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  • Portugal : Jour 11 (Porto)

    Portugal : Jour 11 (Porto)

    Aujourd’hui, on boit!

    On passe une deuxième journée avec nos amies pour faire une activité qui nécessitera sûrement des Tylenol demain matin… Mais avant, direction la Praia do Carneiro, plage de sable proche d’un fort du 16e siècle. On se prépare à l’appartement et, à tout hasard, je regarde la température pour la journée ET la température de l’eau. Décision exécutive, je n’amène pas mon maillot : il fait présentement 18°C, c’est nuageux/venteux et la température de l’eau est de 17°C (62°F)! Comme dirait Orélie, c’est comme le bain froid au spa, mais sans la partie plaisir du bassin chaud avant. Donc promenade sur l’esplanade et dîner accompagné d’une bouteille de vinho verde (vin vert), un vin frais et pétillant qui prend son nom de la fraîcheur de sa jeunesse plutôt que de sa couleur qui peut être blanc, rouge ou rosé.

    Maintenant, direction l’activité qui m’a fait venir au Portugal : dégustation dans les caves de Porto !!!
    * Musique de déception *
    Les 3 endroits où l’on va, les visites des caves sont déjà complètes pour la journée!
    * Musique de joie *
    Mais les salons de dégustations sont ouverts eux!
    Alors, tant qu’à y être, aussi ben se gâter… On prend donc des dégustations qui inclus des cuvées Réserve, 10 ans, 20 ans et même 30 ans. C’est vraiment délicieux! Alors on va de caves en caves… les Tylenol de demain se rapprochent…

    Mais c’est pas tout de boire du Porto! Quand nous étions à Funchal, le propriétaire de notre p’tit coin de bières nous a donné un spot à Porto en nous disant que c’était super, les proprios étaient incroyables et.. que le premier drink était sur son bras. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre 😉 L’endroit est en effet très accueillant avec 2 terrasses extérieures intimes et il y a 16 bières pressions alors, si on veut les essayer, il faut commencer! Je commande donc 7 verres de dégustation ainsi qu’une canette de la nouvelle bière de prédilection d’Orélie. Ça c’est pour goûter.. maintenant qu’on sait celles que l’on aime, on commande une bière. Au moment de quitter, je dis aux propriétaires que j’ai passé un super anniversaire et ils me donnent une bière en cadeau: Nice!

    Pendant que les filles rentrent chez elles, on va prendre un dernier verre au pub voisin de notre hébergement en jouant au Jenga. Comme nous avons de la route à faire demain, Orélie va se coucher pendant que je prends un dernier verre en écrivant cette anecdote tranquille dans mon coin. C’est l’heure, je vais payer au bar et je dis à la serveuse que je ne pouvais pas demander mieux comme journée de fête.. « Quoi, c’est ta fête? Voilà une pinte pour fêter ça! »

    La journée va être longue demain surtout que, avec tout ça, on a oublié de souper…

  • Portugal : Jour 10 (Vallée du Douro)

    Portugal : Jour 10 (Vallée du Douro)

    Encore…

    Aujourd’hui, on rejoint un couple d’amies de France qui est en vacances au Portugal en même temps que nous. Ce sera une anecdote, tout comme la journée, à savoir tranquille car on va descendre la Vallée du Douro en bateau pendant 5 heures, de Régua à Porto. J’hésite entre vous faire la narration des 5 heures ou la version expresse… Hummmm… Ok pour faire rapide ! On s’installe sur le pont au soleil et on admire les plus grosses productions de cerises et de raisins du Portugal. C’est très relaxant avec une petite sangria à la main. En plus, nous passons par 2 écluses dont une de plus de 35 mètres de dénivelé! C’est déjà impressionnant de l’extérieur, mais quand tu vois le soleil disparaître car ton bateau s’enfonce dans l’écluse, ça l’est encore plus! Mais au fil de la journée, on réalise qu’on a oublié de mettre quelque chose dans notre sac ce matin.. ah ben oui, de la crème solaire ! ENCORE! (Au moment d’écrire ces lignes, Orélie, bien qu’elle ait essayé de se couvrir le plus possible, a de petites cloques sur la cuisse gauche.. oups!)

    La croisière finit au pied du pont Luis I mais nos autos sont tout en haut. Comme on a des enfants et une femme enceinte avec nous, on se dirige vers le funiculaire mais qui malheureusement fermé donc on va devoir ENCORE une tabarbak de fois, monter les 300 quelques marches (c’est la 4e fois en moins de 48h).

    Après un petit apéro, direction Guimarães, première capitale du Portugal. Le hasard a bien fait les choses : aujourd’hui est la fête annuelle et une parade est organisée après 2 ans d’annulation à cause de la pandémie. Je ne peux pas dire que c’était tres différent des autres parades que j’ai déjà vu, mais on voyait la fierté dans les yeux de ceux qui défilaient autant que dans ceux des milliers de spectateurs qui étaient entassés sur le bord du chemin pour voir les chars allégoriques ou applaudir les sapeurs pompiers qui travaillent très fort dernièrement pour combattre les feux de forêt.

    Un p’tit dernier « encore »?
    Pour se rendre là-bas, on a dû prendre la voiture donc il a fallu… refaire la manœuvre pour rentrer la voiture dans le stationnement à Porto. Mais cette fois, à 2h du matin et sans aide. Opération réussie : toujours aucune égratignure sur l’auto! Yeah!

    On va se coucher, car demain, on boit!!!
    Encore 😉

  • Portugal : Jour 9 (Porto)

    Portugal : Jour 9 (Porto)

    Ayoye ma tête!

    Ce n’est pas la boisson de la veille.. on a un super Airbnb qui a une chambre en mezzanine au-dessus de la salle de bain mais le concepteur devait être soit un nain ou un homme tronc car tu ne peux même pas te tenir à genoux en hauteur, alors quand tu te réveilles en sursaut car une caliss de … (je ne nommerai pas sa nationalité car vous allez dire que j’ai une fixation, mais disons qu’il y avait beaucoup trop de « du coup » dans ses phrases) conne crie dans la rue à 4h30 du matin, le plafond est proche en criss!! 🤬🤕

    Aujourd’hui, on se rend au Palais de la Bourse pour une visite guidée du premier bâtiment électrifié de Porto. Inquiétez vous pas, je ne ferai pas un cours d’économie aujourd’hui! On en apprend sur ce bâtiment qui est depuis les années 1840, le siège de l’association de commerce de la ville. Le commerce étant intimement lié à la politique, on a droit à un petit cours rapide d’histoire du Portugal. C’est la reine Maria II qui a donné le site à l’association de commerce pour construire le palais avec la demande d’y inclure un tribunal de commerce. Mais après les 60 ans de construction et quelques années troubles politiquement suite à la fin de la monarchie, la Première République est incapable de résoudre la crise économique et financière, situation encore aggravée par l’engagement du Portugal dans la Première Guerre mondiale. Coup d’État, dissolution du parlement : une dictature se met en place, celle de Salazar, pendant plus de 40 ans, ce qui oblige des milliers de portugais à fuire leur pays vers les pays avoisinants (notamment la France).

    Bon, fin de la minute d’histoire, revenons au palais quelques minutes. Je pourrais vous parler des mosaïques de fou, du bureau de Gustave Eiffel, de la pièce trompe l’oeil où tous les boiseries sont en fait faites en plâtre mais la pépite de ce bâtiment, c’est sa salle de bal. La pièce, accessible par une double porte en verre peinte à la main, imitation vitrail arborant des écritures arabes, s’appelle aussi salon arabe, et dès que les portes s’ouvrent, on est saisis : une stylistique arabe avec de la calligraphie du sol au plafond fait avec 18 tonnes d’or, qui contraste avec les salles très traditionnelles en bois foncé, granite et marbre rose du reste du bâtiment. Un choix volontairement décalé et exubérant des associés de l’époque pour impressionner leurs invités, et ça marche encore presque 200 ans plus tard !

    Visite ensuite de l’Église de la Miséricorde (église entièrement accessible : sacristie, autel, orgue…) et la Tour des Clérigos (point de vue sur l’ensemble de la ville mais avec un seul escalier : sympa quand on veut descendre alors que d’autres montent…). Retour dans le 21e siècle en après-midi avec la visite du musée d’art contemporain Fondation Serralves et de ses jardins : vous vous en doutez, c’était pas ma partie préférée mais faut faire des compromis dans la vie 😇

    La journée se termine sur le bord du Duro à regarder le coucher de soleil en amoureux… Ahhhh… C’est romantique… Si ce n’était pas des dizaines de touristes partout autour de nous qui scrap notre moment en parlant fort… décrissez! Notre rivage, notre coucher de soleil, notre Porto! Shit, je commence à parler comme les Français!!!

  • Portugal : Jour 8 (Porto)

    Portugal : Jour 8 (Porto)

    6h le cadran sonne, la 3e bière était peut-être, je dis bien PEUT-ÊTRE, de trop! On ramasse nos affaires et notre chauffeur, en veston cravate, nous attend déjà devant la BMW pour nous amener à l’aéroport. On récupère nos bouteilles de Madère à l’aéroport et hop, on est partis, direction Porto pour y passer les prochains jours.

    Madère nous a donné beaucoup de plaisir et de détente. Et dire que lorsqu’elle a été découverte par des marins qui s’étaient abrités sur l’île juste en face, ils n’ont pas voulu y mettre les pieds car le sommet de l’île étant caché par les nuages, ils croyaient que le diable y était. On voit qu’à l’époque, on croyait n’importe quoi alors qu’aujourd’hui, grâce au tarot et à l’astrologie, on est.. ok changeons de sujet!

    On récupère la voiture à l’aéroport de Porto et Orélie conduit comme si c’était hier qu’elle avait conduit en Europe, et le tout, en manuel! Par contre, rentrer dans le stationnement de l’hébergement a été plus ardu ! Pas de sa faute, c’est juste l’angle impossible à prendre pour rentrer : un angle de 90° sans recul ou largeur pour tourner! Une chance, des habitants du bloc étaient dans l’entrée et sont spontanément venus à notre rescousse pour guider Orélie histoire qu’on scrappe pas l’auto dès la première heure de location. Et à en croire les marques de peinture sur le mur d’entrée, c’est déjà arrivé à certains ! Mais tel un chirurgien, ma pilote a fait rentrer notre belle Peugeot dans le stationnement sans une égratignure!!

    Pour se récompenser (ok, j’ai rien fait mais j’étais là en support moral), on va dîner avec un p’tit verre. Occasion parfaite pour essayer le repas traditionnel de Porto : le Francesinha. On dirait un style hot chicken mais avec du jambon, des saucisses et pleins de viandes, recouvert de fromage, de sauce et d’un oeuf. C’est GRAS et pas particulièrement mémorable. Un peu l’équivalent de notre poutine je dirais…

    Histoire d’évacuer tout ce gras, on se lance à la visite de Porto et se son dédale de petites rues pour finalement arriver au bord du Douro, surplomber par le pont Luis I. Orélie me proposer alors de remonter les 300 quelques marches pour se rendre jusqu’en haut du fameux pont et de le traverser pour de plus belles photos… 🤬

    5 lbs de sueur en moins, on admire la vue de la ville de Porto. Un coup de l’autre côté, un orchestre s’apprête à faire un spectacle gratuit pour fêter leur anniversaire alors, on est là, on va se chercher un p’tit mojito et on écoute ça avec Porto en fond visuel. Que demander de mieux?

    En rentrant au Airbnb, on arrive nez à nez avec un p’tit pub qui est littéralement 2 portes à côté de notre hébergement, et comble de malheur, ils ont de l’excellente bière… On va devoir se sacrifier… Encore!

  • Portugal : Jour 7 (Funchal)

    Portugal : Jour 7 (Funchal)

    Anecdote un peu longue, mais plus intéressante que des vidéos de chats ou du monde se plaignant de la canicule…

    Je disais donc, on quitte l’appartement un peu plus tôt ce matin pour se rendre à notre plongée car il y a présentement un Rallye sur toute l’île de Madère. Les rues sont bloquées parce que les concurrents essaient de faire leur meilleur temps, mais sinon entre les sites, ils se promènent normalement au travers des autobus et des Fiat 500. C’est un peu comme quand nous, couple incroyablement sexy, se promenons au travers du p’tit peuple. 😉

    Aujourd’hui, c’est jour de plongée. Une fois les combinaisons mises et ostie que c’est pas facile avec des coups de soleil, notre dive master nous fait un briefing sur le lieu et le temps de plongée ainsi que sur les poissons qu’on y voit habituellement (ils ont même donné des noms à certains d’entre eux!). Comme le bateau ne peut accoster puisqu’il n’y a pas de plage ou de quai, on doit nager jusqu’à lui. Hop dans le bateau et direction Garajau, une réserve naturelle où la pêche est interdite depuis une trentaine d’années. Nous sommes 6 à plonger avec l’expert : 2 gars seuls, nous et un couple de français. On ajuste nos équipements, dernières vérifications et on tombe à la renverse dans l’eau comme dans les films.

    Mais fuck, une fois dans l’eau, je pars à la dérive. Il y a beaucoup de courant et les vagues m’emportent loin du bateau et j’ai une petite panique.. je me reprends et nage tant bien que mal vers le bateau où m’attendent les autres plongeurs. Sauf que, le p’tit stress à fait grimper mon rythme cardiaque et ma respiration. Je dois me ressaisir sinon ma plongée va être moins longue si je pompe trop d’air.. on relaxeeeeeee…

    La plongée se passe somme toute bien sauf une chose.. les osti de français (ils sont partout!!).. je ne sais pas dans quelle criss de boîte de céréales ils ont trouvés leurs certifications mais c’est n’importe quoi.. ils te rentrent dedans, le gars ne suit pas sa blonde donc ce sont les autres plongeurs qui doivent rester proche d’elle en cas de problème.. mais le pire, la criss de conne utilise ses bras pour nager avec de graaaaaaaaands mouvements! Ok, je m’explique, sous l’eau, tu dois rester en binôme à une distance de bras afin de pouvoir communiquer en cas de problème. ET, tu dois garder tes mains jointes et n’utiliser que tes jambes pour éviter que accroches l’équipement d’un autre plongeur et que tu le mettes en difficulté, genre en lui arrachant son detendeur d’air. Car de ce que je me souviens, on ne peut toujours pas respirer sous l’eau sans ça!! Elle a failli nous accrocher tous les 2 à plusieurs reprises… On inspire, on expire.. ben, si on peut bien sûr!

    Sur une note plus positive, on a vu un ÉNORME merou de 1m de long, des poissons trompettes, des barred hogfish, des anémones géantes, des serioles et des daurades. Ce fut une belle plongée mais avec ma petite panique du début, j’ai dû remonter après 40 minutes afin qu’il me reste assez d’air pour le retour au rivage. Orélie, plus calme, a pu voir les fonds marins 5 minutes de plus pendant que moi, j’attendais en haut avec… La criss de française!!

    Une fois remis de nos émotions, direction « mon activité imposée ». Le trajet devant prendre 7 minutes, on est là en moins de 5 minutes, à croire que le gars se pratiquait pour le rallye! Mais il nous donne une petite dose d’adrénaline pour ce qui s’en vient : de la luge de rue!! Tu embarques dans un p’tit panier et 2 gars habillés en costume d’époque te poussent et dirigent! 1-2-3 GO! Aussitôt assis dans le panier, aussitôt partis ! Le parcours est directement dans la rue, au milieu des autos stationnées, des travaux et de la circulation. La descente dure 10 min et on vacille de droite à gauche. Les chaussures du glisseur devant nous fument tellement ça va vite. On arrive finalement en bas, et on décide de continuer à pied jusqu’au centre ville. Une petite marche de 30min à pic. Je regrette d’avoir mis des string de pied ce matin! (Sandales de style tong)

    On atterrit à la maison Blandy’s, un producteur de vin de Madère, qui nous avait été conseillé par le micro-brasseur. On en apprend beaucoup sur la fabrication de ce vin. L’édifice dans lequel il est fabriqué déjà, a successivement été une prison, puis un hôpital avant d’être un producteur de vin. Ils ont plus de 650 barils, et ils produisent 1 million de litres par an mais en ont 4 million de litres en baril qui vieillissent. Le vin de madere est cuit donc il a besoin de chaleur contrairement au vin normal. Toutes ces informations donnent soif! Donc, après le testing de 2 vins, on en a essayé 2 autres et au final, on a acheté 2 bouteilles. Et la magie des choses, c’est qu’ils ont une entente avec une boutique dans le duty free de l’aéroport : demain, après les contrôles de sécurité, on leur donnera notre reçu et on récupérera nos bouteilles comme si on les avait acheté en duty free, donc pas d’enjeu avec les sacs qui seront en cabine!

    On se lève à 6h demain alors on va se coucher t… Ahhhh mais on peut pas partir de l’île sans allé dire au revoir à notre microbrasserie préférée! Juste un p’tit verre.. juste un.. ou peut-être deux… 😇

  • Portugal : Jour 6 (Océan Atlantique – Funchal)

    Portugal : Jour 6 (Océan Atlantique – Funchal)

    Rouge…

    Aujourd’hui, on doit se rendre à la marina pour une activité « imposée » par Orélie. Et non, ce n’est pas une manucure mais bien une sortie en voilier pour peut-être voir baleines et dauphins. Je n’étais pas très chaud à l’idée, ayant comme référence les catamarans dans le sud avec un paquet de touristes où tu vas te baigner avec des dauphins en captivité. Mais bon, demain je l’oblige à faire un truc alors je suis bon joueur et Let’s go.

    Nous sommes les premiers à monter sur le voilier alors vite vite vite à l’avant pour prendre les meilleures places : des BeanBag à la proue avec une vue quasi 360°. Chaque fois que je prends un bateau, j’ai la chanson « C’était un tout petit bateau sur les eaux du Pacifique.. » (L’île de Gilligan) en tête mais comme c’est une chanson de naufrage, je la garde pour moi. Je voulais aussi reproduire la scène de Rose et Jack dans le Titanic (celle à l’avant du bateau, pas celle dans l’auto ou sur le canapé.. gang de pervers), mais encore là, naufrage donc je ne dis toujours rien. Et c’est là qu’Orélie me dit qu’elle a fait X nombres de croisières à Tadoussac pour voir des baleines et elle n’en a jamais vu. Alors quand notre guide nous dit qu’on a 70% de chance de voir des baleines/dauphins, avec Orélie et sa malchance, j’avoue que j’ai hésité un instant à la pousser par dessus bord pour maximiser mes chances… Mais, je suis un gars sympa! Et c’est elle qui a la clé de l’appartement…

    Arrivés à 2-3 milles de la côte, on entend un premier « Oh, regarde là », et un autre, et un autre alors en 0.42 sec, on est debout à scruter l’horizon et voilà qu’une trentaine de dauphins se promènent entre notre voilier et l’autre bateau pas loin. Ils sont très curieux, se déplacent rapidement en gang, sautent, c’est sublime à voir. En plus, notre guide nous explique qu’il y a une loi interdisant aux bateaux de rester à cet endroit pour plus de 10 minutes afin de préserver leur habitant et leur tranquillité. On profite alors de chaque instant et on fait 10 min de video.

    On se dirige ensuite au pieds de Cabo Girão, la plus haute falaise d’Europe, pour faire un peu de snorkeling. Mais le trajet pour s’y rendre nous a clairement fait réaliser qu’on ne sera jamais des marins. L’océan était seulement « un peu » agité : on était proche de nourrir les poissons avec notre déjeuner de ce matin… Mais, on a réussi, pas de motons!

    Petite saucette dans l’eau, on regarde les poissons et retour sur le bateau avec une bière locale pour le retour au port. Un magnifique 3 heures de bateau au soleil sans penser une osti d’fois à mettre de la crème solaire. Moralité, on est magnifiquement rouge! Et en plus, on va visiter le jardin botanique de Madère qui est, bien évidemment, en plein soleil… Il est magnifique avec sa multitude de fleurs (la française chiante d’hier aurait été une véritable plaie ici!), de cactus géants et d’arbres mais, chaque minute passée au soleil accentue nos rougeurs. Et chaque centimètre de notre peau dénudée commence à vraiment chauffer…

    Bon, j’arrête ici mon anecdote pour aujourd’hui car, maintenant plein de crème hydratante, je ne peux plus bouger…

    P.S. : Est-ce que je vous ai dit qu’on était tout rouge?

  • Portugal : Jour 5 (Funchal)

    Portugal : Jour 5 (Funchal)

    Finalement, ça existe!

    Hier après notre excursion, on a décidé de se payer un bon resto chic. Orélie se fait toute belle et moi je mets mon plus beau chandail propre: un chandail de Batman (Orélie : « au moins, c’était pas un chandail d’Ubisoft! »). Au menu, immenses morceaux de thon et une bonne pièce de viande. Ensuite, après avoir écouté un groupe de musique des Azores qui se produisait non loin de là, nous nous sommes dirigés vers le Valhalla!! 7 personnes à l’extérieur, petite porte qui laisse s’échapper un peu de musique. Orélie me pousse devant car c’est moi l’homme, viril, musclé, prêt à tout pour défendre sa chérie et ouvrir le chemin vers.. la première bonne place de bières!! Finalement!! Ça existe de la bonne bière ici 🤪 Après 3-4-5-6 dégustations de bières, on rentre à la maison car on doit ben se coucher un moment donné et je dois écrire mes anecdotes aussi. Ça paraît peut-être pas mais c’est une bonne heure d’écriture de ma part + relecture/correction par Orélie chaque jour! Une chance qu’elle relit car quand j’écris rendu à 1h30 du matin, des fois c’est limite compréhensif lol

    Comme vous le savez, on essaie de plonger dans chacune des destinations qui le permet. Ici, on trouve un centre administré par Cécile, une française très sympathique (ça arrive!), qui nous trouve un créneau horaire qui marche avec notre vol (il faut toujours faire attention au delta altitude/profondeur dans les 24h qui suivent une plongée). Seul bémol, comme ça fait plus de 18 mois que nous n’avons pas plongé (covid oblige), on doit faire un refresh. Et c’est aujourd’hui! Donc on est un peu stressé car on doit refaire les différentes manœuvres de sécurités (enlever l’eau du masque, récupérer son détendeur, quoi faire si notre partenaire manque d’air) dans la piscine adjacente à l’école de plongée. Disons que les touristes qui nous observent ont payés cher leur chambre (3-4x le prix de notre appartement entier), et leurs chirurgies plastiques… Y’a du silicone et du botox au pied carré! Des fausses boules, ça flottent? Oups, on s’éloigne du sujet..

    Je disais donc qu’on est dans la piscine et on fait nos exercices. Ayant fait la certification il n’y a que 3 ans, tout est frais à mon esprit. Ça ne se passe pas exactement sans embûche pour Orélie et l’autre personne dans le cours. Le Père Fouras (un texan d’un âge avancé) qui est avec nous n’a pas assez de poids dans sa ceinture et n’arrive tout simplement pas à aller au fond de la piscine peut importe comment il se débat. Et Orélie, lol, comment dire… On commence l’exercice où l’on doit signaler à l’autre qu’on manque d’air et on doit lui donner notre détendeur d’urgence. Mais dans le fond de la piscine, tu ne peux pas parler, donc tu fonctionnes par geste et la pauvre ne comprenait pas si c’est elle qui devait être secourue ou l’inverse. Je suis à côté d’elle, je regarde l’exercice et, tel un enfant de 4 ans qui fait une crise dans la rangée du chocolat à l’épicerie, elle tape avec ses 2 mains dans le fond de la piscine pour signaler sa frustration de ne pas comprendre l’exercice. Et je vous jure que sa face est aussi expressive avec un masque de plongée semi-embué : c’était très drôle à voir (j’ai demandé son autorisation avant d’écrire ce bout parce que je voulais pas qu’elle refasse sa face de fâchée sans masque!).

    Le petit cours de rafraîchissement étant réussi, on peut se diriger vers l’océan pour notre plongée. Une plongée de 35 minutes nous a permis de voir dans leurs états naturels : 2 pieuvres, 2 seiches, un petit crabe aux pattes mauves fluo, plusieurs poissons multicolores ainsi qu’un mollusque transparent non identifié. Une belle sortie qui augure bien pour celle en haute mer de vendredi!

    C’est donc, dans notre petit coin de paradis, que nous planifions le reste de notre voyage, avec un petit verre de vin de Madère à la main. Quand je parle de paradis, je ne parle pas du Portugal ou de Madère, mais bien du p’tit bar à bières trouvé hier! D’ici la fin du voyage, ils vont connaître nos noms c’est clair 😉

  • Portugal : Jour 4 (Madère)

    Portugal : Jour 4 (Madère)

    Aujourd’hui, visite de l’île en tour organisé en français. Le dernier groupe de personnes avec nous entre dans le minibus et j’entends le jeune dire « Du coup, il n’y a que des Français dans le car »… L’insulte!! Tu nous cherches toi criss?! Passons…

    Notre chauffeur, Carlos, un local qui parle un bon français, conduit comme un vrai pro dans ces rues en zigzag. L’île est entre autre, productrice et exportatrice de bananes ainsi que de canne à sucre, utilisée pour faire de la mélasse qui sert de base pour les gâteaux locaux, mais qui est la base du poncha, la boisson locale à base de rhum. À peine 100m après qu’il ait fini sa phrase, on croise une voiture qui remonte l’autoroute à contre sens juste devant nous!! Je crois qu’il y en a une qui a abusé de la poncha au déjeuner ! 🥃

    Notre premier arrêt se fait au Cabo Girão. Avec ses quelques 589 mètres, elle est la plus haute falaise maritime d’Europe et la deuxième plus haute du monde. Un grand plancher en verre au dessus du précipice donne une vue imprenable sur la mer et les villes avoisinantes. Personnes ayant le vertige s’abstenir 😉

    On continue le périple avec la visite de Ribeira Brava, aussi appelé la rivière sauvage, parce qu’en hiver, elle sort de son lit à cause de l’accumulation d’eau dans la montagne qui descend vers la mer. On s’arrête faire un tour à l’église St-Benoit et boire un petit jus d’orange en bord de plage volcanique. On enchaîne avec Paul da Serra, un plateau sur l’île qui se trouve à plus de 1500 mètres (la légende dit qu’il y neige l’hiver!). La route pour s’y rendre est une forêt où l’odeur d’eucalyptus et de feu de forêt s’entremêlent. Arrivés au sommet, ce sont des champs de panneaux solaires ainsi que des dizaines d’éoliennes qui remplissent l’espace. Ahhhh, et 3-4 vaches pas rapport en plein milieu du chemin rajoutent un challenge de plus à notre chauffeur qui connait vraiment bien la route.

    Dans la minivan, nous sommes 8 en plus du chauffeur: nous 2, un autre couple, une famille de 3 et une fille seule. La fille, je suis pas certain de son prénom, je crois que c’était.. « P’tite criss de vache » ou quelque chose du genre… Elle monopolisait toute la conversation, connaissait tout sur tout, avait voyagé partout, avait lu tous les livres de la terre et tout était moins beau que chez elle… Et elle était d’où selon vous??
    Roulement de tambours…
    Ben oui, une française!!!
    ( Correction d’Orélie : « C’était une criss de Française chiante!! )
    À un point tel qu’un moment donné, pour la 23e fois qu’elle demande au chauffeur ce qu’est cette plante là, il lui répond « C’est.. une fleur… ». Je dois vous avouer que ce fût un des plus beaux moments de ma journée!

    On arrive finalement à Porto Moniz bien connue pour ses piscines volcaniques naturelles. On mange un truc avant d’aller rejoindre la centaine de personnes sur le bord de l’eau. Sabre noir (scabbardfish) pour moi et morue grillée pour Orélie : impossible de résister à toutes ces options des produits de la mer! Quelques photos du paysage sublime et hop, on met nos maillots et on va à l’eau. Il faut noter qu’à l’entrée était inscrit la température de l’eau, mais en degré celsius… Aucune idée à quoi m’attendre! C’était fucking GLACÉ!!!!! C’est pas mêlant, chaque pas que je faisais dans l’eau, mon pénis rapetissait de 3 pouces et rendu au 5e pas je me suis dis que c’était le temps de sauter à l’eau directement avant de plus en avoir.. 😉 Mais plus sérieusement, il faisait gris et venteux et la température de l’eau était à 19°C (66°F)… Ce fut la baignade la plus expresse de ma vie! Bref, un 3€ bien investit…

    Oups, je l’ai échappé en longueur (🥁) alors je vais finir avec la petite visite du village de pêcheurs Camara de Lobos où l’activité principale est de boire de la poncha.. et la pêche y paraît. Non sans blague, ils ont construit une réplique de la Santa María, bateau de Christophe Colomb, qui se promène aux alentours de l’île. Et dire que hier je croyais que c’était la Perle Noire, célèbre bateau de Jack Sparrow dans le Pirate des Caraïbes. Je crois que j’ai aussi bu trop de poncha 🤔🥃

  • Portugal : Jour 3 (Funchal)

    Portugal : Jour 3 (Funchal)

    Finalement, je crois qu’on est a Varadero…

    J’ai fini d’écrire mon anecdote d’hier en attendant notre vol donc voici ma suite de la journée. On amorce notre descente vers l’aéroport de Madeira et ça brasse un peu. L’avion pose les roues sur le tarmac, se stabilise et soudain, digne d’un voyage à Cayo Coco plein de Denis et Suzanne, tout le monde se met à applaudir?! Non mais c’est leurs jobs de faire atterrir l’avion. Est-ce que ça arrive qu’il le manque?

    Le retard de l’avion nous fait manquer notre bus pour le centre-ville mais bon, on attend tranquillement le prochain pendant qu’Orélie mange des Skittles par ordre de couleurs. (Je vais vous dire un secret : sans grande surprise pour ceux qui la connaissent, ses préférés sont les verts! Ils pourraient goûter la m… que s’ils sont verts, elle va les adorer lol)

    Notre hôte nous avait dit « Débarquez à ‘La Vie’, vous allez voir, vous aurez juste une rue à monter »… Ouin, une rue, mais toute une rue! Genre l’Himalaya est une petite colline à côté de ça 🤪. En même temps, il ne faut pas être surpris, Madère est une île volcanique donc je suppose que Funchal en français, veut dire « Des côtes, des côtes pis encore des osti d’côtes »! Ou quelque chose du genre…

    Mais bonne nouvelle : la canicule n’a pas voulu voyager en low cost donc il faut une température normale d’été, soit 25°C durant le jour. On en profite donc pour faire le manché histoire de ne pas toujours manger au resto et goûter de vrais produits locaux. C’est aussi le moment de planifier le reste de la semaine et de trouver notre école de plongée pour les sorties en mer de la semaine.

    Comme je suis amateur de bières, je me suis dit qu’un pays reconnu pour son vin et son porto ferait possiblement de bonnes bières… Et ben jusqu’à présent, ils remportent pas de trophées… On a essayé 2 microbrasseries sur l’île et, ishhhhhhh… Soit que ça goute la Budweiser, soit ça goute trop sucré. La IPA, Double IPA, le Porter ainsi que la bière au miel goûtaient toutes la même chose, seule la couleur changeait… Mon conseil : restez sur le vino! Ou mieux, sur le Madère (vin cuit produit sur l’île).

    Parlant de couleur, je vous laisse, je dois aller sauver ma chérie qui est toute rouge. Ahhhh non non, elle n’a pas pris de coup de soleil mais plutôt il y a 5 moustiques sur l’île donc elle est rendu à 12 piqûres. Je pense qu’ils aiment le sang qui goute les Skittles 🤪

  • Portugal : Jour 2 (Lisbonne)

    Portugal : Jour 2 (Lisbonne)

    Coudonc, j’sens tu la marde?!

    On se lève un peu tard parce que, ben on est en vacances facque c’est ça qui est ça! Aujourd’hui, on fait des trucs typiquement portugais. Ou plutôt, de touristes au Portugal.

    Comme on est dimanche, beaucoup de commerces sont fermés alors on retourne dans Bairro Alto car on sait qu’on va trouver au moins un truc d’ouvert. On arrive au bas de la côte et tadam, aujourd’hui on ne suera pas comme des porcs à monter tout ça à pied, on va faire comme tous les loca…touristes et prendre le tramway! Les tramways d’origines sont maintenant couverts de graffitis mais les couleurs leurs donnent un p’tit « je ne sais quoi » très nice.

    On ne peut pas être au Portugal sans déguster leurs fameuses sardines grillées ainsi que de la pieuvre qui fond dans la bouche. Mais au restaurant, je commence à me demander si j’ai pilé dans de la merde ou si je sens le criss parce qu’il y a environ 784912 mouches (avouez que vous n’avez pas lu le chiffre au complet) qui nous tournent autour. Voyons ta-baR-NAK que ça gosse osti d’ciboire. J’ai l’air d’un coach de baseball qui essaie de faire passer un message à son joueur sur le terrain, mais sur le speed! Finalement, on se rend compte que ce n’est pas nous et qu’il y a des spots avec des mouches par terre; probablement le restant du souper d’un fêtard de la veille…🤮

    Rassasiées, on déambule dans les petites rues où les maisons sont recouvertes de magnifiques céramiques au lieu de nos traditionnelles briques laides des années 80. On se met en route vers un mirador afin d’avoir une vue sur les maisons de couleurs différentes mais avec toutes les mêmes toits oranges. On décide alors de faire une activité pour Orélie : aller au musée de fouille moi quoi. Mais finalement, j’ai adoré! C’était fermé! Lol

    Mais, ça ne serait pas bien connaître notre Orélie nationale que de penser qu’elle allait en rester là. Un coup la séance photo terminée, on s’en va au musée de.. de.. de l’histoire de Lisbonne où on en apprend plus sur le fameux  tremblement de terre de 1755 qui détruisit une grosse partie de la ville à cause de ses nombreuses répliques systémiques et des centaines de feux que cela déclencha. Comment dire… c’était… plate!! Non mais sans blague, ce musée pourrait être remplacé par 12 lignes dans le Lonely Planet et on n’y verrait que du feu. 🥁

    Le reste de la journée a consisté à retourner à l’hôtel, remettre nos sacs sur notre dos à 36°C au soleil et direction l’aéroport pour se rendre sur l’île de Madère relaxer une semaine. Pour s’y rendre, on a pris un vol low cost. Vous savez pas c’est quoi? C’est un vol où rien n’est inclus : tu paies pour tes bagages, aucun breuvage fourni, les bancs ne s’inclinent pas. Rassurez-vous: il y a des toilettes mais ils pensent à peut-être bientôt faire payer le papier toilette ! Ok j’ai inventé la dernière mais je peux ben leur faire de la mauvaise pub, on a niaisé 45 minutes au soleil dehors car ils étaient mal organisé alors qu’on avait payé l’option fast boarding… Fuck you easyJet! 😛