Catégorie : 2019 – Anecdotes en Asie

  • Asie : Jour 7 (Yangon)

    Asie : Jour 7 (Yangon)

    La journée commence mal! Pour être un peu écolo et moins consommer, nous avions chacun apportés une bouteille réutilisable et des pilules pour purifier l’eau. Mais – musique dramatique -, nous ne retrouvons plus nos bouteilles! Volées? Kidnappées? Tombées de notre sac? On ne le saura sans doute jamais… On a quand même mis des photos sur les pintes de lait : on attend toujours un appel… 😣

    L’âme en peine, on décide quand même de partir à la découverte de Yangon. Premier arrêt : Sule Pagola. Pour ceux qui ne savent pas c’est quoi une pagola, c’est un lieu de culte dédié à Buddha. C’est principalement constitué d’un bâtiment central rond surplomblé d’un cône doré, et autour duquel on fait le tour en priant. Tenue correcte exigée donc on se déchausse et Orélie enfile sa jupe longue pour couvrir ses genoux disgracieux. On pénètre alors dans cet endroit calme où s’entremêlent touristes émerveillés devant le reflet du soleil sur tout cet or, et locaux qui prient et apportent des offrandes. Les bouddhas sont tout simplement magnifiques, sauf… Pour rajouter une couche de modernité, ils ont rajoutés des lumières LED qui scintillent derrière les têtes des bouddhas : WTF?!

    J’avais trouvé un itinéraire pour explorer la ville sur le net, on décide donc de faire le tour, sans les explications officielles. Orélie semblait sceptique lorsque je lui ai dit que le bâtiment devant nous était le « Bâtiment de la Confédération Américaine construit en 1437 ». Ok, je ne suis pas un bon guide mais au moins, j’essaie!!

    La ville de Yangon est fascinante. Mise à part la quantité impressionnante de débris ou déchets qui jonchent le sol nous montrant la pauvreté de l’endroit, ainsi que les centaines de petits commerces improvisés ici et là (la majorité étant des resto sur le pouce ou des vendeurs de fruits), il s’y déroule un ballet où autos, motos, camions et piétons arrivent à cohabiter sans que personne ne respectent le code de la route ! Les voitures n’arrêtent pas et ne ralentissent même pas au carrefour, même si tu as un p’tit bonhomme vert qui te donne priorité et que tu es sur la traverse piéton. On a manqué de se faire écraser au moins 2 fois avant de comprendre qu’il faut traverser à la lumière rouge et éviter les voitures qui croisent ton chemin; c’est plus « sécuritaire » ! Un vrai challenge !

    Avec Orélie, il y a TOUJOURS un arrêt magasinage obligatoire lorsque l’on voyage. Mais cette fois, c’est moi qui subit ! Je suis parti avec seulement une paire de running shoes mais avec une moyenne de 37°C, mes orteils ont besoins d’un peu d’aération. Donc pour la modique somme de 12$, j’ai une « belle » paire de sandales en « cuir ». Vive la contrefaçon !

    Pour le lunch, on se dirige ensuite vers le Green Gallery, un petit restaurant suggéré par une amie d’Orélie qui offre un bon choix de repas, en majorité, épicés. Orélie ne supporte aucunement tout ce qui est spicy, et meme si elle fait de gros efforts, elle semble un peu déçue de devoir encore manger du riz blanc… Le serveur lui fait briller les yeux lorsqu’il lui dit qu’il peut faire les repas non épicés. On commande donc 2 curry mais, un petit doute persiste dans mon esprit : comment tu fais un curry rouge non épicé? La réponse? Tu ne peux pas! Donc petit dragon Orélie crache du feu tout en commandant 2 portions de riz blanc pour atténuer le tout. Au moment de payer, panne de courant. Situation régulière si on en croit les bougies déjà installées un peu partout dans le resto. Devant les commerces avoisinants, des génératrices sont installées prêtes à prendre la relève. Une toute autre réalité et un justificatif pour Orélie de dire « Tu vois, ça nous prend une cuisinière au gaz dans notre futur chez nous, au cas où! »… Elle n’en manque pas une! 🙄

    Notre dernier arrêt de la journée, une seconde Pagola où nous pouvons observer 6 des 8 cheveux que Bouddha a donné à… désolé j’ai manqué le nom… je vous l’avais dit que j’étais un mauvais guide ! Mais c’est un monument de grande inspiration pour les habitants du Myanmar. La visite nous montre une collection impressionnante d’objet en or, argent, jade et autres pierres précieuses, le tout, entouré de murs recouverts d’or. On assiste à une cérémonie bouddhiste devant un Buddha noir. Cet engouement religieux est très intriguant pour moi qui suit non-croyant. En quittant, une procession nous coupe la route : un petit garçon d’une dizaine d’années est porté par des hommes qui semblent être de sa famille, suivis par des jeunes filles qui tiennent dans leurs mains des bols en or. Tous sont vêtus et coiffés de façon très élégante et on sent dans leurs regards un mélange de fierté et de gêne de toute cette attention. Car en plus des membres de sa famille qui le mitraillent, s’ajoutent les touristes présents sur le site (Orélie étant la pire d’la gang)! Bref, une bonne trentaine de personnes rivés sur lui : intimidant ! Qu’elle était cette cérémonie ? Aucune idée! Je vous avais dit que j’étais pas un super guide ! Moralité, j’ai téléchargé le Lonely Planet et Orélie prend le relais de l’information dès demain !!

    Et pour finir cette magnifique première journée au Myanmar, on croise une grand-maman qui se promène avec son petit-fils. Qu’est-ce qu’il y avait de spécial? Le p’tit bonhomme avec une chemise carrottée de Slipknot! Comme quoi, même ici, ils écoutent de la bonne musique! 🤘

  • Asie : Jour 7 (Yangon)

    Asie : Jour 7 (Yangon)

    La journée commence mal! Pour être un peu écolo et moins consommer, nous avions chacun apportés une bouteille réutilisable et des pilules pour purifier l’eau. Mais – musique dramatique -, nous ne retrouvons plus nos bouteilles! Volées? Kidnappées? Tombées de notre sac? On ne le saura sans doute jamais… On a quand même mis des photos sur les pintes de lait : on attend toujours un appel… 😣

    L’âme en peine, on décide quand même de partir à la découverte de Yangon. Premier arrêt : Sule Pagola. Pour ceux qui ne savent pas c’est quoi une pagola, c’est un lieu de culte dédié à Buddha. C’est principalement constitué d’un bâtiment central rond surplomblé d’un cône doré, et autour duquel on fait le tour en priant. Tenue correcte exigée donc on se déchausse et Orélie enfile sa jupe longue pour couvrir ses genoux disgracieux. On pénètre alors dans cet endroit calme où s’entremêlent touristes émerveillés devant le reflet du soleil sur tout cet or, et locaux qui prient et apportent des offrandes. Les bouddhas sont tout simplement magnifiques, sauf… Pour rajouter une couche de modernité, ils ont rajoutés des lumières LED qui scintillent derrière les têtes des bouddhas : WTF?!

    J’avais trouvé un itinéraire pour explorer la ville sur le net, on décide donc de faire le tour, sans les explications officielles. Orélie semblait sceptique lorsque je lui ai dit que le bâtiment devant nous était le « Bâtiment de la Confédération Américaine construit en 1437 ». Ok, je ne suis pas un bon guide mais au moins, j’essaie!!

    La ville de Yangon est fascinante. Mise à part la quantité impressionnante de débris ou déchets qui jonchent le sol nous montrant la pauvreté de l’endroit, ainsi que les centaines de petits commerces improvisés ici et là (la majorité étant des resto sur le pouce ou des vendeurs de fruits), il s’y déroule un ballet où autos, motos, camions et piétons arrivent à cohabiter sans que personne ne respectent le code de la route ! Les voitures n’arrêtent pas et ne ralentissent même pas au carrefour, même si tu as un p’tit bonhomme vert qui te donne priorité et que tu es sur la traverse piéton. On a manqué de se faire écraser au moins 2 fois avant de comprendre qu’il faut traverser à la lumière rouge et éviter les voitures qui croisent ton chemin; c’est plus « sécuritaire » ! Un vrai challenge !

    Avec Orélie, il y a TOUJOURS un arrêt magasinage obligatoire lorsque l’on voyage. Mais cette fois, c’est moi qui subit ! Je suis parti avec seulement une paire de running shoes mais avec une moyenne de 37°C, mes orteils ont besoins d’un peu d’aération. Donc pour la modique somme de 12$, j’ai une « belle » paire de sandales en « cuir ». Vive la contrefaçon !

    Pour le lunch, on se dirige ensuite vers le Green Gallery, un petit restaurant suggéré par une amie d’Orélie qui offre un bon choix de repas, en majorité, épicés. Orélie ne supporte aucunement tout ce qui est spicy, et meme si elle fait de gros efforts, elle semble un peu déçue de devoir encore manger du riz blanc… Le serveur lui fait briller les yeux lorsqu’il lui dit qu’il peut faire les repas non épicés. On commande donc 2 curry mais, un petit doute persiste dans mon esprit : comment tu fais un curry rouge non épicé? La réponse? Tu ne peux pas! Donc petit dragon Orélie crache du feu tout en commandant 2 portions de riz blanc pour atténuer le tout. Au moment de payer, panne de courant. Situation régulière si on en croit les bougies déjà installées un peu partout dans le resto. Devant les commerces avoisinants, des génératrices sont installées prêtes à prendre la relève. Une toute autre réalité et un justificatif pour Orélie de dire « Tu vois, ça nous prend une cuisinière au gaz dans notre futur chez nous, au cas où! »… Elle n’en manque pas une! 🙄

    Notre dernier arrêt de la journée, une seconde Pagola où nous pouvons observer 6 des 8 cheveux que Bouddha a donné à… désolé j’ai manqué le nom… je vous l’avais dit que j’étais un mauvais guide ! Mais c’est un monument de grande inspiration pour les habitants du Myanmar. La visite nous montre une collection impressionnante d’objet en or, argent, jade et autres pierres précieuses, le tout, entouré de murs recouverts d’or. On assiste à une cérémonie bouddhiste devant un Buddha noir. Cet engouement religieux est très intriguant pour moi qui suit non-croyant. En quittant, une procession nous coupe la route : un petit garçon d’une dizaine d’années est porté par des hommes qui semblent être de sa famille, suivis par des jeunes filles qui tiennent dans leurs mains des bols en or. Tous sont vêtus et coiffés de façon très élégante et on sent dans leurs regards un mélange de fierté et de gêne de toute cette attention. Car en plus des membres de sa famille qui le mitraillent, s’ajoutent les touristes présents sur le site (Orélie étant la pire d’la gang)! Bref, une bonne trentaine de personnes rivés sur lui : intimidant ! Qu’elle était cette cérémonie ? Aucune idée! Je vous avais dit que j’étais pas un super guide ! Moralité, j’ai téléchargé le Lonely Planet et Orélie prend le relais de l’information dès demain !!

    Et pour finir cette magnifique première journée au Myanmar, on croise une grand-maman qui se promène avec son petit-fils. Qu’est-ce qu’il y avait de spécial? Le p’tit bonhomme avec une chemise carrottée de Slipknot! Comme quoi, même ici, ils écoutent de la bonne musique! 🤘

  • Asie : Jour 6 (Aéroports)

    Asie : Jour 6 (Aéroports)

    Une nouvelle journée, une nouvelle destination!

    Avec un peu de recul, il semblerait que nous ayons été frappes d’amnésie lors de notre réveil puisque, bien que la nuit a été plutôt pénible (choisir entre avoir froid pour n’avoir aucune couverte qui touche nos coups de soleil, ou avoir mal mais que la climatisation soit juste correct), nous décidons de profiter de notre dernière matinée en bord de mer pour aller à la plage faire une dernière petite saucette, sans mettre de crème solaire, avant de quitter cette belle petite ville. No comment ! Car en plus de devoir trimballer notre sac sur nos épaules rouges toute la … de journée, on souffre encore de notre stupidité à l’heure où j’écris ces lignes (plus de 24h plus tard).

    Arrivés à l’aéroport, ils ne trouvent pas notre réservation, ni même notre vol… normal, on n’est pas dans le bon terminal!! Voyons?! Sur un vol complet d’environ 240 personnes, on est 5 personnes (!) à devoir partir de l’autre Terminal pour prendre le même avion que tous les autres… Juste parce que notre destination finale est un autre pays. Ahhhh pis, on a eu des places l’un à côté de l’autre… mais séparé par l’allée. Une fille nous propose gentiment en anglais de changer de place avec nous pour qu’on puisse s’asseoir ensemble. Lorsqu’on sort de l’avion, on se rend compte qu’elle porte des pantalons MEC. Le tout se termine avec une petite jasette en français avec notre première québécoise du voyage 🙂

    Notre premier vol ayant eu du retard, notre connexion n’était plus que de 45 minutes et on devait repasser les contrôles de sécurité car on change de pays. Heureusement, Air Asia nous a envoyé une personne pour nous escorter et nous faire passer en priorité devant tout le monde. J’ai même eu le temps de manger mon meilleur curry du voyage avant d’embarquer. Fait à noter : ne pas confondre « fèves vertes » et des « jalapenos verts ». J’ai mangé plusieurs piments forts depuis notre arrivée ici mais celui là, criss qu’il… non… tabarnak qu’il était fort! (Oui oui, il mérite un « tabarnak » en terme de force)

    Aussitôt assis dans notre second vol, un agent de bord pogne un powertrip et tasse les affaires d’Orélie sans lui dire un mot pour mettre son matériel pour la démonstration de sécurité. Fuck you p’tit con, on met nos écouteurs et on essaie de s’endormir malgré nos bancs qui ne s’inclinent pas; le confort à son maximum…

    La chose la plus déstabilisante en mettant les pieds au Myanmar? Le décalage horaire! Car oui, nous n’avons pas la même heure qu’en Thaïlande? 1 heure de plus ? 1 heure de moins? Et non, 30 minutes! Hein?!

    Notre Uber local nous dépose à l’hôtel qui s’avère être l’hôtel le plus techno dans lequel on n’a jamais été : depuis une console à côté du lit, tu peux gérer toutes les lumières de la chambre et salle de bain individuellement, mettre le signe « ne pas déranger », etc. Assez cool !

    Au lit, demain, on sera prêt pour l’aventure dans ce nouveau pays!

  • Asie : Jour 5 (Ao Nang)

    Asie : Jour 5 (Ao Nang)

    Aujourd’hui, on relaxe; on est en vacances après tout! Donc, pendant qu’il fait -33°C à Montréal, on a décidé de faire une journée piscine, repos et drink au soleil. Et de penser fort à vous 🙂

    Rien de bien croustillant à vous raconter (on vous épargne les remarques du genre « il fallait aller se rafraîchir dans la piscine parce qu’après 2h au soleil, on avait chaud »). Mais rassurez-vous, la nature vous a vengée ! La sieste, qui était à l’ombre au début, nous a fait passer du blanc lavabo au rouge crabe (et on note l’ironie de la situation puisqu’Orélie a mangé un crabe pour souper hier soir). On aurait sûrement dû mettre un peu de crème solaire aussi…

    Mais pas rancuniers, pour souper, on a quand même pris une brochette de crabe, pour matcher avec notre nouveau tan. Mais dire que c’était du crabe, c’est relatif : y’avait autant de crabe dans cette brochette qu’il y a de la viande dans un Big Mac !

    Sur ce, on va se beurrer de crème hydratante et ESSAYER de dormir… Chaque cm fait mal. Ayoye!

  • Asie : Jour 4 (Ko Yawa Sam)

    Asie : Jour 4 (Ko Yawa Sam)

    Bip Bip! 6h15. L’heure de se réveiller pour une journée chargée : 2 plongées nous attendent. Mes premières depuis ma certification. Je vous laisse imaginer mon stress et mon énervement !

    Lorsque l’on grimpe à l’arrière du pick-up qui nous emmène au bateau, je réalise que je suis un novice comparativement au couple à côté de nous : tous deux tattoués, lui avec « Dans l’eau je vis, En dehors de l’eau je survis » sur le biceps, et elle avec plusieurs raies mantas sur le corps… Même expérience que moi! Je suis très fier de moi d’avoir combattu ma peur de l’eau grâce aux cours de plongées, et j’aimerais monter à Orélie mes progrès. Mais j’avoue que le stress a embarqué, j’ai mal au coeur et au ventre… Je prends donc un Imodium car, même si ça vous ferait une anecdote savoureuse (lol), de mon côté, ça serait une expérience assez… chiante!

    On embarque dans une première chaloupe qui nous emmène dans un plus gros bateau au large. On est 29 au total !!! Fuck, je trouve que ça fait beaucoup de monde si je compare avec le Japon où on était juste tous les 2 avec Orélie, mais on nous explique rapidement qu’on n’est seulement 9 à plonger parce que les autres font parti d’un groupe de restoration de coraux. En gros, ils plongent récupérer des roches et des coraux cassés, collent les coraux brisés sur les roches avec de la colle ce qui va permettre aux coraux de recommencer à grossir une fois remis dans l’eau. Bref, ils recrént le fond marin brisé par l’homme. Wow!!

    Mais les choses sérieuses commencent enfin: j’enfile le suit de plongée (dans le bon sens cette fois-ci), prépare mon matériel, met le masque sur mon visage, détendeur dans la bouche et hop, à l’eau ! Le but de la plongée, le seul et unique, est de relaxer et de profiter du moment. Je ne vous ferai pas un cours de plongée mais plus tu stresses (quand tu t’agites, quand tu joues avec l’air de ta veste, quand tu paniques), plus tu consommes d’air et donc moins longue est ton expérience. Bref, je me concentre pour relaxer en me disant que, le pire qui puisse arriver, c’est que je manque d’air à 18 mètres sous l’eau… L’instructeur met le pouce vers le bas, c’est le signal, on descend!

    Vous avez écouté le film Némo? Et ben c’était environ 1000 fois mieux !! Orélie qui a fait une quinzaine de plongées, considère notre première plongée (sur 2) comme l’une des plongées où elle a vu le plus d’espèces marines / coraux. En rafale (traduction libre en français): poisson clown et poisson tang (Némo et Dory), poisson trompette, poisson rasoir, poisson lion, oursin, murex et des raies! Pour ceux qui la connaisse, vous savez qu’Orélie a la phobie des serpents. Aucune chance qu’on en croise sous l’eau vous pensez… Et non !! on a croisé pas moins de 4 serpents de mer qui sont 10 fois plus venimeux qu’un cobra! Désolé chérie… Mais le clou du spectacle est sans conteste le banc de poissons dont le nombre, après consensus avec les instructeurs, s’approchait du 500 000 poissons! C’était tout simplement magique 😍

    Je ferais ça de mes journées, c’est un décor qui est incroyable et la communion avec le fond marin, je le recommande à tous. Sur ce, je vous laisse, on va au resto manger des fruits de mer manger Némo ! 🤪

  • Asie : Jour 3 (Ao Nang)

    Asie : Jour 3 (Ao Nang)

    Après une bonne nuit dans un lit, on se réveille… à 3h AM, à 5h AM et à 6h15 AM. Comme nous sommes proche du temps des fêtes, tous les vols sont complets depuis plusieurs semaines donc l’idée de ne pas entendre le cadran et manquer notre vol tôt ce matin, nous garde en alerte.

    Ici, Uber est illégal et comme j’ai déjà eu des problèmes avec la police en Jordanie en en utilisant un, on la joue safe et on prend un taxi. Mais comme hier le chauffeur nous obstinait pour nous charger un montant fixe au lieu d’utiliser le meter, j’ai fouillé sur le net pour me rendre compte qu’il existe une compagnie qui s’appelle Grab, l’équivalent de Uber en Thaïlande. Fini l’arnaque de taxi et direction l’aéroport de Don Muang en contrefaçon !

    Aujourd’hui, on prend l’avion pour le sud de la Thaïlande: Krabi. Le vol est vraiment tranquille : pas d’enfant et Orélie n’est pas assise avec moi! Je mange tranquillement mon PFK dans l’avion, histoire d’inonder la cabine pressurisé de cette odeur reconnaissable et persistante, dans un vol qui n’offrent ni bouffe ni boisson. Mouaahahahaha (rire diabolique)

    Journée plutôt tranquille entre l’autobus pour se rendre à Ao Nang, notre super hôtel, la piscine, le souper en tête à tête dehors, les 17 piqûres de moustiques d’Orélie alors que moi, zéro… Le gros de notre journée était de magasiner les écoles de plongées pour demain. On a fini par trouver de quoi de plutôt cool!

    Donc si le gars ne me donne pas une bouteille d’hélium pour me faire une blague, je devrais avoir une p’tite histoire sur ma première vraie plongée depuis ma certification. Je risque de voir plus de chose que dans l’eau brune de la Rivière du Richelieu!

  • Asie : Jour 2 (Bangkok)

    Asie : Jour 2 (Bangkok)

    Les douanes passées, tassez-vous les touristes qui attendent leurs pick-up à l’aéroport : nous, on est des vrais, c’est pas notre premier voyage, on va se rendre au centre-ville par nous même! Mais après 45 minutes de métro, on finit par héler un taxi pour finir le trajet car à 36°C, marcher 54 minutes avec nos sacs à dos, ça nous tente moins… On arrive finalement à notre hôtel et la dame nous dit qu’il n’y a pas de réservation à mon nom : merde! Je commence à considérer le parc qu’on a vu sur le chemin… Je demande pour hier, elle me dit qu’il y a un « Paul » : merde! « Il n’y a rien d’autre?! » … Elle fouille et… Ahhhh oui, Yann !! Et vu qu’on a payé pour hier, on peut récupérer la chambre tout de suite et donc avoir accès à un lit, une douche, ne plus avoir nos sacs sur le dos : alléluia!

    Malgré notre manque de sommeil depuis les 48 dernières heures (3h cumulées pour moi et 8 pour Orélie), fuck la sieste : on part explorer la ville puisque nous n’y restons qu’une seule journée. Notre premier arrêt est un petit restaurant de rue en bordure de la rivière, du canal, du cours d’eau, humm, en bordure d’une eau brune et sale où des rats et des iguanes viennent s’abreuver au milieu des déchets qui flottent. Mais à 2$ le repas, tu n’y vas pas pour la vue.

    La pollution est très présente à Bangkok mais je me dis que la prochaine destination nous enlèvera cette image de la tête car nous nous dirigeons vers The Grand Palace et le Temple du Bouddha d’Émeraude. Mais, ne rente pas là qui veut!

    Obstacle #1 : S’y rendre en 1 morceau! Lorsque ce n’est pas Google Maps qui ne m’envoie pas dans la bonne direction (au plus grand plaisir d’Orélie qui se moque de mon sens de l’orientation), on doit traverser 4 boulevards à 5 voies avec des passages piétons pas toujours présents. Je suis alors la méthode parisienne pour me rendre de l’autre côté du trottoir en un seul morceau : tu fermes les yeux et tu fais comme si la planète t’appartenait.

    Obstacle #2 : Tenue vestimentaire. J’ai déjà visité des temples en Thaïlande et si tu as les genoux/épaules couvertes, tu es correct. Semble-t-il que pour cet endroit, ce n’est pas suffisant! C’est donc avec une paire de pantalon aux imprimés d’éléphants et Orélie avec un chandail dessiné par un enfant de 6 ans, qu’on a maintenant le droit de fouler le sol de ce lieu sacré.

    L’endroit est tout simplement sublime : il regorge d’or, de mini miroir, de pierres précieuses, tout scintillent sous le soleil. Tout serait parfait si l’endroit n’était pas noir de monde. Toujours quelqu’un qui te bouscule, qui se plante dans ta photo, un guide qui crie, un parapluie qui t’effleure le visage. Pour rentrer dans l’un des monuments principaux, on doit se déchausser. Bonne idée, mais je vais plutôt me servir de mes souliers pour les lancer aux touristes avec leurs criss de selfie stick; fuck off je rentrerai nus pieds, ils le méritent!

    Rendu à 3:30, on décide qu’on en a assez de cette foule et qu’on rentre à l’hôtel se reposer, tsé une p’tite sieste pour essayer de reprendre le dessus sur le sommeil manqué dans l’avion. C’est donc, 3 heures de sommeil plus tard et après une douche bien froide qu’on se rend dans le quartier des backpackers pour souper. Ya du monde, ça crie, il y a des vendeurs partout, pleins de resto… Tu reconnais ceux qui ont visité les mêmes temples que toi à leurs pantalons, et celles qui cherchent un peu de compagnie pour la nuit à leurs tenues beaucoup trop dénudées pour les autorisée à visiter un temple.

    Petit repas plutôt moyen et on rentre tranquille à la chambre. Je m’achète une bière (aussi bonne qu’une Labatt 50 chaude) pour vous écrire. J’écris le début du texte quand Orélie ouvre la tv. Un choix de 8 chaînes s’offrent à nous, tous en thai sauf une, TV5. Comme le dit si bien ma chérie depuis notre rencontre : « Le silence, c’est bien aussi »… Bonne nuit 😉

  • Asie : Jour 1 (Vols)

    Asie : Jour 1 (Vols)

    Merde, où est-ce qu’on dort ce soir ?!

    Notre départ se faisant le lendemain de nos party de Noël respectifs, c’est dans une forme rayonnante (tousse) qu’on embarque dans notre Uber pour se rendre à l’aéroport. Le chauffeur, qui a visiblement trouvé son permis dans une boîte de céréales, n’aide pas beaucoup à notre état nauséeux…

    Fidèle à mon habitude, on fouille mes bagages. ( c’est rendu là norme 😅 ) On prend au passage des sushis qui coûtent la peau du cul et on se dirige vers notre porte pour se rendre compte que notre vol est retardé pour une 2e fois, de 1h10 cette fois ci. C’est donc 1h30 plus tard qu’on fini par rentrer dans l’avion pour réaliser rapidement le calvaire qui nous attend pour les 7 prochaines heures puisque dans un rayon de 3 mètres on a :
    – 4 bébés de moins de 1 an hurlent déjà alors qu’on n’est même pas assis
    – une madame avec son caliss de chat
    – une jeune aveugle voyage avec son chien d’aide
    – beaucoup trop de Français
    Tout ce à quoi on est allergiques tous les 2… Et en plus, à côté de moi, un gars qui joue visiblement au rugby ou football. Je sens qu’on va être très intime lui et moi! Le vol va être long…

    Départ plutôt turbulent, ça fini par se calmer. La consigne de ceinture de sécurité s’éteint, les pisses-minutes se lèvent et les agents de bord commencent à apparaître dans les allées. Boom Bidding Bang! Notre ami « Turbulence » est de retour et il n’est pas content. Ça brasse, non non, ÇA FUCKING BRASSE! À un point tel que le pilote demande même aux agents de bord de retourner mettre leurs ceintures. Orélie, sans doute dans le but de me rassurer, se retourne et me dit : « Ça, c’est vraiment pas bon signe!! ». Oh que je suis rassuré là! L’avion tremble, les portes bagages oscillent ainsi que les lumières, 1 personne sur 3 sort son petit sac à vomi et le concert d’hyperventilation débute avec comme trame de fond, les cris des enfants…

    Arrivés en France, comme notre vol a été retardé de 3h20, notre escale de 4h15 est un tiii peu plus courte, d’autant plus qu’à Lyon, il n’y a pas de zone de correspondance alors il faut re-passer les douanes, re-sortir et re-rentrer à nouveau (donc inspection des sacs et tout le tralala). Une dame d’Air Canada nous fait skipper une file, petit jogging, douane et hop, on finit par arriver à temps à notre porte pour l’embarquement pour attendre notre prochain vol.

    Pendant qu’on attend le dernier vol (vous savez, celui de 10h pendant lequel, l’enfant à côté de nous a hurlé sa vie plus d’une heure au décollage ET à l’atterrissage, comme si on lui arrachait un bras), je me suis mis à faire des calculs et, merde… Ce n’est pas tous les jours que tu parcours la moitié de la planète et fait les calculs de fuseaux horaires… Je viens de me rendre compte, on n’atterrit pas le 15 décembre mais bien le 16! En plus d’avoir payer la chambre pour une nuit de trop, si tu ne te présentes pas, ils annulent directement la réservation… Je laisse un message à l’hôtel et on embarque dans l’avion se demandant où l’on dort demain.

    Au moment d’écrire cette dernière ligne, je viens de sortir de l’avion (tellement cheap que l’écran de la dame devant moi tient avec du duct tape!) et aucune nouvelle de l’hôtel. Est-ce que notre voyage va vraiment commencer par une nuit sur un banc de parc ? Je vous dis ça demain… 😉

  • Asie : Jour J-11 (Montréal)

    Asie : Jour J-11 (Montréal)

    Le laissez-passer A38…

    Malgré l’excitation de partir dans de nouveaux pays, la préparation est tout de même de mise : regarder la météo, demander les visas, booker notre hébergement à l’arrivée. Il ne reste qu’un dernier point qu’il ne faut pas oublier : les vaccins.

    Pour les autres voyages, nous nous sommes présentés à la Clinique du Voyageur qui valide tes vaccins actuels, analyse ton trajet, et t’administre immédiatement ce qu’il te faut, moyennant un bras et le rein droit. Voulant faire des économies, car on va se le dire, le billet d’avion dans le temps des fêtes n’est pas donné, on s’est plutôt tourné vers Dialogue. Il s’agit d’une clinique en ligne, qui dessert entre autres Ubisoft, qui offre un très bon service quand tu as un p’tit bobo. Mais si on parle d’aiguille, je crois que la piquerie dans Hochelaga est plus efficace… Comme on a des historiques de vaccinations différentes, chacun doit ouvrir un billet dans l’application. C’est là que le bordel commence!

    Pour ma part, je parle 30 minutes à une infirmière qui me fait un plan de traitements et qui à la fin me dit : « Je ne peux pas te prescrire les médicaments, tu dois rencontrer un médecin ». Hummmm ok… Appel vidéo 3 jours plus tard qui me dit ne rien comprendre à mon dossier, qu’il va demander à une autre infirmière de m’appeler et on recommence tout! Voyons criss… Le lendemain, je les contacte, car toujours aucune nouvelle. Je finis par parler à une infirmière praticienne, qui elle peut prescrire, refait tout le dossier, bla bla, envoie un fax (oui oui, en 2019!!) à ma pharmacie, je vais payer les fucking 560$ de vaccins et c’est fini! Presque…

    Pendant ce temps, à 2 pieds de moi sur le divan, Orélie ouvre le même billet que moi, fournit son carnet de vaccination, jase avec l’infirmière et c’est à ce moment que la maison de fous des 12 travaux d’Astérix embarque. Pas moins de 5 réceptionnistes et 8 infirmières se sont relayés sur son dossier dans une confusion la plus totale! Première prescription : trop d’un médicament, pas assez de l’autre. Je lui dis de rappeler, car je suis pas mal certain qui lui manque une dose d’un produit et qu’ils ont oublié un autre vaccin. Tsé, je m’y connais, j’ai écouté Docteur Doogie quand j’étais jeune…

    Ben criss, j’avais raison. Donc après lui avoir redemandé son carnet de vaccins une 2e fois (il y aura une 3e fois!), on lui dit que la 2e commande a été envoyée avec succès à la pharmacie X. En même temps, un autre éclair de génie/docteur me passe par la tête et je demande à Orélie de valider si elle doit renouveler son vaccin pour la fièvre typhoïde. Je suis un Dieu! « Ahhhh ben oui, je l’avais pas remarqué. Je fais la commande et l’envoie à votre pharmacie » dit-elle avec sa voix de commis chez Walmart. Ok, elle l’a écrit donc j’ai aucune idée de sa voix, mais dans ma tête, elle ne sonnait pas comme le crayon le plus aiguisé de la boite…

    Assis sur le divan, on écoute la TV relaxe quand une sonnerie de iPhone retentit. Tiens donc, qui ça peut être… Ben oui, encore elle qui nous dit qu’elle n’est pas capable d’envoyer la 3e prescription et qu’elle va essayer demain. Tabar… « Ok, non non là, envoie ça à la Pharmacie Y, on va se débrouiller ». Ça fait 12 jours que ça dure ce téléroman-là… Je regarde Orélie : demande-lui donc si elle a envoyé la 2e prescription… T’sé rendu là, ça me surprendrait même pu… « Ahhhh non, elle aussi je n’y arrive pas… » Orélie n’est plus rouge, elle est bourgogne!

    Donc, bonne nouvelle, elle va finalement recevoir ses médicaments dans 3 jours, soit jeudi!! Et Dialogue, dans sa logique implacable, nous a booké le rendez-vous pour le vaccin, mercredi matin… Bon ben, on repartit pour un tour… Quelqu’un a besoin de quelque chose au Walmart ?