Catégorie : 2019 – Anecdotes en Asie

  • FIN des Anecdotes en Asie : Jour 27 : Bangkok

    Fin de voyage pas vraiment comme prévu…

    Durant la nuit, un très gros orage s’est abattu sur l’île au point où l’on se demandait si notre bungalow, qui laissait déjà entrer les fourmis de partout, allait tenir le coup ! Ayant survécu aux éclairs et pluies diluviennes, on prépare nos affaires de façon à ce qu’on n’enregistre seulement 1 bagage en soute donc on a chargé l’un de nos deux sacs… Le mien! Orélie a shippé 12 lbs de son sac dans le mien et elle gambade comme une gazelle alors que je fais le p’tit mulet.

    Dernier check avant de quitter la chambre : j’ai mes lunettes, mon sac, mon cellulaire, mon passep… merde, il est où?! Je cherche, cherche, je ne le trouve pas mais j’ai un pressentiment. À l’arrivée à chaque hôtel, ils font une photocopie de ton passeport et c’est déjà arrivé qu’ils aient oubliés de nous le redonner. Je retourne à la réception, mais comme je vous le disais hier, aucun service, ressort de merde. Donc je soulève le capot de l’imprimante et voilà, j’ai mon passeport!

    On prend le ferry de 11h45 pour retourner sur la terre ferme et prendre notre vol pour Bangkok. Pour embarquer dans le bateau, on doit acheter son billet mais également réserver sa place à l’horaire que l’on souhaite. Mais plusieurs personnes dans la file ne l’avaient pas fait et même s’ils ont été avertis, sont montés à bord. Fait qu’arrivé à nous, pu de place. Euh non, on a réservé nous alors fuck off on embarque pareil ! Moralité, on a dépassé la capacité de 9 personnes et il y a des bagages partout. On est tout à l’avant, même pas assis sur de vrais bancs et pas protégé des éclaboussures des vagues. Craponnes-toi parce qu’il ne va pas moins vite pour autant ! Et tout le long des 45 min de trajet, je me dis que les vestes de sauvetage sont dans la petite cabine sous les sacs et dont la porte est bloquée par d’autres sacs. Tout ça en chantant « C’était un tout petit bateau sur les eaux du Pacifique… » (même si on n’est pas dans le Pacifique!)

    On arrive finalement au port, les fesses serrées, une crampe dans la main qui tenait ce qu’elle pouvait tenir et le brushing défait. On appelle un tuktuk pour se rendre au bureau de poste prêt du marcher pour envoyer les 68 cartes postales. On débarque et, hum, il est où le bureau de poste?! On cherche, on cherche, mais y’a vraiment rien qui ressemble à une poste. Pourtant, il est marqué comme étant en face de nous et ouvert sur Google Maps… On demande à la pharmacie d’à côté qui nous apprend qu’elle a brûlé depuis un bout et qu’on aurait peut-être plus de chance à l’autre. Il nous a dit ça comme si on lui demandait la météo, comme si c’était un évènement « normal »…

    Après avoir finalement trouvé la poste et accomplit notre mission, direction l’aéroport. Cette dernière heure de route nous permet de constater pour une dernière fois, le chaos qui s’est abattu sur Sihanoukville. Hier pendant le souper, on a appris que le Cambodge avait interdit les jeux en ligne depuis le 1er janvier 2020 pour contrer le blanchissement d’argent. Bien que je ne comprenne pas exactement comment ça marche, il y a déjà une trentaine de casinos qui ont fermés leurs portes depuis l’annonce en août 2019. Même s’il en résulte des pertes d’emploi, ça nous donne espoir que les locaux pourront se réapproprier leur pays. 🤞

    Mais malgré cela, on est un peu soulagés de voir qu’on n’est pas les seuls à être pressés de partir, notre compagnie aérienne aussi ! Notre vol est parti avec 25 minutes d’avance ! Une première, un avion en avance!

    C’est notre dernière jour en Asie, demain direction la Suisse pour ensuite atterrir à Montréal. Aussi bien profiter de cette dernière nuit pour vivre une dernière fois l’effervescence de Bangkok : direction le quartier des backpackers où bars avec musique live, massage et bouffe de rue se succèdent. Mais ce que je cherchais était un autre type de bouffe : des bébittes! Je trouve enfin! Scorpions, Larves, Serpents, Tarentules et autres trucs du genre. Bon, qu’est-ce que j’essaie? Je regarde Orélie qui me dit très clairement qu’elle ne m’accompagnera pas dans cette expérience culinaire. Hummmm… Ok… Essayons… Le scorpion! J’aimerais bien vous dire le goût que ça a mais, trop dur à décrire, vous allez devoir l’essayer vous même. 😉

    Un voyage n’est pas un vrai voyage sans un désagrément important : la maladie du voyageur… Jusqu’à présent, on avait été assez chanceux de ne rien avoir pogné. Mais lors de la dernière journée, on a dû manger quelque chose de louche (et non, ce n’est pas le scorpion) parce que depuis, on est tous les 2 malades comme on ne l’a jamais été en voyage. Imodium et Gravol n’ont aucun effet : vous pouvez imaginer que les 12 heures d’avion ont vraiment été pénibles… On atterrit enfin à Zürich et on avait prévu un souper avec des amis d’Orélie qui se sont tappés 300 km pour venir passer la soirée avec nous. Tant bien que mal, on se rend en direction du Zermatt, un resto spécialisé en fondue au fromage; après tout, on est en Suisse! Et bien, ce fût les meilleures 4 bouchées de fondue que j’ai mangé avant que les crampes et les hauts le cœur recommencent. Pour dire à quel point on feel pas, Orélie a refusé de manger du chocolat! Après une nuit pas assez longue pour récupérer, on est maintenant sous antibiotiques et on s’enligne pour un vol de 8h30. On croise les doigts pour que cette fois, on passe plus de temps à notre siège qu’aux toilettes. 😣

    C’est donc la fin pour ce voyage! J’espère que je vous ai donné un peu le goût de visiter ce petit coin d’Asie que ce soit pour les temples de Bagan, pour Angkor Wat, pour manger des tarentules ou pour les crampes d’estomac (Je sais, je vous vends du rêve!). Et un merci particulier à ma chérie qui corrigeait chacunes de mes anecdotes. Si ça me prenait environ 1h à écrire chaque soir, elle mettait également beaucoup de temps à corriger des fautes et réécrire lorsque je ne perdais dans les détails. Des mots que vous compreniez pas ? C’est elle ça… 😉

    On se revoit bientôt, pour de nouvelles Anecdotes en direct de l’… 🤐

  • Asie : Jour 26 (Koh Rong Samloem)

    Asie : Jour 26 (Koh Rong Samloem)

    Avant dernière…

    On se réveille une dernière fois dans notre « cabane », endroit imaginaire délimité par le moustiquaire rond au dessus de notre lit rectangle. L’idée est bonne, voire indispensable, si je veux pas retrouvée ma blonde toute boursouflée par les centaines de piqûres de moustiques, mais quand tu te lèves la nuit pour aller aux toilettes, que tu oublies ce criss de filet et que tu restes pogné dedans comme une mouche dans une toile d’araignée, ça gosse!

    On prépare nos sacs pour aller dormir sur l’île aujourd’hui et pendant que je fais le checkout, je suis plus ou moins surpris que la réceptionniste ne me fasse pas de remarque sur le fait que nous partons une nuit plus tôt. Quoi que, il suffit d’un coup d’œil en direction de la plage complètement saccagée pour comprendre…

    Hop dans le ferry et en 30 minutes nous voilà de retour sur cette plage quasi-paradisiaque. Le bungalow qu’on a booké est directement en face du port, ce qui fait que beaucoup de gens passent et donc.. ok non, j’essayais de justifier mais on a un service de merde, pas moyen d’avoir quelqu’un pour nous servir à la réception et ensuite au restaurant donc à part l’emplacement, on repassera.

    Je ne vous détaillerai pas notre journée car, ahhhh pis finalement si, lol ! Pendant qu’Orélie brûlait tranquillement mais sûrement à force de nager et de flotter dans cette eau turquoise, moi j’alternais entre baignade, bière à l’ombre et volleyball. Tsé, la dure vie!

    Au souper, petit BBQ sur la plage où j’ai pu manger de l’anaconda alors qu’Orélie dégustait une… lol… excusez mais je ne me suis pas beaucoup moqué d’elle du voyage mais là, je vais devoir faire une exception. Elle a commandé des calmars et ils n’ont pas crus bon d’enlever l’encre avant de le faire cuire. Imaginez un enfant qui fait de la peinture pour la première fois, ben c’était juste un peu moins pire quand ça l’a « explosé » au contact du couteau. Figure, bras, chandail : tout a été arrosé. C’était presque du Pollock !! 😂😉 Pour ceux qui ne connaissent pas la référence, un enfant qui mange du spaghetti pour la première fois, même chose!

  • Asie : Jour 25 (Sihanoukville)

    Asie : Jour 25 (Sihanoukville)

    Aujourd’hui, plongée!!! C’est con mais même pour moi qui ne suis pas un excellent nageur, la plongée c’est un tout autre monde et je ferais ça à la journée longue si je le pouvais !

    Mais commençons par s’y rendre… Chaque fois qu’on emprunte une route en tuktuk, ici, c’est au péril de notre vie car, comme je le disais hier, les routes sont toutes défaites. Mais aujourd’hui, un petit détail nous saute aux yeux… L’armée et la police sont présentent tout au long de notre plage (qui fait plusieurs kilomètres). Humm? Whatever, on s’en va sur les îles en face de Sihanoukville donc ce qui se passe sur le continent, aujourd’hui, on s’en fout. Sauf qu’avant de prendre le ferry, il faut aller retirer de l’argent car sur l’île, il n’y a pas d’ATM car internet n’est pas assez sécuritaire pour de telles transactions. Première fois que j’entends ça! On se rend donc aux 6 différents ATM du port mais aucun ne fonctionnent… Merde! On décide donc de marcher vers la « ville » (lire ici « enchaînement d’immeubles en constructions au milieu de routes de terres ») où on finit par trouver, entre deux amoncellement de matériaux de construction, un guichet qui fonctionne.

    Hop dans le bateau et 35 minutes plus tard, on se retrouve au paradis. Ok, ça c’est une plage! Tous les hébergements et commerces sont en bordure de mer, aucune route, donc tu marches dans le sable ou tu te promènes en bateau. À ce moment, Orélie me regarde et me dit « On laisse faire la dernière nuit et on book ici? ». Fuck it, on ne vie qu’une fois!

    Rendu au Scuba Nation, on se rend compte qu’avec nous pour la plongée, il n’y a que des gens en baptème ou en certification. On sera donc que tous les 2 avec notre Dive Master, Yi. Super attentionnée, dans l’eau où la visibilité n’est à peine que de 5 mètres à cause de la pollution, elle réussit à nous montrer plusieurs espèces marines : Raie, Sèche, Étoile de mer, Poisson clown et son Anémone, Chelmon ainsi que 3 immenses Barracuda. On a même vu un Hippocampe!! Je pensais qu’il était mort parce qu’il était à terre et qu’il bougeait à peine quand elle le touchait : c’est un peu décevant vu que je m’attendais à le voir comme dans les p’tits bonhommes qui font la course mais c’était cool à voir pareil! 😁

    Au retour, je demande à un autre instructeur (un français…), ce qui se passe à Sihanoukville et j’ai pu avoir un peu plus de détails. En gros, la Chine a un nouveau projet qui s’appelle « Une côte, une route » (One belt one road) : une route qui passerait et donc relierait, différents pays asiatiques directement à la Chine, où, évidemment, on retrouverait des hôtels, casinos et ports sous contrôle chinois… et avec ça, viennent blanchiment d’argent et mafia. Ce qui donne le résultat dont je vous parle depuis hier… En plus, il m’explique qu’au Cambodge, il n’y a pas de système de traitement des déchets parce que, jusqu’à il y a une dizaine d’années, la majorité de leurs emballages étaient organiques : ils jetaient tout ça et le brûlait ensuite. Mais alors qu’aujourd’hui le plastique est majoritaire, ils ont du mal à changer leurs habitudes et ils n’ont pas encore eu le temps de mettre de système en place : ce qui explique que le pays est très sale et que lorsqu’ils brûlent leurs déchets, les fumées qui s’en dégagent sont polluantes.

    On rentre à l’hôtel, un peu tristes de quitter cette tranquillité pour retrouver le bruit des machines et la poussière partout; rien pour nous enchanter. Dans le tuktuk du retour, on se rend compte que tous les commerces en bordure de plage ont été réduits à néant par les bulldozers qui accompagnaient l’armée ce matin. Ici des feux, là des camions remplis de déchets par des pelles mécaniques. Et lorsqu’on arrive à notre hôtel, la plage est déserte : plus de tables, plus de chaises, plus de parasols… Le dernier repas servit en bordure de plage, c’était celui qu’on a eu hier.

    En parlant avec notre hôtel, elle nous explique que le gouvernement a décidé de tout détruire pour agrandir la route en bordure de la mer… Une côte, une route…

  • Asie : Jour 24 (Sihanoukville)

    Asie : Jour 24 (Sihanoukville)

    On arrive bientôt à la fin de notre voyage alors on avait prévu de se gâter un peu avant de retrouver le froid et la neige : direction la plage et le soleil, dans seulement… 7 heures d’autobus! Le bus partant à 7h30, on nous demande d’être dans le lobby de notre hôtel dès 6h30 pour que l’on viennent nous conduire à la station de bus. On est évidemment à l’heure et on attend. On attend… Et on attend encore. 6h45, 7h, 7h15, 7h20, 7h25 et toujours personne… Une mention très claire sur le billet stipule que si on arrive en retard pour l’autobus, too bad et comme il ne reste plus de départ pour la journée, ça fuck nos plans pas pire. Le pick up finit par arriver à 7h35 (ça valait la peine de nous demander d’être prêt y’a 1h, cabochon !) et nous amène au terminus. Wow, pour une fois, on a un gros autobus de luxe avec de la place pour les jambes et même des toilettes : une denrée rare ici !

    Même s’il était confortable, après 7h, on avait hâte de sortir du bus. Quoi que ! Car, en arrivant à Sihanoukville, une ville balnéaire tout ce qui a de plus normale, on a l’impression d’arriver dans une ville en guerre ! Depuis 2 ans, la ville a vu des investisseurs chinois débarquer avec leurs projets, transformant complètement la ville. Depuis, près d’une centaine de casinos et d’hôtels se sont, ou sont en train, d’être construit. C’est un enchaînement de chantiers, d’immeubles éventrés et de matériaux de construction. Il n’y a plus aucune route : elles ont toutes cédées sous le poids des camions qui passent jours et nuits. On roule désormais sur de la terre qui génère beaucoup de poussière au point où des camions citernes arrosent les rues de sable pour limiter le propagation et essayer que l’air soit respirable. Il y a des déchets par-tout, c’est vraiment dégueulasse. Le couple de plongeurs qu’on avait rencontré en Thaïlande nous avait dit que ce n’était plus ce que c’était, mais rien ne nous préparait à ça!

    On appelle notre tuktuk car, veut veut pas, on a booké l’hôtel pour 3 nuits ne s’attendant pas à ce chaos! L’endroit est bien, d’un côté de la rue, hôtel avec petits bungalows individuels et piscine, et de l’autre côté, tables et chaises du restaurant de l’hôtel ainsi que parasols et chaises longues sur le bord de la plage. Si on oublie les 3 gros hôtels qui se construisent juste à côté et qu’on fait abstraction des nuisances sonores et visuelles des chantiers, on pourra relaxer!

    On décide d’aller prendre une marche pour se rendre à la plage de Otres, plage juste à côté de la nôtre, où il devrait y avoir plus de vie (et on l’espère, moins de chantiers). Le chemin étant fermé (?), on décide de passer quand même afin de sauver le détour de 45 minutes. On marche enfin sur la plage mais toutes les boutiques et restaurants du bord de mer semblent à l’abandon. Ici et là, on voit une personne ou un commerce qui survit mais ça semble laborieux. On s’arrête pour prendre un drink et regarder le coucher du soleil, mais disons que la propreté de la plage brise un peu la magie à un point tel qu’Orélie s’est levée par 3 fois pour ramasser des déchets qui flottaient pour de les mettre aux poubelles. Sachant qu’on avait le choix de dormir sur l’une des îles au large, on commence vraiment à regretter notre décision…

    Autant le coucher de soleil était magnifique, autant les 43 grues gâchaient un peu la vue. On rentre donc à l’hôtel un peu triste de tout ce gâchis motivé seulement par l’argent. On essaie de se consoler en soupant sur le bord de la mer pour un repas qui sera, le dernier… Je sais : quel cliffhanger !!

  • Asie : Jour 23 (Phnom Penh)

    Asie : Jour 23 (Phnom Penh)

    Bing Bang Boum Badaboum ! 6h30. Les travaux dans les immeubles tout autour de notre hôtel commencent. Calvaire ! Pour une fois qu’on pouvait se lever « tard »…

    Comme je vous le disais hier, le voyagement entre les villes est un peu handicapant fait qu’on n’a qu’une seule journée pour visiter la capitale Phnom Penh. Et comme on a booké un cours de cuisine de 3h ce matin, on va devoir être vraiment efficace dans notre visite ! La seule bonne nouvelle là-dedans, je n’aurai pas besoin d’écrire trop souvent le nom de la ville; on sait jamais où mettre les maudits ‘H’ dans ce nom là 😇

    Nous sommes 10 dans le cours de cuisine : nous 2 et un groupe de 8 italiens. L’ambiance va être moyenne surtout qu’ils ne se parlent qu’entre eux et qu’Orélie me dit à la blague « Les Italiens et les Français, ça ne se mélangent pas ». Ça promet! Après une petite visite au marché local, on revient au restaurant pour faire nos repas. Formule habituelle : chacun cuisine son plat en fonction des instructions du chef. En gros, si tu te plantes ou tu mets trop de piment dans ton plat, c’est ton problème parce que c’est toi qui le mange!! Après plus ou moins 3 heures de cuisine et un bout de doigt en moins (ouin, la pelure de l’échalote a glissé et mon couteau a accoté sur mon pouce), on déguste une salade de mangue verte en entrée, un Amok de poulet ou poisson (au choix) comme plat et en dessert, un riz collant et mangue jaune. Mangue jaune et verte? Ouin, au Québec on a principalement la mangue jaune, celle qui est sucrée mais ici, ils ont une mangue dont l’intérieure est vert et qui est amer. Ce n’est pas mauvais bien âpreté mais il nous ait arrivé d’acheter de la verte dans les derniers jours et quand tu t’attends à son goût sucré réconfortant dans une longue journée chaude de marche, t’es crissement déçu !

    Prise #2 pour aller voir le Palais Royal maintenant qu’on sait qu’il faut y être avant 4h. Il est 1h PM, on est correct pour… criss tu me niaises?! C’est fermé sur l’heure de lunch, et ça ré-ouvre à 2h pour fermer à 4h. Ils ont les mêmes heures d’ouvertures que Desjardins… Fuck it, on décide de se rentre au Tuol Sleng qui était une des prisons/lieu de torture que des Khmers Rouges avaient installés à travers le pays.

    Avant de lire le prochain paragraphe, un gros avertissement : bien qu’il reflète malheureusement la réalité et donc la cruauté humaine, ce que vous allez lire n’est super joyeux.

    Le site, aussi appelé S-21, était un site de torture et d’assassinat. Officiellement, il ne s’agissait pas d’une prison mais d’un site de rééducation et d’interrogatoire, dans l’enceinte d’un ancien lycée français. Pendant les 3 ans, 8 mois et 20 jours où les Khmers Rouges ont contrôlés le Cambodge sous le régime de Pol Pot, entre 1.7 et 3 millions de personnes ont été tuées dont 12 000 à 15 000 dans cet édifice. Seules 7 personnes sont ressorties vivantes de S-21, et 14 corps de prisonniers ont été retrouvés sur place, abandonnés à leurs sorts par leurs geôliers. La torture était monnaie courante pour briser les hommes et femmes qui arrivaient (les enfants étant tués dès leurs arrivés) afin qu’ils avouent n’importe quel crime qui pourrait justifier leurs morts. Ils étaient enchaînés 24h sur 24h sauf lorsqu’il étaient emmenés en salle de torture, des fils barbelés étaient installés partout pour les empêcher de se suicider en sautant d’un balcon et, ils ne devaient jamais crier, même lors de sévismes sous peine d’être battu encore plus fort. Certaines catégories sociales étaient considérées comme plus suspectes et étaient ciblées : les « intellectuels » étaient pourchassés et devaient se débarrasser de leurs livres, même de leurs lunettes, pour échapper aux persécutions. Toute forme d’expression artistique ou de divertissement, y compris les chants d’amour ou les plaisanteries, étaient bannies, seuls les chants et poèmes révolutionnaires étant tolérés. La ligne de conduite des autorités khmères était celle d’une déshumanisation totale, d’une négation de la valeur de la vie humaine.

    Le site est très lourd et si j’écris ces quelques lignes, c’est pour qu’une telle tragédie, qui a existé, ne soit jamais oubliée et ne se reproduise plus jamais.

    Désolé si votre bouchée de toast passe croche un peu, notre dîner aussi ne passait pas trop bien. On se dirige alors au Russian Market à quelques rues de là, l’endroit parfait si tu veux trouver sous le même toit : des bijoux, un moteur, du linge, de la bouffe et fournitures scolaires. Orélie en a profité pour acheter le même (bip) de sac que toutes les touristes se sont achetées ici. Contrefaçon à 10$ au lieu de plus de 100$ au Canada, c’est une aubaine!

    Comme hier, passé 16h30, plus rien n’est ouvert, alors comme hier on va visiter une microbrasserie ! Ben quoi, c’est de la culture aussi d’apprendre comment on brasse la bière au Cambodge 😉 Petite cour retirée où abondent les plantes exotiques : l’endroit est super accueillant. On commande 2 plateaux de dégustation ce qui nous permet de goûter à 6 des 8 bières sur le menu. Au milieu de notre dégustation, un homme en complet vient se présenter, nous demande comment on trouve la bière et nous demande s’il peut faire quelque chose pour agrémenter notre soirée. Le propriétaire, qui brille par sa prestance, nous apporte sur son bras, les 2 bières manquantes afin qu’on puisse tout goûter. Super attention!

    On va se coucher assez tôt après une bouffe de rue car on bouge encore demain, mais cette fois pour aller relaxer au bord de la plage dans le sud du Cambodge. Ça va faire du bien, rien faire!

  • Asie : Jour 22 (Phnom Penh)

    Asie : Jour 22 (Phnom Penh)

    Encore une journée de voyagement… Le Cambodge n’est pas immense mais, contrairement au Myanmar, on fait les transferts d’une ville à l’autre en bus. On a alors le choix entre hypothèquer plus d’une demie-journée ou de sacrifier une nuit de sommeil. Et pour le trajet Battambang/Phnom Penh, on a plus de 2h30 de retard… Alors on se commande un taxi en sortant du bus pour faire notre check-in et déjeuner-dîner dans l’espoir de voir 1-2 trucs dans la journée.

    Premier arrêt de notre liste : le palais royal et la pagode d’argent. Il est 16h17. On aura peu de temps, mais on en a vu tellement des pagodas qu’on a suffisamment de temps ! Mais on nous refuse l’accès: le site ferme à 17h mais ils arrêtent l’admission à 16h… et on s’aperçoit que c’est le cas pour toutes les attractions touristiques que nous voulions faire… Enfin, presque toutes : les bars eux viennent d’ouvrir ! Donc tant pis pour la culture, et allons boire ! D’autant plus qu’on a du monde qu’on connait en ville, alors un p’tit coup d’fil et voilà un ancien d’Ubisoft et sa copine qui arrivent prêt à boire avec nous!

    Donc petite microbrasserie, bouffe de rue au milieu des locaux (8$ à 2 pour trop de bouffe et 2 bières, on aime ça!), pour finir les pieds dans la piscine avec « une » petite bière. Une soirée parfaite, si ce n’était des maringouins qui se sont invités… Mais pour le reste, génial! Merci Robin et Agnès pour la belle soirée et bonne continuité de voyage! Sur ce, on vous laisse, on doit aller se gratter les piqûres ! 😣

  • Asie : Jour 21 (Battambang)

    Asie : Jour 21 (Battambang)

    Aujourd’hui, c’est une journée d’activité de gars. Entk, c’est ce qu’Orélie me dit pour justifier que je vais me taper un spectacle de danse traditionnelle ou du magasinage d’ici la fin du voyage !

    Le déjeuner nous laissant un peu sur notre faim, je propose donc d’aller manger en dehors de l’hôtel mais comme on est en dehors de la ville, le choix est plutôt limité! « Oh regarde chérie, quelque chose qui ressemble peut-être à possiblement une place qui fait à manger » dis-je avec ma meilleure voix de vendeur de char d’occasion. De loin, le repas de nouilles avec crevettes le plus douteux depuis le début du voyage, sans oublier le Coca de marque maison qui était au soleil depuis 7h ce matin. Un vrai réééééégal! Espérons que nos estomacs assumeront ce choix osé… 🙄

    Notre chauffeur arrivé, on part à l’aventure mais, encore une fois, vraiment très doucement… À sa défense, les routes sont encore moins praticables qu’à Montréal (et oui, c’est possible!), et plus vite, il risque de perdre une roue : Bienvenue à Battambang!

    Par contre, Marcel (ouais, on appelle tous nos chauffeurs Marcel, c’est plus simple) est super gentil et attentionné, arrêtant pour qu’on puisse prendre des photos, nous donner des explications, et même pour nous acheter des spécialités locales à manger. On essaie tout d’abord, du sticky rice avec des beans cuits dans du lait de coco et mis dans un bamboo. Est-ce bon? Facque, c’est ça là, y fait beau dehors…

    Marcel nous arrête ensuite pour nous acheter notre collation d’après-midi. Petite devinette : je suis petit, j’ai 4 pattes, je fais partie de la famille des rongeurs et je suis des villes ou des champs. Je suis? Je suis? Et oui, un rat ! Mais grillé sur le BBQ, ça goûte le poulet. Le gars juste avant nous en a commandé 5 bien dodus. Le mien était tout p’tit… Et j’ai même réussi à en faire manger à Orélie !! 😁

    Notre première activité de la journée est du « Bambou Train » : on voyage sur une petite plateforme en bois, propulsée par un moteur (autrefois avec un bamboo), qui se promène sur une ancienne track de chemin de fer plutôt croche. Ça n’a l’air de rien comme ça mais à 35km/h sans aucune protection, un déraillement ferait des dégâts. Un petit trajet de 10 km pour voir le côté agricole du Cambodge. Mais la twist dans tout ça, c’est qu’il n’y a qu’une seule voie alors que tu peux rouler dans les deux sens. Mais qu’est-ce qu’on fait quand on croise une autre embarcation? Et bah on démonte l’une des 2 en trois morceaux (plateforme et les 2 essieux) pour laisser passer l’autre et on le remonte après. La version IKEA des moyens de transport!

    On se dirige ensuite vers des Killing Cave : pendant la période où les Khmers Rouges gouvernaient le pays, les habitants y étaient tués et leurs cadavres jetés dans le précipice (je vais vous en reparler plus tard). C’est plutôt morbide mais ça fait parti de l’histoire du pays donc, on fait un petit d’arrêt quand même avant de continuer l’ascension pour observer la vue du sommet de la montage. Là-haut, plusieurs singes vivent, se nourrissant des restants des touristes. On s’aperçoit même que certains singes on surpassé quelques touristes en terme de QI…

    On redescend rapidement parce qu’à 4h30 on doit se diriger vers l’attraction principale de la journée pour moi ! On escalade une petite paroi et on s’installe pour le coucher de soleil. Encore un coucher de soleil? Nah, c’est bien mieux que ça !! Au coucher du soleil, des chauve-souris envahissent le ciel en sortant de leur grotte pour aller se nourrir. Mais ici, on ne parle pas de 10-15 chauve-souris, mais de plusieurs MILLIONS qui sortent pendant une trentaine de minutes, comme une vague interminable. Elles se regroupent après par plus petits groupes et forment des espèces de nuages noirs. C’est hal-lu-ci-nant !

    Dernier arrêt de la journée : show de cirque. Mais pour s’y rendre, on a toute une expérience… La nuit est tombée et on a 45min de tuktuk à faire sur des routes non éclairées, ce qui, ajouté à leur façon de doubler (tout le monde double tout le monde au simple bruit du klaxon), est assez voire très dangereux. Pour décrisper la boule de nerf terrorisée à côté de moi, je la fais parler de n’importe quoi, aussi bien de la construction de la Tour Eiffel que de qui était Mussolini, tout en lui demandant de fermer les yeux (juste au cas). À l’arrivée, Orélie s’était tellement cramponnée à l’accoudoir que ses doigts étaient complètement engourdis…

    Heureusement, la prestation des étudiants de l’école de cirque Le Phare nous a changé les idées. Les numéros, sans être d’une grande innovation, étaient très bien exécutés et ils étaient vraiment fiers de leur travail.

    On rentre donc à l’hôtel après une journée bien remplie, mais y’en a une qui meurt de faim parce que les menus de la journée étaient loin de la rassasier… Et cette histoire finira mal : quand tu commandes de la confort food (un bon burger), et que tu finis avec des spaghettis COUPÉES et épicées… Alors que moi je suis bon, un rat entier, ça remplit son homme! 🤪

  • Asie : Jour 20 (Battambang)

    Asie : Jour 20 (Battambang)

    Ce matin, on profite du bord de la piscine relaxe une dernière fois vu qu’on change de ville après dîner. Orélie écrit ses cartes pendant que moi, je chiale que l’eau est froide. À quelques occasions dans le voyage, j’ai booké des hôtels avec piscine en me disant qu’on pourrait en profiter mais avec des journées bien remplies, on manque un peu de temps. Ça, et le fait qu’à part la piscine de Ao Nang, elles étaient toutes fucking frettes !

    Après un bon dîner de viande de crocodiles (curry pour moi, amok pour Orélie.. je vous l’avais dit qu’elle ne mangeait que ça), on embarque dans une minivan avec 10 autres personnes pour se rendre à Battambang. Ça va sentir l’esprit d’équipe à l’arrivée puisqu’il n’y a pas de climatisation et que le voyage, initialement de 3h, s’étire à 4h45… Je pense que c’est une attrape pour qu’on achète de la crème glacée à l’arrêt pipi. Et ça marche !

    À notre arrivée à Battambang, on se fait littéralement sauter dessus par des chauffeurs de tuktuk avant même d’être sortis du bus. Osti que ça nous agresse !! Pour avoir un peu de tranquillité, histoire de repérer notre hôtel sur la carte, on marche quelques pas pour héler un taxi. Malheureusement, on tombe sur un chauffeur qui ne parle pas à mot d’anglais et comme notre hôtel est un peu en dehors de la ville, les choses se corsent… Imaginez 3 personnes qui essaient de parler la langue des signes sans connaître la langue des signes : on regretterait presque d’avoir fuit les tuktuk à la sortie du bus! Mais après avoir installé une Xième application de taxi, on finit par arriver à l’hôtel pour 1$ US. On s’en sort pas si mal finalement !!

    L’hôtel est beau, propre et semble neuf, très neuf même ! Et si je me fie au nombre de clés sur le comptoir, on doit être 4-5 clients pour une cinquantaine de chambres. Tant mieux, plus de tranquillité pour nous !

    La porte de la chambre à peine refermée, on cherche d’où vient cette musique vraiment forte qui joue. La tv est fermée, ça ne vient pas de nos cellulaires non plus… Merde, ça vient de dehors et c’est incroyablement fort. On regarde par la fenêtre mais on ne voit rien : pas de fête à l’horizon ni au un indice qui nous indique d’où cela peut venir… Un petit appel à la réception et hop, on change de chambre : y’a plein de la place anyway !

    Souvent, je vous écris avec un fond de télé. J’essaie de trouver une chaîne qui diffuse des films plus ou moins récents pour m’aider à rester éveillé. Aujourd’hui, pas de chance, il n’y a rien d’autre qu’une traduction cambodgienne d’un vieux film de Steven Seagal qui joue. Ouin ben, j’ai le choix entre ça et TV5, donc, humm… à choisir entre la peste et le choléra, bah, je vais aller me coucher! 😉

  • Asie : Jour 19 (Angkor Wat – Banteay Srei)

    Asie : Jour 19 (Angkor Wat – Banteay Srei)

    La prochaine visite, pour être franc, ne me tentait pas trop. Le temple, le plus éloigné du site d’Angkor, ne me semblait déjà pas très grand mais si on rajoute les 2h de trajet aller-retour en tuktuk à me faire brasser le cul, j’avoue que je ne suis pas vraiment motivé. Mais bon, après la lecture que m’en a fait Orélie dans le guide, je vais lui donner sa chance.

    C’est donc dans le tuktuk 007, avec un chauffeur qu’on nous présente comme un James Bond qui parle anglais et qui est tellement intelligent qu’il pourrait être guide, que l’on part vers Banteay Srei. Mouais… Notre premier chauffeur était d’une lenteur incroyable. Le 2e jour, on a eu la chance de tomber sur un chauffeur qui lui, damn, ça c’était un driver! Aujourd’hui, on demande pour avoir le même qu’hier mais il n’est malheureusement pas disponible. Le jeune homme à la réception, qui jusqu’à présent a toujours été de très bons conseils, nous assure que ce 3e chauffeur est le meilleur. Comprend l’anglais, oui, rapide non… Entk, on va faire avec!

    Sur le chemin, accoté sur l’accoudoir du tuktuk, tout d’un coup, je ressens une vive douleur au niveau du coude. Criss, je viens de me faire piuqer! Je suis aussi surpris que vous vu la vitesse fulgurante à laquelle on roule (30 km/h top)… mais de toute évidence, une bébitte a dû atterrir entre la cuirette et mon bras et prise de panique, m’a piqué! J’ai même dû enlever le dart qui était resté coincé sous ma peau. Au moment d’écrire ces lignes (3 jours plus tard – je sais, j’ai un peu de retard lol), j’ai encore une pas pire bosse mais je me retiens cette fois de regarder mon médecin personnel, Google, parce que c’est clair, j’ai un cancer ou de quoi du genre…

    On arrive finalement au temple et je dois dire qu’Orélie avait raison d’insister car, pour un temple construit au 10e siècle, il est de loin le mieux conservé de tous ceux qu’on a vu, et a des détails à couper le souffle. C’est dur à décrire, hummmm, allez voir mes photos, cherchez sur Google ou venez au Cambodge le voir car il vaut vraiment le détour (je sais, c’est un criss de détour quand tu pars de l’île de Montréal en te rendant sur la rive sud, mais si vous êtes dans le coin, c’est un must).

    Après la visite, arrêt bouffe au resto annexé au temple. Je prends mon traditionnel curry alors que Dora l’exploratrice, je veux dire, Orélie, décide de prendre le seul mot sans description : un Amok. On se rappelle qu’elle ne mange pas épicé, et donc, qu’elle prend un risque de finir par manger juste du riz blanc. Mais Il s’agit finalement d’un genre de curry cuit dans une feuille de bananier, et c’est très bon. C’est d’ailleurs la seule chose qu’elle va manger maintenant! Heureusement que c’est l’un de leur plat national !

    Histoire de le graver un peu plus dans notre mémoire, on décide de faire un nouvel et dernier arrêt à Angkor Wat. Cette fois, on va regarder, non pas au travers de l’objectif de notre caméra, mais sans Kodak pour seulement regarder, s’imprégner et apprécier.

    Mais avoir des étoiles pleins les yeux ne nourrit pas son homme alors direction le resto du moyen orient conseillé par une amie d’Orélie (celui fermé hier). Bouffe super et propriétaire vraiment sympathique : restaurant Atmosphère, sur la coche !

    À force de marcher, j’ai les jambes fatiguées. Hier, je suis allé me faire faire un massage de pieds et j’ai pensé faire bénéficier de ce petit plaisir à ma chérie. Ben, plaisir… ça dépend si tu es du genre sado maso parce que, sans rentrer dans les détails, je crois que je lui dois une activité de fille d’au moins 30 minutes pour avoir subit ce calvaire… Mais à voir sa face crispée, ça valait le coup ! 🤪

  • Asie : Jour 18 (Angkor Wat)

    Asie : Jour 18 (Angkor Wat)

    Hier soir, couché sur la table d’opération de l’Hospital de Siem Reap, je me dis que je vais sans doute mourir, Google me l’a dit que c’était un cobra qui m’avait mordu la veille! Les médecins, avoir à la main, prêts à l’amputation du bras, me rassure en me disant que je vais quand même pouvoir chauffer un scooter avec juste 1 bras! Mais finalement, je demande un 2e avis venant du médecin, il me dit de simplement mettre de la glace : je suis sauvé!

    Pour célébrer le tout : massage, sushis et party du nouvel an! Massage en duo ce qui me permet de voir la face crispée d’Orelie. De toute évidence, la fille qui la masse n’a pas la même dextérité et talent que la mienne. Elle m’avouera que son massage était aussi pire que celui au Japon (et c’était déjà un 12/10 au niveau de la souffrance). Les sushis tant qu’à eux, étaient très bons mais on a perdu l’habitude : 37 sushis à 2 et on n’a pas réussi à passer au travers… On va devoir se pratiquer de retour à la maison! Pour le décompte du nouvel an, on se rend au coeur du pub street : c’est donc entourés de milliers de cambodgiens dansants et chantants qu’on a fait le décompte de ce changement de décennie.

    Bon, on est rendu le matin, et on est pas trop poké de la veille. En attendant notre tuktuk, on voit une madame habillée d’une robe noire et verte avec son très jeune enfant habillée pareil. Excusez-moi si vous faites ça, mais je trouve ça quétaine. Encore plus, quand tu te rends compte que l’enfant, est en fait, une poupée qu’elle habille selon le linge qu’elle porte (confirmé par un autre couple de québécois qui l’a vu hier!). Je voudrais pas juger mais, trop tard!

    Mais bon, continuons! On part pour le Grand Circuit, celui des temples plus éloignés d’Angkar Wat. À mon avis, ils sont moins grandioses donc beaucoup moins touristiques et plus agréables à visiter. On apprend aussi, via notre chauffeur, que plusieurs des statues ont été décapitées par les Khmers Rouges afin d’être transporté plus facilement et vendu pour financer leur guerre. Mais heureusement, un très gros travail de restauration a été très bien réalisé.

    Il y a un temple que j’ai beaucoup aimé : Ta Prohm. Vous ne le connaissez pas? Mais si! Vous avez vu Tomb Raider avec Angelina Jolie? On l’a voit cueillir une fleur de Jasmin avant de tomber dans un trou. Et bien, le film a vraiment été filmé (en échange de beaucoup de $$$) au Cambodge et cet arbre, est appelé par tous les guides, « The Tomb Raider Tree ». Mais nonobstant ça, le reste du site est génial, montrant les arbres qui ont repris leurs droits sur les constructions humaines. Au point où les équipes de restauration ne sont pas d’accord sur la marche à suivre : retirer les arbres et reconstruire ou laisser la nature reprendre ses droits ?

    On recroise même, 2 fois plutôt qu’une, le couple de plongeurs aux multiples tattoos que nous avions rencontrés en Thaïlande lors de ce grand circuit !

    On termine la journée avec le coucher de soleil au sommet du temple Pre Rup. Mais il est encore un peu trop tôt donc on a 2 choix : faire une sieste dans un hamac ou boire une bière devant le temple. Hummmm… Pourquoi pas les 2! Un coup reposés et avec une bière d’extra dans mon sac, on commence l’ascension dans l’espoir d’avoir un bon spot pour Miss Kodak. On est 1h d’avance et déjà, les places sont limitées mais on arrive à trouver un endroit bien placé. Mini trépied installé, réglages fait, on peut regarder le soleil se coucher sur la forêt. J’ouvre mon petit breuvage sous le regard envieux de ceux qui n’ont qu’un fond de bouteille d’eau chaude, et on profite du moment.

    De retour à l’hôtel, on se dirige vers un resto suggéré par une amie d’Orélie au coeur du Night Market. On arrive à la porte mais on se cogne le nez à une porte barrée; c’est le lendemain du nouvel an pour tout le monde après tout ! On voit un resto plein de l’autre côté de la rue, ambiance cool, on s’y installe et commande nos plats et drinks. On reçoit notre boisson, je reçois mon plat et Orélie attend. Il n’est pas hors du commun de ne pas recevoir les plats en même temps en Asie, mais même après avoir demandé à la fille où était son plat, toujours rien… Y’a même une waitrice qui est tombée sans connaissance durant la soirée (je sais, je suis trop beau…) et notre serveuse est partie avec en tuktuk. Bon, pas de bouffe, pu de serveuse et une addition qui ne correspond pas à notre commande mais qui est moins chère… On criss notre camp d’ici!

    Sur le chemin du retour, Orélie me dit qu’elle peut magasiner avec l’argent économiser vu qu’elle n’a pas manger! On se promène donc dans le marché et comme madame trouve ça difficile de dire « non » aux marchands qui l’accostent pour lui vendre des trucs, elle leurs répond « peut-être plus tard » ou « peut-être ». Moralité, on lui court après pour qu’elle rendre dans les boutiques en lui criant « t’avais dit que tu venais ». Donc, sur le chemin du retour, on s’est pratiqué :
    « Qu’est-ce que tu dis la prochaine fois que tu veux pas acheter une cochonnerie? »
    « Humm.. ee.. non? »
    « Quoi? »
    « Non »
    « PLUS FORT! »
    « NONNNNNN! »
    On va l’avoir à l’usure…