chants gutturaux d’Alissa White-Gluz… Tant pis! Rock On!! 🤘

  • ANECDOTES du Japon : Jour 17 (Hiroshima)

    ANECDOTES du Japon : Jour 17 (Hiroshima)

    Malgré avoir partagé la même chambre que 28 autres personnes, on n’a pas si mal dormi. Ben, le matelas était dur et l’oreiller pas confortable mais le monde a été respectueux et ils n’ont pas trop fait de bruit durant la nuit ou le matin (mise à part le gars qui ronflait comme un tracteur pas loin de moi – et non, ce n’était pas Orélie cette fois).

    Comme on est au Japon, on mange un déjeuner digne du pays.. c’est à dire? Des croissants et des brioches! Et oui, tu peux sortir la fille de la France mais pas les croissants de la fille. C’est donc au « Vie de France » qu’on déjeune (pour la 3e fois du voyage!) avant de prendre la direction du Dôme d’Hiroshima. À notre arrivée dans le parc, plusieurs moines et personnes comme vous et moi, sont assises par terre à faire de la musique devant des slogans anti-guerre. Nous sommes à la veille du triste anniversaire du bombardement d’Hiroshima, alors les préparatifs vont bon train sur tout le site.

    Après une visite du monument des enfants (en hommage à tous ces petits décédés pendant ou après la bombe, notamment à cause de leucémies développées suite aux radiations chimiques), on se rend au Musée de la Paix où une exposition permanente attire la foule. On nous montre la ville avant et après, tout le processus de militarisation nucléaire des États-Unis pendant la 2nd guerre mondiale, comment les armes nucléaires sont faites et une vision encourageante du désarmement. À la fin de la première partie de la visite, sur un mur, sont projetés des mots de récipiendaires du prix Nobel de la Paix dont le Dalaï Lama et Barak Obama, qui prônent la paix entre les peuples. C’est très touchant d’autant plus que l’exposition se termine sur les ravages toxiques et les déformations qui sont affichées dans les différentes vitrines. Dur à voir…

    En se dirigeant vers notre prochaine visite, on décide de s’arrêter dans un pub pour dîner. J’ouvre la porte et « Eye of the Tiger » commence à jouer pour m’accueillir dans la place. Sur les différents écrans, on voit un ring de boxe qui attend les combattants. C’est moi! (Ok ok ok, c’est pas exactement ce timing là mais tout est vrai, juste que la toune a commencé quand on était en train de manger…)

    On se rend ensuite à un combat simulé de samurai mais malheureusement, rendu au château, on apprend que c’est annulé : « Il faut trop chaud! » Je sais qu’il fait chaud, je suis venu icit pour rien maudit cornet! Bon, on visite le château mais on passe vite, il est un peu moins hot que d’autres qu’on a vu auparavant. On va ensuite dans un musée où Orélie essaie tant bien que mal de me convaincre que tel ou tel tableau est beau alors que moi, j’ai l’impression qu’ils ont été fait par mon neveu de 9 ans. C’est pas facile d’aimer l’art…

    Après 2 heures à peaufiner la fin de notre voyage (on est en saison haute alors, on doit booker à l’avance sinon ça coûte un bras), tout est planifié côté hébergements! On va donc se récompenser avec 1-2 bières au pub en regardant le baseball et on rentre se coucher car on doit se réveiller tôt demain, c’est une journée importante!

  • ANECDOTES du Japon : Jour 16 (Teshima)

    ANECDOTES du Japon : Jour 16 (Teshima)

    « Une journée de musée, c’est bien.. mais 2, c’est mieux » est la devise qu’on essaie de me rentrer dans la tête depuis quelques mois… C’est donc vers 9h du matin qu’on prend le ferry (disons plus, un bateau) pour se rendre sur l’île de Teshima. Au port, était amarré un bateau de la marine japonaise, avec mitraillette à l’avant pis toute… J’avais espoir que c’était notre bateau pour ce matin mais, il semblerait que non… 🙁

    Avec le bateau, on fait le tour de Naoshima, et on découvre un tout autre aspect de l’île qui n’est, habituellement, pas visible par les touristes : un port de cargaisons, une usine et une raffinerie. Ça gâche un peu le paysage mais j’imagine que pour fournir l’endroit en électricité, il faut ce qu’il faut…

    En sortant du bateau, on a dans l’idée de faire le tour de l’île à pied car elle semble aussi petite que celle d’où l’on vient, mais Google Maps nous ramène à la réalité avec une marche annoncée de 53 minutes jusqu’à notre premier arrêt, toujours sous un soleil de plomb. On suivait, un peu bêtement, une famille de touristes qui semblait savoir où elle allait : sans doute en direction de l’autobus… Et non, c’était vers une location de vélo! Couchée en boule à l’idée de faire du vélo, le moral d’Orélie remonte en voyant qu’ils sont électriques (elle aura la surprise un peu plus tard que, même si ça aide, tu dois quand même pédaler !)

    Après une montée d’une quinzaine de minutes, on arrive au Teshima Art Museum. J’avoue que je n’ai aucune idée à quoi m’attendre, avec sa forme elliptique avec 2 ouvertures (un peu comme un vaisseau spacial)… J’enlève mes souliers (oubliez les souliers à lacets au Japon, tu dois tellement souvent te déchausser!) et rentre à l’intérieur. J’imaginais voir des œuvres ou de quoi, mais non, rien… Du monde assis par terre et, des gouttes d’eaux. Je m’approche pour me rendre compte que l’œuvre est la formation de gouttes d’eaux à partir de petits trous dans le sol, qui se déplacent et forment de plus grosses gouttes qui glissent pour former de plus grosses gouttes qui… Vous comprenez le principe. Un peu comme les gouttes dans une fenêtre lorsqu’il pleut. Ça semble anodin mais c’est très bien fait et super relaxant.

    En repartant, on a une côte d’au moins 5 minutes à descendre et j’entends déjà en sourdine « Ah non! Il va falloir que je la remonte! C’est clair que je marche à côté du vélo! Pourquoi on fait du vélo déjà? J’aime pas ça le vélo!!! »… Donc, j’accélère pour ne plus entendre ce rallage! 😁

    Quelques minutes plus tard, on arrive « Aux Archives du Cœur », oeuvre de l’artiste français Boltanski : enregistrés à plusieurs endroits dans le monde, l’oeuvre permet d’entendre les battements de coeur des participants. Tu entres dans une salle noire, avec 2 immenses speakers à chaque bout, des miroirs sur les murs et une ampoule au centre. L’ampoule bat au rythme des pulsations cardiaques des enregistrements. 15 secondes plus tard, un autre battement commence : on constate alors qu’on est tous différents, jusque dans les battements de nos coeurs.

    Le retour se fit surprenament bien malgré la côte : on est en forme ou le vélo à fait la job.. va savoir! De retour au port, je me lève pour me rendre au bateau et on me pogne une fesse… Encore le criss de chevreuil?! Ahhh non, un vieux monsieur! C’est pas mieux! S’qu’y veut lui? Ahhhh, le coussin du banc à resté collé à mes fesses et je me sauve avec sous les éclats de rire de tous.

    On mange notre dîner en 4 minutes chrono car on ne veut pas manquer notre ferry et ainsi, nos 3 trains pour nous amener à Hiroshima. J’ai le goût de vomir!

    Afin de remplacer notre hébergement d’Hiroshima qui a été annulé à cause des pluies, on a trouvé quelque chose mais on est pas sur… Un dortoir de 28 personnes!!! On verra ce soir mais là, c’est l’heure d’une visite de notre quartier à la recherche de bouffe… et d’alcool! C’est donc au Koba qu’on décide de s’accrocher les pieds : un p’tit bar sombre rock dont le proprio est le waiter/dj/cuisinier/… Succès de Slayer, Nirvana, Red Hot, Pink Floyd se succèdent entre autre et c’est en lisant une revue japonaise vieille d’environ 40 ans sur Ozzy que je bois ma bière (toujours aussi mauvaise) et qu’on mange les meilleurs poulpes à date. Endroit génial… Ahhhh pis pourquoi pas un p’tit gin tonic pour terminer d’écrire cette anecdote. Babye 🙂

  • ANECDOTES du Japon : Jour 15 (Naoshima)

    ANECDOTES du Japon : Jour 15 (Naoshima)

    Je suis encore en vie et même pas malade! En rentrant, je me fais un tartare de poulet et je vous invite !

    Avant de commencer, je dois juste vous expliquer que les îles de Naoshima et Teshima n’accueillaient quasiment aucun touriste jusqu’à ce qu’un riche collectionneur japonais décide d’y installer sa collection en y construisant un musée. D’autres l’ont imités, faisant de ces îles des lieux culturels de très haute qualité, presentant des œuvres monumentales ouvertes à tous!

    Pas surprenant que ces îles étaient sur le bucket list d’Orélie au Japon. J’avais donc prévu une nuit sur l’île afin de nous éviter le ferry matin et soir. Il n’y a que quelques hébergements et la plupart sont hors de prix : par exemple le Benesse House à 425$/nuit. Mais j’ai réussi à trouver un petit Guesthouse en ville à un prix abordable. Le seul problème, le point sur la map était en plein milieu de nul part… Avec nos sacs de quasi 20kg sur les épaules et le gros soleil tapant, on commence à se rendre vers… là où je crois être la bonne adresse. Arrivés presque au bout de la « rue », on vire de bord. On essaye une deuxième, puis une troisième. On demande à un premier monsieur qui pointe un peu n’importe où. La deuxième personne semble savoir où c’est et nous amène complément à l’opposé d’où on allait… Humm curieux mais bon, il doit savoir où il va! Après 5 minutes, il reçoit un appel de son collègue lui indiquant la bonne direction à suivre, qui se trouve être la première rue où on est allé… mais notre hébergement est la dernière maison de la rue.. criss!

    C’est donc 30 minutes plus tard et dégoulinant de sueur, qu’on pose nos sacs et qu’on commence notre exploration de Naoshima en visitant le Art House Project où plusieurs artistes ont transformés des maisons traditionnelles. Mon coup de coeur va sans hésiter à la maison Minamidera qui abrite l’oeuvre de James Turrell. Tu entres dans une pièce complètement plongée dans l’obscurité, et après quelques minutes, des lumières apparaissent devant toi. On t’invite ensuite à t’avancer vers la lumière. La salle devient de plus en plus claire. Tu penses naïvement que les lumières augmentent mais on t’apprant qu’elles ont toujours été allumées et que c’est juste le délai d’acclimatation de tes yeux qui te fait apercevoir l’oeuvre au fur et à mesure.

    Ensuite, on va dans un premier musée (Ando Museum) qui n’était pas très intéressant… Par contre, le 2e (Benesse House Museum) est beaucoup plus hot avec entre autre, The World Flag Ant Farm, une oeuvre de l’artiste japonais Yukinori Yanagi qui a fait 182 drapeaux en sable fin. Les petits drapeaux, reliés entre eux, furent ensuite envahit par des milliers de fournis qui mélangeaient ainsi les couleurs et rendant certains drapeaux méconnaissables, pour symboliser le déplacement des citoyens et leurs cultures.

    Pour se rendre au prochain musée, on décide de marcher et j’entends quelqu’un à ma gauche chanter « 1km à pied, ça use ça use. 1km à pied, ça use les souliers… 2km à pied… » Aussi palpitant que le Lee Ufan Museum! Passons…

    Arrivés au Chichū Art Museum, on monte d’un cran avec l’impressionnante œuvre de Walter de Maria qui se veut être une immense sphère de marbre dans une salle sans ouverture assez grande pour la rentrer ce qui laisse croire que la salle a été construite autour de l’œuvre. Mais passons aux choses sérieuses avec les peintures surdimensionnées de Claude Monet, et 3 autres œuvres de James Turrell, artiste dont je vous ai parlé tantôt. Et en plus, j’ai avec moi une muséologue avec 1 BAC en histoire de l’art et 2 maîtrises dans le même domaine pour m’expliquer le tout! Je suis en business pour tout vous expliquer maintenant!

    De retour au village portuaire, on décide d’aller dans un Onsen (bain public) qui n’est pas mixte mais qui permet les tattoos. En plus, il y a des œuvres d’arts là aussi! Mais, je ne reste pas très fan… Pas de l’art, plutôt.. comment dire.. ça reste un bain public.. c’est comme si.. j’invitais mes collègues de travail à venir prendre un bain chez nous… Pas sur!

  • ANECDOTES du Japon : Jour 14 (Uno)

    ANECDOTES du Japon : Jour 14 (Uno)

    J’ai une confession à vous faire… Hier soir, je n’ai pas passé la soie dentaire… Je voulais garder la moindre particule de boeuf de Kobé en bouche… surtout que ça doit ben valoir 20$ ce que j’ai entre les dents, alors fuck it, c’est pas le miroir qui va en hériter!

    Pour se rendre à Uno (ouais, comme le jeu), je vais prendre pour la première fois un train à grande vitesse (TGV) qui se déplace à 300 km/h! Notre TGV gris était un peu banal comparé à celui blanc et rose Hello Kitty qui venait de passer sous nos yeux, mais on va faire avec… 4 trains plus tard et 15 minutes de marche sous un soleil de plomb, on arrive finalement à notre hébergement : vieille usine complètement réaménagée en hostel un peu luxueux. J’vous en reparle plus bas, je dois vous parler du poulet!

    Il est l’heure de manger alors on se promène dans les rues de cette minuscule ville portuaire à la recherche de n’importe quel restaurant. On passe par hasard devant une porte en bois avec comme seul écriteau « Ouvert ». On est game, on y va ! La façade banale de mur de béton gris fait place à un restaurant branché où un chef, prépare des petites brochettes pendant que les clients boivent du vin dans des grands verres fancy. On trouve une place, on regarde le menu et on a un grand sourire. Visiblement, on va manger du poulet, toutes les parties : poitrine, cuisse, cœur, rein, cou… Orélie est un peu sceptique et me laisse choisir pensant que j’allais prendre des choses connues. Et évidemment, j’ai fait tout l’inverse en commandant ovaires, reins, foie, cartilage, etc. Surprise!! Mais comme je suis une bonne personne, je demande quand même de la poitrine de poulet sauf que, le gars me dit qu’il ne font la poitrine que saignante (« rare » en anglais). Hein? Quoi!?!? Il ne font pas cuire le poulet, juste chauffer sur le grille et l’intérieur reste donc rose… Mais bon, on est là pour l’expérience… c’est une expérience avoir possiblement la salmonelle!

    De retour à notre hébergement, pendant qu’Orélie somnole, je pars visiter les différents étages pour me rendre compte que l’endroit est vraiment cool. Cuisine au 2e, table de ping-pong au 3e, lounge au 4e étage et une immense terrasse sur le toit. C’est là que je rencontre 2 australiens plutôt cool et qu’Orélie vient nous rejoindre : nous buvons des bières tout en discutant de nos voyages passés et de nos impressions du Japon, le tout en observant quelques étoiles filantes et sous le regard de Mars, au plus proche de la Terre.

    Sur ce, au dodo, car demain on va sur l’île de Naoshima visiter des musées et j’ai l’impression que je vais me faire réveiller très tôt!

  • ANECDOTES du Japon : Jour 13 (Kobé)

    ANECDOTES du Japon : Jour 13 (Kobé)

    Nouvelle journée, nouvelle destination. Direction la ville de Kobé qui est réputée pour ces Onsen (bain japonais) et son bœuf de Kobé, supposément l’un des meilleurs du monde.

    Mais, car il y a un mais… afin de se protéger des groupes criminalisés, les onsen n’acceptent généralement pas les personnes tattouées, et ce, peu importe le motif et la grosseur. Et là, tu te dis : « Moi j’ai un petit cœur écrit Maman sur une fesse, ils ne le verront pas »… Ok, en plus d’être weird, tu te trompes car tu es nu comme un ver… Quelques endroits reconnaissent maintenant les tattoos comme étant de l’art et les tolèrent mais ces établissements sont encore assez rares. Après une recherche exhaustive autour de Kobé, on aurait trouvé un endroit qui, a priori, accepterait Orélie mais ce n’est pas complètement certain. Et comme hommes et femmes sont séparés, si elle se fait refuser du bain, je ne le saurais même pas avant de sortir moi-même… on va laisser faire…

    Plan B pour la journée donc! On regarde ce qu’il y a à faire dans les environs… Humm… C’est plate!! J’ouvre Google Maps et j’ai mis un point à visiter dans la ville voisine? J’agrandis et il semblerait qu’il y ait un château non loin d’ici… Allons voir! On laisse nos bagages à l’hôtel et on embarque dans le train pour Himeji. Dès la sortie de la station de train, on le voit au loin : le Château de Himeji qui est l’un des plus beaux de tout le Japon. D’un blanc immaculé, il surplombe la ville du haut de ses 6 étages. À l’entrée, on enlève ses souliers afin de sentir sous ses pieds, les mêmes planches qu’a foulé l’empereur il y a de cela, des centaines d’années. À travers les meurtrières qui servaient anciennement à attaquer l’ennemi envahisseur, on peut aujourd’hui admirer la ville qui, contrairement au château, a continué à évoluer au fil des siècles.

    Petite visite dans un ancien village samuraï.. ben, c’est ce que le livre nous vendait car au fond, il n’y avait plus aucune trace de quelconque samouraï… Ne restait qu’un beau jardin mais pas vraiment ce à quoi on s’attendait… C’est comme commander une pizza all dress et se retrouver avec une pizza hawaïenne; ça fait la job mais t’es quand même déçu!

    Petite douche et on se met beau; à soir on sort! On ne peut pas être à Kobé sans essayer leur fameux steak. Les 2 premiers endroits étant plein, on trouve finalement un restaurant au 2e étage d’un building, où on est les seuls dans tout le resto… Mais il est 8h15 et le resto ferme à 9h, ça explique peut-être… L’accueil est poli, attentionné et très respectueux, digne des grands restaurants. Un verre de vin à la main, on choisit nos pièces de viandes : un morceau de filet et un de surlonge. Notre chef attitré s’installe face à nous, derrière la plaque chauffante, nous fait cuire légumes et viandes comme si la seule chose qui comptait sur terre maintenant, était là cuisson parfaite de notre repas, tout en nous expliquant comment assaisonner nos morceaux. « Si vous aimez le wasabi, rajoutez-en sur le dessus et prenez une slice d’ail grillée avec ». « Le surlonge est bien meilleur quand il est médium au lieu de saignant: est-ce que je peux vous faire essayer? ». Et il a tellement raison : ça fond littéralement dans la bouche, sans presque avoir besoin de mâcher… Un dé-li-ce… Expérience unique à vivre 1 fois dans sa vie, car oui, à ce prix-là, tu ne le vis qu’une seule fois 😮

    Pour creuser un peu plus notre nouvel endettement, on décide de faire le tour des microbrasseries du quartier (on n’est plus à quelques centaines de yens près!). Premier arrêt au Hop Stand. Je vais faire ça simple : ça goûtait le cul! Bien que Google Maps nous les indiquaient, on a cherché plusieurs autres micro en vain… Pour finalement atterrir dans un bar canadien (?!), où la bière n’était, certes pas meilleure, mais où la discussion avec la serveuse portuguaise au Japon depuis 5 ans, nous faisait oublier le red neck américain pro-Trump qui venait de Détroit et qui m’encourager même pas les Tigers (j’essaie définitivement de marquer des points avec ma chérie là… Maudit baseball plate! Lol)

  • ANECDOTES du Japon : Jour 12 (Nara)

    ANECDOTES du Japon : Jour 12 (Nara)

    Aujourd’hui, direction la petite ville de Nara, à l’est d’Osaka. Pour s’y rendre, il y a un train direct à 2 pas de notre hébergement.. mais ça serait trop facile! On doit aller activer notre JR Pass, un peu l’équivalent d’une passe d’autobus, mais pour les touristes au Japon. Comme la passe est très cher (545$ pour 2 semaines), on doit l’activer à un moment stratégique, lors d’un long trajet par exemple, afin de maximiser la carte. Pour ce faire, on doit se rendre à la station Osaka et c’est à ce moment-là que nous mettons les pieds dans la maison de fou des 12 travaux d’Astérix…
    – Vas au 1er étage parler à un tel
    – Non, tu dois aller au bureau JR à côté
    – Au non c’est pas moi, descends 2 escaliers et ça va être « là » (les directions sont toujours un peu flou)
    – Vas au centre d’information
    – Ahhhh non c’est à côté…
    Voyons criss, c’est don ben compliqué!

    C’est au moins 30 minutes plus tard, notre pass en main, qu’on sort, direction Ubisoft. Quitte à être là, j’en profite pour rencontrer Massaki, le technicien d’Ubisoft Osaka, qui a bien voulu me montrer le studio. J’arrive au 2e étage où il m’ouvre, tout souriant. Je rentre dans le local où se trouve une cinquantaine d’ordinateurs mais.. pas un chat! C’est pas un gros studio si le gars est tout seul pour gérer des ordinateurs où personne ne travaille… Devant ma face surprise, il me dit qu’ils ont déménagé d’étage. Ahhhh ok!! Petit tour des lieux et on m’explique quels jeux sont développés ici. La visite terminée, on redescend rejoindre Orélie (comme il s’agit d’un studio de production, elle n’avait pas le droit d’entrer), mais elle a disparu… Pas dans l’entrée, pas dans le Family Mart… Bon ben, j’ai perdu ma blonde ! Tant pis, je continue mon voyage sans elle !!

    Je retourne donc à la gare en direction de Nara. Après un trajet d’environ 45 minutes, j’arrive enfin dans cette petite ville vraiment tranquille en comparaison à Osaka.
    Bon ok ok, avant que les amis d’Orélie capotent, je l’ai finalement retrouvé dans le parc en face d’Ubisoft à se faire manger par les maringouins, car oui, fouille moi pourquoi, elle réussit toujours à trouver dès bébittes pour la dévorer!
    Je disais donc, Nara brille par son contraste avec les autres grosses villes du Japon : petits cafés français, tourisme majoritairement occidental et 1200 petits chevreuils qui se promènent librement dans le parc. C’est vraiment mignon! Tu peux les flatter ou acheter des petits biscuits pour les nourrir. J’incline la tête en signe de salutation et le dain fait la même chose, je répète à 2 occasions et je le nourris. Je me promène et tout à coup, je me fais croquer une fesse! Oh là, je suis en couple, on ne me croque pas les fesses comme ça… Un peu plus loin, même chose! Pendant un instant, j’espérais que ce soit Orélie qui marque son territoire mais même pas, c’etait un autre chevreuil… À croire que j’ai un derrière à croquer! 😜

    Après la visite du Grand Bouddha, on se promène dans le dédale de sentiers. L’air de rien, on a marché 15 km dans ce parc sous les 46°C ressentis; on en a sué une shot! Ce qui veut dire plus de crèmes molles et plus de bouteilles d’eau! Ce qui m’amène à un « fun fact » sur le Japon : il n’y a de poubelles nul part (ou presque). Les rues, les parcs, le métro, tout est impeccablement propre mais sans qu’il n’y ait aucune poubelles.. pourquoi?! En lisant un peu, j’ai appris qu’un groupe avait organisé une attaque terroriste coordonnée en 1995 en utilisant les poubelles du métro de Tokyo pour cacher leurs gaz toxiques faisant 12 morts et 5000 blessés. Afin de protéger les citoyens, le gouvernement a enlevé la plupart des poubelles publiques, ce qui t’oblige à ramener tes déchets chez toi et à faire du recyclage.

    Je vous laisse sur une niaiserie sur la langue japonaise. On sait que pour dire merci, on doit dire « Arigato » mais quand eux nous répondent, ils nous insultent à chaque fois, nous traitant de limace! Oui oui, ils nous disent « Arigato cousin d’la limace »! M’a t’en faire une limace toé… Attends pas que j’te donne un coup d’karaté dans gorge! Bon, ça l’air que c’est pas « exactement » ce qu’ils disent… Ça serait plutôt « Arigatou Gozaimasu » (se prononce ah-ri-gah-toh go-zah-i-masse) qui veut dire merci beaucoup, de façon poli… Ouin ouin, disons… Je vais leur donner le bénéfice du doute; je ne voudrais pas leur crisser une volée avec mes arts martiaux et leurs faire honte dans leur propre pays… 😉

  • ANECDOTES du Japon : Jour 11 (Koyasan)

    ANECDOTES du Japon : Jour 11 (Koyasan)

    *Dong*… *Dong*… *Dong* !!!
    Il est 6h, le gong nous réveille pour qu’on soit à l’heure à la cérémonie bouddhiste quotidienne qui sert à remercier Bouddha et pour qu’il nous apporte de bonnes choses pour la journée qui arrive. Je ne suis pas croyant mais je respecte les coutumes de mes hôtes, alors Let’s go! Après s’être laver les mains avec de l’encens (je vous assure que c’est pas une pratique que je vais rapporter à Montréal!), on prend place dans la salle rectangulaire avec les autres occupants du temple.

    Je ne savais pas trop à quoi m’attendre… mais certainement pas à ça ! On nous remet à l’entrée, 2 feuilles : une qui nous indique comment déposer l’encens dans l’encensoir lors de la cérémonie et une autre, recto verso, sur le chant qu’on va chanter… C’est clair qu’ils ne m’ont jamais entendu pour me proposer ça! Nous sommes tous silencieux, derrière les 5 moines qui animent la cérémonie. Petits mots de remerciement en japonais à l’attention de Bouddha puis tout d’un coup, sorti de nul part, tous se mettent à chanter des monosyllabes interminables : AH AM A VE RO HO MI ABY APA JJO HO MI ANÎ GHO HO MI …
    Moi, comme un con, je cherche sur les papiers pour suivre et chanter avec eux! Mais c’était pas encore mon tour 😞
    Pis ça dure 45 minutes de même… Orélie cogne des clous à côté de moi mais je suis convaincu que c’était une ruse… elle devait pratiquer le chant dans sa tête parce que lorsque c’était enfin notre tour, elle était bonne la p’tite criss ! Moi, je te faussais ça admirablement mais elle, elle était sur la coche.. je crois même avoir vu un rayon de soleil descendre du ciel sur elle!

    La cérémonie terminée, le moine qui la célébrait vient s’assoir avec nous et commence à nous raconter une histoire en japonais. C’était beau de le voir aller, dans ses yeux, il y avait de la passion… Je ne suis pas encore super bon en japonais mais de ce que j’ai compris, il nous parlait de la conquête de la Coupe Stanley par Maurice Richard de 1956… Ou quelque chose du genre… 😉

    Manger au temple est supposé être une expérience géniale donc la veille, on a réservé le déjeuner après la cérémonie. C’est un peu cher (2000Y (23$) par personne) mais on est là pour l’expérience donc aussi bien la vivre à fond! On s’installe sur nos petits cousins, par terre, et devant nous sur la table, notre repas : soupe miso, riz, galette de tofu aux légumes, 2 petits plats de légumes et un thé vert froid. En silence, on mange mais on voit dans les yeux de l’autre : « On va au Family Mart drette en sortant! »

    On se dirige dans un premier temps vers les Portes de Koyasan, puis ensuite nous nous rendons au Cimetière de Okunoin. Bien que nous soyons dans un endroit synonyme de mort, le lieu est beau, apaisant et même coloré grâce au contraste entre le gris de la pierre, le vert des arbres et de la mousse, et la multitude de petits Bouddha vêtus d’une tuque et d’une petite bavette rouges. Une heure après avoir franchi l’entrée, Orélie me dit : « Je ne savais pas que c’était si long! » Et moi de lui répondre « c’est sûr ça va moins vite quand tu t’arrêtes 5 minutes tous les 10 pas pour prendre des photos ! On n’a fait que 500 mètres sur les 2km ! » J’ai eu droit à un regard mi-« Tu as raison », mi-« Va chier » en réponse… L’endroit aurait été super paisible si ce n’était pas de la criss de toune d’à matin qui jouait dans ma tête tout du long… ggrrr!!

    Nous sommes dans le train, direction Osaka. Nous sommes proche de devoir changer de ligne, mais je suis distrait à chercher des renseignements de notre prochain hébergement dans Agoda et, vite vite c’est ici qu’on débarque! On bondit de nos sièges, on attrape nos sacs et on se jette sur le quai. Les portes du train duquel on vient de sortir se ferment et on le regarde partir, avec à son bord, les lunettes de soleil Ray Ban d’Orélie sur notre siège… Petite course vers le bureau pour payer qui contacte le train et les lunettes nous attendent sagement 3 stations plus loin! Ouf! Vous connaissez Orélie et à quel point elle aime ses lunettes : ça a(urait) fait un drame !!

    Après notre check in , on part souper mais en se lançant un défi : trouver un resto qui n’a aucune indication extérieure sur ce qu’il propose et commander sur le menu en japonais sans avoir le droit aux images ou à Google Translate! Je pars désavantagé car ce que je commande est souvent moins bon qu’Orélie mais j’ai la foi, cette fois-ci sera la bonne! Les yeux fermés, on commande chacun de quoi, on verra… Suspens… Les plats arrivent et… ce soir, on mange des ramens! Et pour une fois, mon plat était meilleur…

    C’est donc avec la maudite toune bouddhiste que je vais me coucher… À demain si je ne vire pas fou d’ici là…