Catégorie : 2019 – Anecdotes en Asie

  • Asie : Jour 17 (Angkor Wat)

    Asie : Jour 17 (Angkor Wat)

    Vas te chercher un café, la prochaine anecdote risque d’être un peu longue car on passe la journée sur le site archéologique le plus grand du monde. Et pour en profiter le plus possible, on commence avec le lever du soleil sur Angkor Wat : Yeah! On met donc le cadran pour 4h15 : Fuck!

    Il fait encore très noir à cette heure-là, mais notre chauffeur est déjà là lorsque l’on sort de l’hôtel. Petit détail qui va prendre toute son importance plus tard… La sécurité du site passée, on prend un guide histoire d’en apprendre un peu sur ce monument. Après avoir traversé le pont flottant (fournit par le Canada), on commence notre exploration à la lueur de nos cellulaires. Il nous montre les impacts de balles encore visibles dans les murs, souvenirs de la libération d’Angkor aux Khmers Rouges. On arrive AU SPOT pour le lever du soleil, celui où tu peux voir le reflet du bâtiment dans l’eau, dès que le soleil va commencer à pointer le bout de son nez. Malheureusement, il y a déjà du monde (une bonne centaine) juste au bord de la marre. Bref, on est en retard car, selon le guide, il aurait fallu arriver à la porte pour 5h et courir tout le long… Tant pis pour la réflexion sur l’eau, nous on veut surtout voir le soleil colorer le ciel au dessus du site : nos photos vont être aussi belles 20 pieds à côté!

    Pendant qu’Orélie installe son matériel photo, le guide nous donne en rafale pleins de petites informations :
    – Angkor Wat, construit dans les années 1100, comptait originalement 12 tours en forme de lotus mais plusieurs ont été détruites durant les guerres qui se sont succédées
    – La fleur de lotus est très importante pour les moines qui suivent son cycle. Ils ne mangent que 2 repas par jour, le matin et le midi puisque vers 12h, la fleur de lotus se ferme jusqu’au lendemain. Le reste de la journée, ils ne prennent que de l’eau ou du thé.
    – On peut être moine qu’à 5 reprises dans notre vie. Il existe des moines « de carrière », mais la plupart des hommes (car les femmes, contrairement à la Birmanie, ne peuvent devenir moine au Cambodge) font des séjours monastiques de plus ou moins longue durée, surtout pour trouver un sens à leur vie ou sortir d’une situation difficile.
    – Lorsque tu entres au monastère, il y a 10 règles à respecter, allant de ne pas blesser de créature vivante à l’abstinence de sexe en passant par aucune consommation d’alcool… Parfait pour te poser des questions existentielles !
    – La majorité des gens ici sont bouddhistes, tout comme au Myanmar, mais les représentation de Bouddha change d’un pays à l’autre. Par exemple, en Chine, Bouddha est représenté par un homme, chauve et bedonnant tant dis qu’ici, toutes les fresques et sculptures le représentent sous des traits à la fois masculin et féminin, pour représenter une sorte de symbiose divine entre les 2.
    – Petite explication sur la signification des mains de Bouddha ainsi que la hauteur des mains lorsque tu salues quelqu’un.
    – Une journée moyenne accueille de 7000 à 8000 touristes dans Angkor Wat (forte majorité de chinois et vietnamiens) mais il y a certains pics, comme notamment aujourd’hui, pendant les fêtes religieuses ou le nouvel an, où voit défiler entre 15000 et 18000 personnes. Ça va être difficile d’avoir des photos sans touristes dessus !

    Bon, quand Miss Kodak a enfin fini de prendre ses centaines de photos (elle en prendra 517 cette journée-là), on rentre enfin dans le temple! Et c’est vraiment beau! Malgré son âge avancé, les guerres, l’érosion et les criss de touristes qui touchent et grimpent partout, le site est incroyablement bien conservé/entretenu et l’histoire raconté par notre guide Proum nous amène mentalement à l’époque où les rois y habitaient.

    Parlant de cet osti là, notre guide, il finit la visite au pied du plus gros monument qu’on peut gravir pour avoir une vue globale du site. Il nous dit : « Je vais vous attendre à l’entrée, juste après le pont. » Parfait, on monte, prend des photos, se balade, c’est super beau. Mais let’s go, parce qu’il n’y a pas que ce temple sur notre liste de chose à voir aujourd’hui. On sort donc du site pour rejoindre Ticon, j’veux dire Proum, car c’est lui qui a le numéro de notre chauffeur de tuktuk… Merde, il est où? Orélie me dit que je suis naïf de penser qu’il n’est pas avec un autre groupe, mais je reste entêté car, criss, on a pas le numéro de notre chauffeur et on a AUCUNE idée de ce à quoi il ressemble (puisque, pour rappel, on l’a vu juste dans le noir 3 min en tout)! C’est donc 30 minutes plus tard et grâce à une photo que j’avais pris du guide qu’on fini par appeler l’autre jambon et retrouver notre chauffeur! Tout ça, à 36°C sans eau!

    Le site est divisé en 2 circuits : le petit et le grand. Notre objectif de la journée est de faire le petit qui comprend plusieurs temples en plus d’Angkor, dont notamment, le plus impressionnant selon nous, Bayon, le temple aux milles visages. Et je dois dire qu’on est très, TRÈS heureux de pouvoir le voir car à partir du 1er janvier 2020, c’est à dire demain, il ne sera plus possible de monter sur la partie supérieure du temple et de s’approcher des visages. La fermeture officielle dit que c’est pour 1 an afin d’étudier le site mais il sera sûrement fermer ensuite pour restoration, ce qui pourrait prendre des dizaines d’années selon notre guide. Bâti par Jayavarman VII, ce fantastique monument, avec ses tours à visages, fut dédié par le souverain au Bouddha dont il diffusa la doctrine toute sa vie.

    Ce fut une journée riche en émotions qui se termina par une mort, quasi certaine, de moi-même. En marchant entre les temples, je mis ma main sur une grosse roche pour m’aider à descendre et bang, je me suis fait mordre par… une tarentule? un scorpion? On ne le saura sans doute jamais mais vu la douleur et la paralysie immédiate provoquée, je dirais au moins un cobra ! Je vais mourir, j’en suis sûr!!

    Mais restez des nôtres, car demain, je vous raconte comment j’ai survécu à une dangereuse morsure de fourmi rouge! 😉

  • Asie : Jour 16 (Siem Reap)

    Asie : Jour 16 (Siem Reap)

    Dernier réveil au Myanmar. 6 am. Direction l’aéroport pour 2 vols back à back qui nous feront passer de la Birmanie au Cambodge avec une petite escale en Thaïlande. Les choix de resto étant restreints à l’aéroport, c’est un Whopper de Burger King qui fut mon déjeuner au plus grand dégoût d’Orélie qui rêvait du buffet de notre hôtel de Ao Nang. Elle me juge mais, elle a sauté sur du McDo à notre arrivée à Bangkok! Entk…

    J’avais lu avant de partir que nous pourrions faire le visa pour le Cambodge directement à notre arrivée, à l’aéroport. On s’était préparés à faire une première file pour faire et payer le visa avec prise d’empreintes et de photo, puis une 2e pour atteindre la douane. Un processus d’une bonne heure. Aussitôt franchit les portes de l’aéroport, on se fait accoster par un monsieur qui nous demande 35$ (au lieu du 30$ mentionné sur le net) et notre passeport pour s’occuper du tout. Hummmm, ça sonne bizarre mais il est habillé avec les habits de l’aéroport, il est dans l’enceinte de l’aéroport donc, ok essayons ! On lui confit argent et passeports (les 2 choses les plus importantes quand tu voyages), et en échange, il nous faut passer directement au carrousel de bagages, en skippant toute la file d’attente de la douane. Et à partir de là, on attend. Normalement, un visa nécessite une photo et prise d’empreintes digitales mais là, rien. Est-ce qu’on s’est fait fourrer?! Le stress de l’attente est palpable mais on voit d’autres touristes dans la même « combine » que nous. 5 minutes… 10 minutes… 15 minutes… Toujours rien… Fuck on fait quoi? Finalement, le gars revient avec nos 2 passeports et notre monnaie en nous disant qu’on peut partir. On comprend pas trop mais, on vient de sauver 1h solide, alors on est dans les temps pour acheter notre billet pour Angkor Wat!

    La conduite ici est aussi chaotique qu’en Birmanie et pourtant, j’ai vu un gars pas de bras conduire un scooter! Ok, il ne lui manquait pas les 2 bras, mais juste 1… Mais disons que je n’aurais pas mis ma vie entre ses mains! 🥁😂

  • Asie : Jour 15 (Yangon)

    Asie : Jour 15 (Yangon)

    Après avoir lu les reviews des bus de nuit, disons qu’on appréhendait beaucoup, surtout quand tu tapes dans Google le nom de notre compagnie et que le 2e lien est celui d’un accident de la route… L’autobus arrive à l’heure et ça semble bien parti : sièges inclinables et spacieux, une tv (qui fonctionne) chacun, une couverture et bouteille d’eau. On s’installe donc pour écouter un film tranquille mais 40 minutes plus tard, les lumières s’allument. Arrêt obligatoire, on doit sortir du bus pour 30 minutes : ça va être un long voyage si on arrête 30 minutes par 45 minutes de route… En fait, c’est que l’autobus venait d’ailleurs avant de nous prendre donc il commençait à y avoir du monde avec les yeux jaunes.

    13h plus tard (soit avec 3h de retard, l’équivalent de notre temps de sommeil), on remet les pieds dans la ville de Yangon, pour une dernière nuit en Birmanie. Oui oui, j’ai le droit de dire Birmanie ou Myanmar, j’ai checké! Après négociation avec un chauffeur de taxi (je m’en viens pas pire), on arrive à l’hôtel qui nous donne notre chambre tout de suite. Qui c’est qui a pu faire une petite sieste (de 2h30) ??

    Après un arrêt souvenir (où Orélie aurait tout acheté si je n’avais pas eu l’argument suprême « c’est toi qui va le porter pendant le reste du voyage »), et dîner dans un resto typiquement local, on s’en va vers LA pagola de la ville : Shwedagon Pagoda. C’est tout simplement, vraiment, fucking beau. On a timé notre itinéraire pour arriver en fin de journée, donc, photo avec soleil couchant et photo avec soleil couché. Pendant qu’Orélie vide 1 batterie d’appareil photo à faire des prises longues, je reste simplement assis par terre à voir le monument doré refléter le soleil. Débile!

    À 15 minutes de là, se trouve le seul bar de microbrasserie de la ville : après l’observation, la dégustation ! Ok, ils brassent 10 bières différentes mais, il n’y en a que 3-4 de bonnes mais c’est pas grave. Les ribs avec les frites sont là pour combler le tout, pendant qu’Orélie écrit ses cartes postales.

    Parlant de cartes postales… ceux qui la connaissent savent qu’elle fait chier tout le monde pour en avoir des pays qu’ils visitent. En contrepartie, elle en envoie une cinquantaine lors de ses propres voyages à tous ceux qui lui en ont envoyé une. Trouver des cartes postales, facile. Trouver des timbres, pas si pire. Le problème, c’est souvent de trouver une boîte aux lettres pour les envoyer. Orélie se lance donc dans une conversation interminable avec le gars à la réception de notre hôtel pour qu’il laisse les cartes au bureau de poste demain vu que nous quittons le pays avant l’ouverture. 10 minutes de bla bla plus tard, on retourne à notre chambre, les cartes postales à la main. Mission Failed Again !!

  • Asie : Jour 14 (Inle Lake)

    Asie : Jour 14 (Inle Lake)

    Hier, en allant se coucher, nous avons dû demander des couvertures supplémentaires car, en plus d’avoir des nuits de 5-6°C en décembre, notre chambre à des fenêtres plus que mal isolées (mettons qu’il y a un peu moins de 3 pouce de jour entre le haut de la fenêtre et le contour). C’est, de loin, la pire chambre qu’on a eu jusqu’à date.

    Orélie m’envoie prendre ma douche en premier car elle est sûre qu’il n’y aura pas d’eau chaude. Tsé, une vraie amoureuse courageuse! Mais, n’écoutant que mon courage, j’y vais. La douche consiste en une simple pomme de douche où l’eau coule à 1 pied de la toilette, et ce, même s’il y a un bain de l’autre côté… Je m’installe stratégiquement pour ouvrir les robinets sans me faire mouiller et j’ouvre… Oh, de l’eau chaude, et de l’eau froide, mais… pour ce qui en est de la diffusion de l’eau, on dirait un p’tit vieux qui souffle une bougie de fête : le pommeau crachotte de l’eau, comme des postillons, dans tout les sens.

    Presque propres, on se rend au port pour une journée d’exploration du lac Inle. Première épreuve : sauter d’un bateau à l’autre jusqu’à celui qui nous est attribué. 5 sauts de moutons plus tard, on prend place dans nos chaises en métal qui seront notre calvaire fessier pour le reste de la journée.

    Le tour est super beau, mais on sent l’attrape touristes. On commence par voir les pêcheurs traditionnels qui allient acrobatie et équilibre tantôt en pagueyant d’une jambe, tantôt en utilisant une jambe et une main pour soulever au dessus de leur tête, leur filet de pêche. Ensuite, on enchaîne les ateliers d’argent, de soie, de lotus, de cigare pour finir avec les femmes girafes (celles qui portent des colliers en or qui allogent leurs cous, qui, originalement, étaient pour se protéger des attaques de tigres). Évidemment, on nous montre à la fin de chaque visite, la boutique, où on est suivis à moins de quelques cm, par un vendeur, toujours prêt à nous vendre n’importe quoi…

    On visite encore plusieurs temples. Mais pour la première fois, on s’aperçoit que certaines parties sont interdites aux femmes. Je ne comprends pas trop, c’est souvent un 3-4 pieds devant certaines status de Bouddha, où les hommes peuvent s’approcher mais pas les femmes. Orélie pense sérieusement à se faire pousser la moustache (ou les poils de jambes, comme plusieurs qui ont les jambes aussi poilues que moi), pour pouvoir aller faire des photos tranquille.

    La pick-up ligne de la plus part de ceux qui veulent te vendre quelque chose est « where do you come from? ». Comme ils connaissent le mot « Canada », ils se lancent alors dans des conversations interminables que l’on ne veut pas avoir puisque l’on veut seulement qu’ils nous sacrent patience. J’ai donc suggéré à Orélie, qu’on change de pays! Elle aime bien les noms de places avec un « W », donc, on vient maintenant au pays très connu : Shawinigan ! Vous deviez voir leurs faces, ça vaut de l’or : ils rebroussent chemin presque à chaque fois !🤐😂

    Sur ce, je vous laisse, on va chercher du Dim Sum et on embarque dans, ce qu’on j’espère, ne sera pas notre pire expérience de notre voyage : un bus de nuit en Birmanie… Souhaitez nous bonne chance!

  • Asie : Jour 13 (Heho)

    Asie : Jour 13 (Heho)

    J’ai finalement eu le temps d’ouvrir la centaine de lettres que j’ai reçu de vous, chers fidèles lecteurs. Disons lol. Je peux désormais répondre à toutes les questions restées en suspens qui vous brûlent les lèvres et vous empêchent de dormir !

    À la fin de notre cours de cuisine, nous avons eu la chance de jaser avec notre chef et j’en ai profité pour lui demander tout plein de trucs :

    – La cérémonie dont nos avons été témoin avec le jeune homme, tout beau, tout souriant, était une cérémonie appelée « novice », qui a lieu juste avant qu’il devienne moine. Dans quelques jours, ils lui raseront la tête et il fera son entrée au monastère afin d’apprendre, comme beaucoup avant lui, les différents rituels qui entourent une vie de prières.

    – Depuis notre arrivée, nous voyons des gens avec de la poudre jaune dans le visage. Des fois un dessin, d’autres fois des lignes mais souvent, c’est juste barbouillé n’importe comment. Ce produit (qui ressemble à de la craie) s’appelle thanakha et est utilisé comme produit de beauté. Comme il s’agit d’un peuple pauvre, ils n’ont pas les moyens pour du mascara, fond de teint ou autre, donc ils mettent ce produit issue d’écorce moulue pour les rendre plus beau. Est-ce que ça marche? J’ai plutôt de la misère à ignorer leurs dents noires / rouges (?) peu importe la quantité de produit de beauté que tu as dans le visage…

    – Ici, tu ne peux quitter la maison pour aller vivre avec ta blonde, avant d’être marier. Depuis, Orélie qui se sent illégale, m’a demandé plusieurs fois en mariage. Mais j’ai dit non à chaque fois : je ne suis pas un gars facile !!

    Suffit les « fun fact », on a un avion à prendre pour la ville de Heho. Orélie qui a peur du trafic nous fait partir un peu d’avance, au cas où. C’est donc, plus de 2h qu’on doit attendre dans cet aéroport gros comme ma main. Le check-in fait, j’ai une carte d’embarquement et un jolie collant mauve sur mon chandail, c’est ce qui indique quel vol je prends puisqu’il y a 4 vols qui partent à 5min d’intervalles!! Je me crois à la maternelle d’autant plus que le douanier a fait un p’tit X à la main à côté de mon nom sur la liste des passagers : il prenait les présences!

    Nous nous dirigeons vers notre avion main dans la main (quasiment lol) quand je me rends compte d’un petit détail. Une première pour moi: notre avion est un avion à hélices!! Ça vole ce truc? On prend place et surprise, les passagers devant nous sont l’un des couple qui était à notre cours de cuisine hier. Tapons un peu dans leurs bancs pour les exaspérer tout le long du voyage 😁

    Après avoir récupéré nos bagages et une ride de taxi qui m’a donné mal à la tête et au coeur (beaucoup de zigzag et changement d’altitude), on met nos sacs dans la chambre et let’s go manger. J’avais trouvé un resto qui servait une bière de microbrasserie! Wow! Donc gros cheeseburger pour moi et club sandwich pour Orélie avec une bière presque bonne pour une fois.

    Comme ils annoncent de la flotte toute la PM, la balade à vélo tombe à l’eau : la sieste est la SEULE solution en attendant notre activité de ce soir. Tsé, dans un couple, il faut faire des concessions alors je m’assoie sur le petit banc de bois, thé à la main, en attendant le levée du rideau : on est à un spectacle de marionnettes traditionnelle. Voilà, ça commence, le marionnettiste, d’une main experte, manie ce petit personnage au rythme d’une musique birmane stridente. Et, comme on le voit un peu au dessus du décor, je dois dire qu’il bouge quasi autant que ses marionnettes pour que les mouvements de celles-ci soient fluides. Se succèdent ainsi animaux et personnages qui dansent et font des pirouettes pendant une trentaine de minutes pour notre plus grand plaisir. Une nouvelle vocation s’ouvre à moi ?! 🙄😁

  • Asie : Jour 12 (Bagan)

    Asie : Jour 12 (Bagan)

    Aujourd’hui, c’est MON activité de voyage, celle qui est obligatoire peu importe où je vais : c’est le cours de cuisine!!

    On rejoint le groupe à 7h30 du matin à 5 minutes de notre hébergement, ce qui nous permet, d’être 5 minutes en retard (n’oublions pas que je voyage avec Miss 15 min de retard)… Nous serons 7 cuistos originaires des 4 coins du monde : Allemagne, Canada, Chine, Espagne, France, USA, épaulés par notre chef birmane May.

    Premier arrêt : le marcher de Bagan où elle nous montre les différents fruits, légumes, herbes et viandes. Orélie, un peu tête en l’air, joue au photographe au lieu d’écouter les explications qui nous sont données. Mais voilà le retour du balancier : May nous donne 3500ks (3$ canadien) et nous demande d’aller acheter ce qu’on veut cuisiner et essayer. Notre pauvre rouquine n’était pas prête pour ce « test » lol, et je dois dire que c’est la première fois que ça m’arrive aussi. Chaque item a un prix, et certains, sont vendus à la pesée. Mais, quoi utiliser comme poids de référence? Je suis tombé sur le cul quand j’ai vu que, le poids officiel, c’était une batterie D. Tsé les grosses batteries qui ne servent plus depuis des années, ben, tu peux demander « 3 batteries » de fèves par exemple. Donc on remplit notre panier de trucs inconnus pour nous et que l’on va devoir cuisiner et goûter aujourd’hui!

    À Montréal, pour 3$, tu n’as même pas 1 brocoli. Ici, nous sommes ressortis avec une quinzaine de produits différents avec des noms plus imprononçables les uns que les autres. Le cours est vraiment génial, la bouffe super bonne (sauf le bambou lol) et la femme derrière ça, wow! Très engagée écologiquement et impliquée dans la communauté, elle utilise 20% des revenus du cours (20$) pour acheter des livres pour la bibliothèque qu’elle a mis sur pied pour son quartier. Elle ramasse les bouteilles d’eaux en plastiques pour construire des écoles (les bouteilles pleines de sable remplacent la brique) ce qui est plus sécuritaire en cas de tremblement de terre. Elle travaille également bénévolement pour éduquer les villages isolés sur l’importance de l’hygiène corporelle à travers l’utilisation du savon (l’eau étant une denrée rare, se laver passe après s’hydrater et arroser les potager). Ce petit bout de femme, qui à le même âge que nous, nous a donné une belle leçon d’humilité avec sa bonne humeur et son grand sourire.

    Après cette prise de conscience de notre statut de privilégiés et s’être battus avec 3 ATM pour obtenir des billets pour assouvir notre besoin de consommer plus, le plan était de relaxer au bord de la piscine tout en faisant des recherches pour la suite de notre voyage. Mais karma n’est pas de notre côté : le wifi ne pogne pas et l’eau de la piscine, qui est à l’ombre, n’est qu’à 68°F donc, le brave a fait un aller-retour expéditif dans l’eau, et sa blonde… ben… c’est ça là… 😉

  • Asie : Jour 11 (Bagan)

    Asie : Jour 11 (Bagan)

    Étant à 1 journée de devoir me promener Commando Style (pas de bobette), la première mission de la journée est de faire du lavage. Génial, notre hôtel offre le service de buanderie alors pas de cassage de tête. Mais, hummmm, il ne charge pas au poids comme partout ailleurs, mais au morceau de linge : 1$ une paire de bas, 2$ un chandail, 4$ un hoodie. Le tout, en $ US bien sur! Donc, calcul rapide, on en aurait pour 53$ US… No way!!

    C’est là que le cassage de tête commence pour trouver un service de buanderie dans cette petite ville d’à peine 5000 personnes… Après avoir cherché un peu, on trouve un endroit qui nous fait le tout pour 11$ canadien, et où en plus, pour 5$, on peut louer un scooter électrique pour la journée afin de visiter la centaine de temple qui pousse à Bagan comme de la mauvaise herbe. Ça sonne péjoratif comme ça mais au contraire, c’est que tu te promènes et boum, sans prévenir, un temple. Pas de fla fla pour la plupart, en brique rouge, super beau.

    La conduite est un peu difficile : en plus de devoir assimiler le code de la route local (priorité aux plus gros donc aux autos et camions, mais tu te caliss des piétons) et d’appréhender les différentes chaussées (on dérape vraiment très bien sur du sable), tu dois être très vigilant aux autres touristes en scooters qui sont aussi dangereux que toi ! Mais on s’en est très bien sorti et je dois dire que c’est l’une de nos meilleures décisions qu’on a eu car nous n’avions pas de contrainte de temps ni d’itinéraire. On a pu s’arrêter découvrir des temples qui n’étaient pas recommandés dans le guide et donc sans touristes, et jouer un peu à Indiana Jones !

    Pendant notre arrêt dîner, Orélie se sent aventureuse et suggère qu’on achète « le truc orange que la madame vend ». On s’approche et finalement, c’est des crevettes frites dans du tempura. Mais, car il y a un mais, la crevette est entière avec la tête, les yeux, toute. Alors, devinez qui est le brave qui en a mangé une au complet, et qui est la chochotte qui s’est dégonflée? 😉

    Suite au gros tremblement de terre de 2016, plusieurs temples sont en restauration et les étages supérieurs, qui ont pour la plupart été fragilisés, ne sont plus accessibles. Merde, comment va-t-on regarder le soleil se coucher sur les temples ? Originalement, on voulait le faire depuis une montgolfière mais les 330$ US par personne nous ont un peu refroidit… Sur notre super scooter, on décide de scionner les routes de terres à la recherche du meilleur spot possible, quand on voit une série de bus de touristes chinois stationnée au même endroit; c’est un signe! Petit spot surélevé avec vue panoramique sur une bonne quinzaine de temples. Magnifique.

    Même si on est à l’autre bout du monde, les chansons de Noël qui tournent en boucle à l’hôtel nous permettent de ne pas oublier que nous sommes le 25 décembre. Pour fêter cela, nous soupons dans un resto de fusion. Enfin, fusion, faut le dire vite ! Disons que c’était un resto plus haute gamme où tous les clients sont caucasiens, car à 8-10$ du repas, c’est vraiment inaccessible pour les locaux qui ont un salaire mensuel d’au mieux 120$. Donc pour changer des curry et autres plats épicés que l’on mange matin-midi-soir depuis 10 jours, des pâtes Carbonara et un « risotto » de fruits de mer, ça fait changement ! C’est donc le bedon plein, qu’on se couche à une heure de folie, la plus tard depuis le début de notre voyage, c’est-à-dire 22h20! 😈

  • Asie : Jour 10 (Rivière Irrawaddy)

    Asie : Jour 10 (Rivière Irrawaddy)

    En voyage, j’ai parfois l’impression que j’ai des enfants. Je dors mal, me réveille souvent et me lève beaucoup trop tôt. Aujourd’hui est ce genre de journée : réveil à 5h15 pour une fausse bonne idée.

    On se prépare à la noirceur parce que, osti d’hôtel, y’a eu un court circuit en ouvrant la lumière et l’électricité a lâché. On paie l’hôtel en argent US, mais attention, si le billet est plié, il n’est pas accepté… Quelqu’un a un fer à repasser? Entk, hop dans le taxi en direction du port pour 10h de bateau…

    L’idée était de voguer tranquillement en direction de Bagan, la ville célèbre pour ces milliers de temples éparpillés aux 4 coins de la ville. J’avais prévu cette activité car je sais qu’Orélie adore la photo et qu’en longeant les berges, il devrait y avoir de beaux points de vue. Finalement, ben, c’est ça là… C’est 10 heures avec une vue sur pas grand chose, ou plutôt, sur la même chose : du sable, de la brume et des bateaux de charbon… Je suis un génie! En plus, en lisant un peu sur le bateau (parce qu’il n’y a rien d’autre à faire), pour 5$ de plus, on aurait pu faire le trajet en avion en seulement 45 minutes. Peut-être pas ma meilleure décision 😣

    Mais j’aurais dû avoir des soupçons sur la qualité de mon idée dès notre arrivée! On embarque dans un gros navire super beau, avec cabines privées et restaurant, mais on ne s’arrête pas : on le traverse en largeur et on passe dans un 2e bateau, un peu plus petit, que l’on traverse aussi, puis un 3e et un 4e, pour finalement arriver à destination (un jeu de poupées russes qui auraient été mises côte à côte). Ce n’est pas une chaloupe mais pas si loin non plus ! Finalement, bien moins pire qu’appréhendé : le personnel est attentionné (on nous donne une petite tuque de Noël à notre arrivée), et les sièges en rotin confortables. Seule la petite brise marine était de trop !

    Je ne vous ferai pas la description des 10 heures de bateau, ni l’arrêt obligatoire dans un petit village où ils nous montraient comment faire des vases en terre cuite qu’ils ont essayé de nous vendre ensuite, on va faire avance rapide jusqu’à notre arrivée où l’on doit marchander notre taxi pour se rendre à notre hôtel. Osti que j’aime pas ça! Orélie me suggère alors qu’on aille parler avec une française de notre bateau et qu’on split à 3 le taxi. Un peu d’obstination avec le chauffeur mais on y va chacun de nos arguments, et on finit par avoir le prix qu’on voulait. Ne reste qu’à payer le frais gouvernemental pour la visite des sites archéologiques (23$ par personne, mais seulement 2% qui va pour la préservation/restoration des temples) et on est en route.

    L’hôtel est très bien, bel accueil, belle petite piscine, on nous donne même un cadeau de Noël que l’on se demande comment on va le rapporter parce qu’il est gros : un hibou en plastique assez laite de couleur or. C’est, humm, beau, disons… Et la cerise sur le sunday, quand on arrive dans la chambre : 2 p’tits lits simples. Même après s’être obstiné à la réception, rien à faire… Je décide donc d’enlever le meuble qui sépare les lits et de coller les 2 ensemble car, en cette nuit de Noël, il n’y a rien ni personne qui va m’empêcher de ronfler dans les oreilles de ma chérie!

  • Asie : Jour 9 (Mandalay)

    Asie : Jour 9 (Mandalay)

    Après avoir fait notre itinéraire et booké nos hébergements, en plus du Lonely Planet, 2 amis nous ont dit de ne pas nous rendre à Mandalay et de passer immédiatement à la prochaine ville. Puisqu’il est trop tard, on va essayer de faire mentir tout le monde en sortant de la ville et en partant à la découverte de villes avoisinantes.
    En fouillant un peu sur le net, je trouve le tour en question à 31$ US par personne pour la journée entière. Je descends à la réception pour qu’ils appellent pour le lendemain matin et le gars à la réception me propose plutôt un ami taxi pour 35$ US pour nous 2. Génial, un chauffeur privé à prix réduits !

    Sortir de la ville, en heure de pointe, c’est pas évident et il y a eu deux victimes dans notre propre auto : mes doigts furent écrabouillés et ma cuisse à encore les marques des ongles d’Orélie qui essayait de ne pas crier de peur à chaque fois que l’on croisait un autre véhicule. Car ici, c’est le plus gros qui a priorité! En voiture, on ne craignait rien mais lorsque la bétonnière arrive à contre-sens dans ta voie pour aucune raison, tu te tasses!

    Après la visite d’un premier temple où des croyants peuvent payer pour aller coller une feuille d’or sur un Bouddha, on se rend vers le premier gros malaise du voyage : le Monastère Mahagandaryon dans la ville d’Amarapura. Dans le guide, on décrit cet endroit comme un endroit serin et paisible sauf, si on arrive à 10h30 le matin. Je regarde l’heure : 10h15. J’avais l’impression, en voyant la dizaine de bus à l’extérieur, que ce serait pénible… et j’avais raison. Petite parenthèse : une chose qu’on ignorait avant d’arriver, c’est que le Myanmar est littéralement envahit par les touristes Chinois; on les croise partout! L’heure fatidique arrive, près d’un millier de moines sortent de leurs hébergements et une horde de touristes les mitraillent de photos et leurs donnent de la nourriture. Une photo de loin d’un moment d’intimité, c’est déjà invasif… mais de briser les chaînes de sécurité pour un selfie avec eux, c’est pousser vraiment trop ! Et détrompez-vous, ce ne sont pas des jeunes, mais bien des vieilles bonnes femmes qui sont irrespectueuses! Y’a des claques qui se perdent, et je retiens littéralement Orélie de ne pas en donner. Mais le pire de tout, c’est qu’après le rassemblement, on peut suivre les moines jusqu’à l’endroit où ils dînent, et les regarder manger en silence. C’est comme si, après la messe, tu allais prendre ta douche avec le curé : je ne dis pas que le curé n’apprécirait pas, mais c’était vraiment trop d’intimité pour nous!

    Parlant d’intimité, je vous invite dans la mienne l’espace d’un moment. Notre prochaine destination est Ava, une petite parcelle de terre accessible par bateau. Avant de quitter notre taxi pour la petite embarcation, on fait un p’tit arrêt pour dîner. Bon repas sur charbon de bois, vue sur un champ de maïs très tranquille, et au moment de partir, je dois aller aux toilettes… Je m’y rends et ce que je vois: des toilettes turcs, encore… fuck ! Pour ceux qui ne connaissent pas, tu mets tes pieds sur 2 petites plaques de bois/porcelaine, tu t’accroupies et tu fais ce que tu as à faire dans le trou dans le sol en essayant/espérant bien viser durant l’opération. Pour t’aider avec ton équilibre, une petite poignée est installée devant toi. Mais ne fait pas la gaffe de lâcher la poignée pour ramasser le papier car tu pourrais facilement te retrouver le cul dans le trou. C’est un ami qui m’en a parlé…😉

    Arrivés sur l’autre rive, le seul moyen de transport est la calèche. Heureusement, les prix sont réglementés par le gouvernement donc pas besoin de marchander. En terme de confort, une calèche, c’est un gros 1/10 quand la route n’est pas plane mais vu la distance à parcourir, c’est quasi obligatoire. Mais je dois dire que les temples qu’on a visités sont parmis les plus beaux qu’on a vu à date. Au lieu d’être peint en or, ils étaient en bois ou en brique ce qui donne un cachet très différent, un cachet plus ancien et plus « vrai ». On a même eu la chance d’assister par hasard à une période de cours de plusieurs moines. Leur lecture, en coeur, donnait au temple dans lequel on était, un sens très profond et une atmosphère relaxante.

    En quittant le dernier temple, on voit 2 enfants qui jouent avec un cerf volant. Mais ce dernier nous semble un peu bizarre, alors on prête vraiment attention. En fait il s’agit d’un oiseau, attaché à une corde par la patte, ce qui l’empêche de s’évader mais lui permet de voler un peu. À glacer le sang…

    Dernier arrêt, le U Bein Bridge, le plus long pont piéton au monde avec une longueur de 1.2 km. Le fait saillant de l’endroit? La quantité de monde? Le magnifique couché de soleil? Non! L’apothéose de notre célébrité !! Déjà dans la journée, Orélie s’était fait prendre en photo de façon furtive. Plus tard dans l’après-midi, 2 jeunes chinoises m’ont demandées de prendre un selfie avec elles. Mais là, une vieille dame, accompagnée du premier chinois albinos que je vois dans ma vie, court vers Orélie pour lui demander de prendre une photo avec elle. Elle me voit ensuite et pousse Orélie pour prendre une photo avec moi. Puis une tous les 3. Donc après lecture, il n’est pas rare qu’en tant qu’occidentaux, les touristes chinois demandent pour une photo avec eux, ça fait « exotique » pour eux… Merde, moi qui pensait que c’était parce qu’on était d’une beauté phénoménale. Nah, je suis sur que c’est ça! 😁

  • Asie : Jour 8 (Mandalay)

    Asie : Jour 8 (Mandalay)

    Des fois, on n’a pas les meilleures idées… Notre but étant de visiter les grosses attractions du Myanmar en 10 jours, on a planifié plusieurs vols en tout début de journée. C’est le cas ce matin avec un avion à 7h30. Pas si pire me direz-vous, mais quand on ajoute le temps de trajet pour se rendre à l’aéroport et le fait de devoir être là-bas à l’avance, bah ça fait un réveil à 4h30. C’est tôt en criss! C’est nous qui avons réveillé le coq…

    Un coup dans le taxi, on se rend vite compte que notre chauffeur est soit très agressif, ou que la conduite en ville implique une constante utilisation du klaxon. Pour dépasser, pour tourner, pour passer sur une lumière rouge, pour dire à la personne devant de décalisser ou quand ça fait plus de 10 secondes que tu n’as pas klaxonné, toutes les raisons sont bonnes! Entre 2 crises de cœur causées par notre chauffeur/chauffard, on voit dans le parc plusieurs personnes qui profitent des installations pour s’entraîner avant le lever du soleil.

    Après avoir résisté à la tentation d’acheter des beignes Krispy Kreme, on rentre dans l’avion. Le gars à côté de moi a tous les symptômes du patient zéro dans tous les films d’épidémies : il shake, renifle, tousse, sue. C’est long en maudit un vol de 1h25 quand la personne à côté de toi risque de te donner une maladie incurable. Je me colle le plus possible sur Orélie dans l’espoir de survivre. À suivre dans les prochains jours…

    Dès notre arrivée à Mandalay, tu vois que le gouvernement a fait un effort pour qu’on se sente comme à la maison. Les routes sont identiques à celles du Québec au printemps après le dégel : ça sssssshhhhhhaaaaaaakkkkeeeee! Après 1 heure de montagnes russes, on arrive enfin à l’hôtel. On débarque avec nos sacs et le minibus disparaît au loin… avec mon cellulaire qui est resté sur le banc!!! NONNNNNN!!! La réceptionniste appelle pas moi de 5 numéros avant d’arriver à rejoindre le chauffeur : il nous ramène le cellulaire intact en moins de 15 min, le temps de droper les autres passagers. Oufff! Merci à ma chérie de m’avoir rassuré, allant même jusqu’à me proposer de jouer sur son iPhone en attendant… Mais bon, je ne suis pas SI désespéré que ça! 😉

    Puisqu’on est pour attendre et qu’on a finit par télécharger le guide de voyage du pays, Orélie profite de l’attente pour me faire la lecture et m’en apprendre plus sur de la ville de Mandalay : « La ville de Mandalay n’est vraiment pas la préférée des touristes, surtout en raison de la pauvreté, de la pollution, du bruit et des quelques activités à faire ». Ouin, tu me vends du rêve… On décide quand même de lui donner une chance et on part voir les principaux monuments/temples de la ville, visites qui sont synonymes de rituels pour nous, touristes : enlever les sandales, Orélie met sa jupe longue pour couvrir ses jambes, visite le lieu, enlève la jupe, remet les sandales, marche au prochain monument, et répéter le tout.

    C’était somme toute une belle journée : Mandalay Palace est l’ancien palais royal, place forte entourée d’eau qui regroupait temples, maisons et salle du trône. Chacune des constructions en bois nous fait penser aux villages ninjas que l’on voit dans les films. Malheureusement, l’endroit n’est pas bien entretenu donc la poussière et les chiures de pigeons sont omniprésentes, surtout dans les bâtiments secondaires, ce qui fait un peu perdre de son charme à l’ensemble.
    On visite ensuite la Pagode Kuthodaw : il s’agit d’un bâtiment principal entouré de 729 grottes à inscriptions (des kyauksa gu) qui protègent des stèles en marbre. Depuis notre arrivée au Myanmar, tout est en or, donc de voir un monument où l’emphase est mise sur de petits monuments blancs, ça clash !
    Mais cette découverte de la ville s’est fait au péril de la semelle de nos sandales qui ont marchées 15.3 km en une demi-journée. On est un peu mort ! On décide de prendre un tuk tuk pour rentrer, sachant très bien qu’on se ferait fourrer sur le prix, mais de la marde, on est fatigué et on a faim.

    Je disais hier qu’à Yangon, c’était un ballet entre voiture, autobus, vélo et piéton. Ben ici, les scooters sont permis donc le doux ballet se transforme plutôt en mushpit dans un show métal : c’est un bordel sans nom et comme il n’y a aucun trottoir, bonne chance si tu es un piéton comme nous! Donc, si vous lisez cette anecdote, c’est qu’on ne s’est pas fait écraser. Croisons les doigts pour demain !