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  • ANECDOTES du Japon : Jour 12 (Nara)

    ANECDOTES du Japon : Jour 12 (Nara)

    Aujourd’hui, direction la petite ville de Nara, à l’est d’Osaka. Pour s’y rendre, il y a un train direct à 2 pas de notre hébergement.. mais ça serait trop facile! On doit aller activer notre JR Pass, un peu l’équivalent d’une passe d’autobus, mais pour les touristes au Japon. Comme la passe est très cher (545$ pour 2 semaines), on doit l’activer à un moment stratégique, lors d’un long trajet par exemple, afin de maximiser la carte. Pour ce faire, on doit se rendre à la station Osaka et c’est à ce moment-là que nous mettons les pieds dans la maison de fou des 12 travaux d’Astérix…
    – Vas au 1er étage parler à un tel
    – Non, tu dois aller au bureau JR à côté
    – Au non c’est pas moi, descends 2 escaliers et ça va être « là » (les directions sont toujours un peu flou)
    – Vas au centre d’information
    – Ahhhh non c’est à côté…
    Voyons criss, c’est don ben compliqué!

    C’est au moins 30 minutes plus tard, notre pass en main, qu’on sort, direction Ubisoft. Quitte à être là, j’en profite pour rencontrer Massaki, le technicien d’Ubisoft Osaka, qui a bien voulu me montrer le studio. J’arrive au 2e étage où il m’ouvre, tout souriant. Je rentre dans le local où se trouve une cinquantaine d’ordinateurs mais.. pas un chat! C’est pas un gros studio si le gars est tout seul pour gérer des ordinateurs où personne ne travaille… Devant ma face surprise, il me dit qu’ils ont déménagé d’étage. Ahhhh ok!! Petit tour des lieux et on m’explique quels jeux sont développés ici. La visite terminée, on redescend rejoindre Orélie (comme il s’agit d’un studio de production, elle n’avait pas le droit d’entrer), mais elle a disparu… Pas dans l’entrée, pas dans le Family Mart… Bon ben, j’ai perdu ma blonde ! Tant pis, je continue mon voyage sans elle !!

    Je retourne donc à la gare en direction de Nara. Après un trajet d’environ 45 minutes, j’arrive enfin dans cette petite ville vraiment tranquille en comparaison à Osaka.
    Bon ok ok, avant que les amis d’Orélie capotent, je l’ai finalement retrouvé dans le parc en face d’Ubisoft à se faire manger par les maringouins, car oui, fouille moi pourquoi, elle réussit toujours à trouver dès bébittes pour la dévorer!
    Je disais donc, Nara brille par son contraste avec les autres grosses villes du Japon : petits cafés français, tourisme majoritairement occidental et 1200 petits chevreuils qui se promènent librement dans le parc. C’est vraiment mignon! Tu peux les flatter ou acheter des petits biscuits pour les nourrir. J’incline la tête en signe de salutation et le dain fait la même chose, je répète à 2 occasions et je le nourris. Je me promène et tout à coup, je me fais croquer une fesse! Oh là, je suis en couple, on ne me croque pas les fesses comme ça… Un peu plus loin, même chose! Pendant un instant, j’espérais que ce soit Orélie qui marque son territoire mais même pas, c’etait un autre chevreuil… À croire que j’ai un derrière à croquer! 😜

    Après la visite du Grand Bouddha, on se promène dans le dédale de sentiers. L’air de rien, on a marché 15 km dans ce parc sous les 46°C ressentis; on en a sué une shot! Ce qui veut dire plus de crèmes molles et plus de bouteilles d’eau! Ce qui m’amène à un « fun fact » sur le Japon : il n’y a de poubelles nul part (ou presque). Les rues, les parcs, le métro, tout est impeccablement propre mais sans qu’il n’y ait aucune poubelles.. pourquoi?! En lisant un peu, j’ai appris qu’un groupe avait organisé une attaque terroriste coordonnée en 1995 en utilisant les poubelles du métro de Tokyo pour cacher leurs gaz toxiques faisant 12 morts et 5000 blessés. Afin de protéger les citoyens, le gouvernement a enlevé la plupart des poubelles publiques, ce qui t’oblige à ramener tes déchets chez toi et à faire du recyclage.

    Je vous laisse sur une niaiserie sur la langue japonaise. On sait que pour dire merci, on doit dire « Arigato » mais quand eux nous répondent, ils nous insultent à chaque fois, nous traitant de limace! Oui oui, ils nous disent « Arigato cousin d’la limace »! M’a t’en faire une limace toé… Attends pas que j’te donne un coup d’karaté dans gorge! Bon, ça l’air que c’est pas « exactement » ce qu’ils disent… Ça serait plutôt « Arigatou Gozaimasu » (se prononce ah-ri-gah-toh go-zah-i-masse) qui veut dire merci beaucoup, de façon poli… Ouin ouin, disons… Je vais leur donner le bénéfice du doute; je ne voudrais pas leur crisser une volée avec mes arts martiaux et leurs faire honte dans leur propre pays… 😉

  • ANECDOTES du Japon : Jour 11 (Koyasan)

    ANECDOTES du Japon : Jour 11 (Koyasan)

    *Dong*… *Dong*… *Dong* !!!
    Il est 6h, le gong nous réveille pour qu’on soit à l’heure à la cérémonie bouddhiste quotidienne qui sert à remercier Bouddha et pour qu’il nous apporte de bonnes choses pour la journée qui arrive. Je ne suis pas croyant mais je respecte les coutumes de mes hôtes, alors Let’s go! Après s’être laver les mains avec de l’encens (je vous assure que c’est pas une pratique que je vais rapporter à Montréal!), on prend place dans la salle rectangulaire avec les autres occupants du temple.

    Je ne savais pas trop à quoi m’attendre… mais certainement pas à ça ! On nous remet à l’entrée, 2 feuilles : une qui nous indique comment déposer l’encens dans l’encensoir lors de la cérémonie et une autre, recto verso, sur le chant qu’on va chanter… C’est clair qu’ils ne m’ont jamais entendu pour me proposer ça! Nous sommes tous silencieux, derrière les 5 moines qui animent la cérémonie. Petits mots de remerciement en japonais à l’attention de Bouddha puis tout d’un coup, sorti de nul part, tous se mettent à chanter des monosyllabes interminables : AH AM A VE RO HO MI ABY APA JJO HO MI ANÎ GHO HO MI …
    Moi, comme un con, je cherche sur les papiers pour suivre et chanter avec eux! Mais c’était pas encore mon tour 😞
    Pis ça dure 45 minutes de même… Orélie cogne des clous à côté de moi mais je suis convaincu que c’était une ruse… elle devait pratiquer le chant dans sa tête parce que lorsque c’était enfin notre tour, elle était bonne la p’tite criss ! Moi, je te faussais ça admirablement mais elle, elle était sur la coche.. je crois même avoir vu un rayon de soleil descendre du ciel sur elle!

    La cérémonie terminée, le moine qui la célébrait vient s’assoir avec nous et commence à nous raconter une histoire en japonais. C’était beau de le voir aller, dans ses yeux, il y avait de la passion… Je ne suis pas encore super bon en japonais mais de ce que j’ai compris, il nous parlait de la conquête de la Coupe Stanley par Maurice Richard de 1956… Ou quelque chose du genre… 😉

    Manger au temple est supposé être une expérience géniale donc la veille, on a réservé le déjeuner après la cérémonie. C’est un peu cher (2000Y (23$) par personne) mais on est là pour l’expérience donc aussi bien la vivre à fond! On s’installe sur nos petits cousins, par terre, et devant nous sur la table, notre repas : soupe miso, riz, galette de tofu aux légumes, 2 petits plats de légumes et un thé vert froid. En silence, on mange mais on voit dans les yeux de l’autre : « On va au Family Mart drette en sortant! »

    On se dirige dans un premier temps vers les Portes de Koyasan, puis ensuite nous nous rendons au Cimetière de Okunoin. Bien que nous soyons dans un endroit synonyme de mort, le lieu est beau, apaisant et même coloré grâce au contraste entre le gris de la pierre, le vert des arbres et de la mousse, et la multitude de petits Bouddha vêtus d’une tuque et d’une petite bavette rouges. Une heure après avoir franchi l’entrée, Orélie me dit : « Je ne savais pas que c’était si long! » Et moi de lui répondre « c’est sûr ça va moins vite quand tu t’arrêtes 5 minutes tous les 10 pas pour prendre des photos ! On n’a fait que 500 mètres sur les 2km ! » J’ai eu droit à un regard mi-« Tu as raison », mi-« Va chier » en réponse… L’endroit aurait été super paisible si ce n’était pas de la criss de toune d’à matin qui jouait dans ma tête tout du long… ggrrr!!

    Nous sommes dans le train, direction Osaka. Nous sommes proche de devoir changer de ligne, mais je suis distrait à chercher des renseignements de notre prochain hébergement dans Agoda et, vite vite c’est ici qu’on débarque! On bondit de nos sièges, on attrape nos sacs et on se jette sur le quai. Les portes du train duquel on vient de sortir se ferment et on le regarde partir, avec à son bord, les lunettes de soleil Ray Ban d’Orélie sur notre siège… Petite course vers le bureau pour payer qui contacte le train et les lunettes nous attendent sagement 3 stations plus loin! Ouf! Vous connaissez Orélie et à quel point elle aime ses lunettes : ça a(urait) fait un drame !!

    Après notre check in , on part souper mais en se lançant un défi : trouver un resto qui n’a aucune indication extérieure sur ce qu’il propose et commander sur le menu en japonais sans avoir le droit aux images ou à Google Translate! Je pars désavantagé car ce que je commande est souvent moins bon qu’Orélie mais j’ai la foi, cette fois-ci sera la bonne! Les yeux fermés, on commande chacun de quoi, on verra… Suspens… Les plats arrivent et… ce soir, on mange des ramens! Et pour une fois, mon plat était meilleur…

    C’est donc avec la maudite toune bouddhiste que je vais me coucher… À demain si je ne vire pas fou d’ici là…

  • ANECDOTES du Japon : Jour 10 (Koyasan)

    ANECDOTES du Japon : Jour 10 (Koyasan)

    Et oui, je suis encore vivant! À ce demander si quelque chose s’est passé dehors parce que nous, dans notre chambre sans fenêtre, on n’a rien senti ! Le typhon est passé, mais seulement sous forme de pluie (près de 80mm) et de forts vents sur Osaka. En sortant, on voit le seul vestige de la tempête : le pot de la plante dans l’entrée est tombé!!

    Après souper hier soir, on est allé réveiller l’agent de la station de notre métro pour acheter une passe pour Koyasan. Ce fût une opération pénible mais on l’a eu ! Par contre, on nous a vendu une carte d’une journée au lieu de 2, donc on essaie de se faire rembourser pour une 2 jours mais même avec Google Translate, le gars ne comprend rien… Tant pis, fini de niaiser, go dans le train! À l’arrêt Hashimoto, tout le monde descend mais pas nous.. on nous avait dit que c’était direct jusqu’au bout. Mais à la dernière minute, on suit notre instinct et on change de train pour voir celui dans lequel on était, repartir dans la direction opposée, soit vers Osaka. On a fait le bon choix!

    Après un petit tour de funiculaire (Cable Car) et 10 minutes d’autobus sur une route sinueuse, on arrive finalement dans le temple Yochi-In où nous séjournerons cette nuit. Une charmante moine au crâne rasé et habits verts nous accueille en nous disant que le check-in se fait uniquement entre 3h et 5h, pas d’exception et que si l’on veut manger, 5 des 6 restaurants ferment à 5h… Je sens qu’on va manger des chips du dépanneur pour souper…

    Comme il n’est que 11h du matin, on laisse nos sacs à l’hébergement pour aller dîner et commencer l’exploration de cet endroit mythique où petites rues, ruisseaux et temples bouddhistes se côtoient dans une parfaite harmonie. Comme resto, on n’a pas 50 choix.. la seule chose ouverte.. un resto où TOUT est à base de tofu… J’ai beau vouloir m’ouvrir à la culture locale mais la soupe, le plat principal et le dessert à base d’un truc qui goûte rien, ça fait beaucoup de trucs qui goûtent rien! Ahhhh non, excusez, ils avaient un tofu frit qui goûtait quelque chose mais c’était TELLEMENT mauvais, ça torchait solide la KitKat au matcha en terme de haut le cœur!

    Ahhhh le Karma… On visite plusieurs temples vraiment sublimes et on est très respectueux de ne pas rentrer avec nos souliers, parler tout bas, pas prendre de photos. Sauf une fois! Orélie veut prendre une photo, non pas de Bouddha ou d’un objet religieux, non, simplement d’un pilier peint. Elle attend qu’il n’y ait plus personne et *Clic* (ou Click Clac Kodak pour nos amis Français). Alors qu’elle sortait, Karma lui a fait une petite jambette avec le tapis et *Bang*, dans le cadre de porte! Ça t’apprendra! 😝

    On arrive aux fameux bains japonais… Au temple, il y a des règles avec lesquels on ne plaisante pas dont notamment le couvre feu à 9h PM, et se laver entre 5h et 9h… J’ai l’impression d’avoir 12 ans! Quoiqu’à cet âge-là, je savais comment me laver… Dans le règlement, je lis qu’on doit se laver avant d’aller se laver?! Ça me fait penser à ma mère qui lave ses assiettes avant de le mettre dans le lave-vaisselle… Je suis un peu pudique dans la vie; disons que ce n’est pas moi que tu vas voir courir tout nu dans un stade un soir de match ! J’arrive dans une première salle, où il y a une étagère remplie de petits paniers, un lavabo et une porte opaque. Humm… qu’est-ce que je dois faire!?! Ok je comprends que je dois me déshabiller mais j’ai aucune idée ce qui a de l’autre bord. Si j’ouvre la porte et que je suis le seul le moineau à l’air, ça va faire weird.. l’inverse sera également vrai si je suis le seul avec une serviette… Je prends donc mon courage à 2 mains (ouais, je l’ai appelé « Courage ») et je franchis la porte. De l’autre côté, 6 petits bancs, du matériel pour se laver et au fond, un bain « tourbillon ». Tu t’installes donc sur l’un des petits bancs à 6 pouces du sol comme si tu étais en pénitence, tu te laves et ta récompense un coup savonné et rincé, c’est d’avoir le droit d’aller dans le bain tourbillon avec pleins d’autres hommes tout nus! Je vous laisse à vos images mentales… Bonne nuit…

  • ANECDOTES du Japon : Jour 9 (Osaka)

    ANECDOTES du Japon : Jour 9 (Osaka)

    Zzzzzz… humm… 9h30 déjà! De pas avoir de fenêtre empêche de se réveiller avec le lever du soleil, et donc plus tard que 4h20 AM! On se prépare pour partir vers le…

    Petite parenthèse : les toilettes ici sont super sophistiquées. Une multitude de boutons te permet au choix : un nettoyage féminin, un jet pour la grosse commission ou encore pour activer une petite musique pour couvrir les bruits gênants… Mais il y a une fonction que je ne comprends pas encore trop : le siège chauffant. C’est désagréable de s’assoir sur un siège de toilette froid mais ça l’est encore plus d’avoir l’impression de passer après quelqu’un qui y est resté 2 heures!

    Oups, je me suis un peu égaré de mon sujet initial… Je disais donc qu’on se prépare pour aller au Château d’Osaka, un des châteaux les plus célèbres du Japon. Il a joué un rôle majeur durant l’unification du Japon au 16e siècle.

    En s’y rendant, Orélie me met au défi de me taire pendant 30 minutes! Quelle arrogance… Comme si je n’étais pas capable de me la fermer pendant une demi heure… Mais ça se joue à 2 : pas le droit de me parler ou d’essayer de me faire parler. Alors, devinez quoi? Ça n’aura pris que 16 minutes 42 secondes avant qu’elle se mette à me parler.. comme quoi, on n’arrive pas si facilement à se passer de ma voix (ou de mes niaiseries)!

    L’immense château se retrouve au centre d’une « île » fortifiée : plateforme de 1km carré entourée d’un large fossé rempli d’eau, idéal pour se protéger des assaillants! Bien que le site regroupe plusieurs attractions, c’est vers le château lui-même qu’on se dirige en priorité. Après 1-2 selfies, on paie les 600 yens (7$) qui nous permettront de rentrer à l’intérieur et y gravir les marches des 8 étages afin d’avoir une vue imprenable sur Osaka. À l’intérieur, une multitude de parchemins, des armures de Samurai et sans oublier, d’innombrables touristes en sueurs et rouges à cause des marches. Mais pas nous, parce qu’on est en forme, nous! 😉

    Après la visite, on comble une fringale avec des p’tites boules de poulpes et des galettes de quelque chose… Et pour dessert, une 722e crème molle pour apaiser les 46°C encore très présents aujourd’hui. Petite promenade dans un marché couvert de Tenjinbashi pour rentrer à la maison planifier nos prochains hébergements.

    Bon, c’est booké ! Puisqu’on ne dormira pas sur un banc de parc pour les prochains jours, on peut aller manger! Comme la pluie nous guette, on opte pour un petit resto à 2 blocs où une affiche nous propose une multitude de coupe de boeuf à un prix abordable. Après avoir enfilé nos hoodies, car il fait environ -12 à l’intérieur, notre oenologue Orélie nous propose un vin australien avec doux cépage de… Ok, j’y connais rien en vin.. mais un très bon vin rouge pour accompagner notre repas de steak avec en entrée, d’immenses crevettes panées. Ce soir, on se gâte parce que c’est peut-être notre dernier repas…

    Lors de chaque voyage, il doit se produire quelque chose d’incroyable. Après la vague de chaleur qui a tué une centaine de personnes à travers le Japon, c’est maintenant le typhon Jongdari qui va s’abattre durant la nuit sur Osaka! On se reparle demain, si je survis…

    P.S. : J’écris toujours mes anecdotes avec une journée de décalage, donc rassurez-vous, je suis encore en vie ☺️

  • ANECDOTES du Japon : Jour 8 (Osaka)

    ANECDOTES du Japon : Jour 8 (Osaka)

    Voyons? Y’é où le commis de notre hôtel?
    Ding! Ding! Ding! Personne… Grrr… Il est pourtant 9h ! Notre hôtel étant un peu à l’extérieur de la ville, on comptait sur eux pour nous appeler un taxi mais faut se rendre à l’évidence : on va devoir marcher avec nos gros sacs pour en trouver un nous même…

    Vol un peu en retard, on atterrit finalement dans à Osaka, à 400 km plus au sud de Tokyo. On feuillette le Lonely Planet (Merci Noémie!) à la recherche d’activités à faire en ville et on s’aperçoit vite que l’attraction principale, c’est la bouffe!! Ça me convient!

    On drop nos sacs dans notre petite chambre sans fenêtre et on décide d’aller se mêler à la foule des artères principales. Avec une moyenne de 19 km de marche à Tokyo, on est loin de brûler toutes les calories qu’on mange depuis le départ de la capitale. C’est donc un trajet d’une heure de marche qui nous amènera au cœur du quartier commercial d’Osaka, Shinsaibashi-suji. Agoraphobe s’abstenir : il y a du monde partout et c’est assez étourdissant merci !

    Une petite halte dans un resto de sushis un peu à l’écart, nous amène dans un tout autre monde. Accueil en japonais, on nous monte à l’étage où se trouve déjà plusieurs personnes. Outre le menu unilingue japonais sans photo (que même Google Translate n’arrive pas à traduire), notre plus grande surprise est sans aucun doute qu’il est permis de fumer à l’intérieur. L’interdiction de fumer au Québec est entrée en vigueur depuis 2006 et on est presque choqué de réaliser que ce n’est pas le cas ailleurs. Juste pour vous dire, fumer est très réglementé ici: sauf rares endroits bien identifiés, il est interdit de fumer dans la plupart des restaurants/bars, sur les trottoirs, et même dans les parcs.

    Notre balade se poursuit vers le canal qui sépare la ville en deux et où une multitude de touristes, comme nous, mitraille chaque parcelle des panneaux lumineux qui le surplombent. Quelques mètres plus loin, on dévore des tako-yaki: petites boulettes de pâtes avec un morceau de poulpe à l’intérieur. Très bon, n’hésitez pas si vous passer par Osaka!

    Pour ne pas se déshydrater au cours de cette longue marche de 13km, nous avons essayé 2 microbrasseries pour essayer des bières locales. On dit souvent que le Québec est en pleine émergence à ce propos mais qu’on n’est pas de taille face à nos voisins du sud… Mais je vous rassure, on a des années lumières d’avance sur le Japon! Ce n’est pas mauvais, mais je n’ai rien goûté encore que j’ai envie d’essayer à nouveau…

    Néanmoins, on adore la ville qui a ce petit je ne sais quoi… Une certaine tranquillité règne partout. Même en plein embouteillage, il n’y a aucun bruit : pas de klaxon, pas de cri, tout est calme. Personne ne court, tout le monde respectent les feux de circulations, les vélos et piétons partagent le trottoir avec sérénité… c’est beau à voir.

    Pour finir sur une note humoristique, on parle de bouffe depuis tantôt. On a quand même essayé tout un tas de choses bizarres… Pour preuve, demandez à Orélie ce qu’elle a pensé du kitkat au matcha!! Vous auriez dû voir sa face… Je crois que je vais commencer à la filmer chaque fois qu’elle met quelque chose dans sa bouche… 😉

  • ANECDOTES du Japon : Jour 7 (Ishigaki)

    ANECDOTES du Japon : Jour 7 (Ishigaki)

    Déjà une semaine que j’ai quitté la chaleur étouffante de Montréal pour venir dans.. la chaleur étouffante du Japon… Humm.. Je recommence!
    Déjà une semaine que je suis parti, sac sur le dos, rejoindre ma chérie pour visiter le pays du soleil levant. Et aujourd’hui, ce sont les fonds marins que l’on va visiter! 😁

    Iii! Aye! Ouch! Ayoye!
    Pas facile de s’habiller ce matin avec les coups de soleil. J’appréhende déjà de devoir enfiler l’équipement sur mes épaules dans quelques heures… On a rendez-vous au Family Mart sur la rue « principale » pour se rendre au centre de plongée Umicoza, l’une des meilleures écoles de plongée sur l’île. Notre lift se confond en excuse car il est en retard de… 3 minutes: signe de fierté et de politesse de ce peuple.

    Arrivés à destination, on nous remet nos combinaisons de plongée et en 2 temps 3 mouvements, je suis prêt!
    Orélie éclate de rire.
    « S’tu veux toé?! »
    Bon, ok, c’est une erreur de débutant… Ça l’air que j’ai mis la combinaison à l’envers 🙄
    Prise 2, je suis prêt!
    On saute dans la mini van qui nous emmenera sur notre petit bateau pour la journée. C’est cool! La journée est ensoleillée! Expérience incroyable! Rien ne peut gâcher ce moment… Rien sauf… Ahhhh non, pas pour vrai…
    « Du coup… Bla bla… du coup… »
    Et oui, une petite famille de parisiens… dont la mère est chiante… mais vraiment chiante! Elle se plaint non-stop, fait de l’attitude, n’arrête pas de parler… C’est pas mêlant: on dirait moi, mais avec un accent! 😂

    Allez hop, dans le bateau, on se dirige vers notre premier site de plongée. Je regarde au loin le paysage paradisiaque pour réfréner mon envie de faire passer quelqu’un par dessus bord… On arrive! J’y suis enfin… Je ne vous cacherai pas que je suis un peu stressé suite à la vingtaine de minutes d’explications qui m’a été donné : si j’oublie quelque chose, mon expérience pourrait être beaucoup moins plaisante. Je mets la ceinture de poids, la bonbonne sur mes épaules (Ayoye le coup de soleil!), masque, palmes et tout… Voici LE moment que j’attendais : me laisser tomber à la renverse du bateau comme dans les films! J’ai un peu moins de grâce mais cette pirouette sonne le début de mon exploration maritime.

    Tout se passe relativement bien malgré quelques petits désagréments : pas assez de poids à ma ceinture, donc j’ai tendance à remonter vers la surface et un manque de talent de ma part à chasser l’eau de mon masque. Mais rien de suffisament grave pour gâcher mon expérience! On voit une multitude de coraux et de poissons, et je suis étonnamment assez à l’aise dans cet environnement qui est tout nouveau pour moi. À un certain point, notre instructeur me tire vers lui pour nous montrer une murène (Moray Eel) qui se cache dans les coraux. Ce type d’anguille est capable d’arracher un doigt à quiconque s’approche trop près de lui et moi, comme je remonte tout seul et que je gesticule dans tous les sens pour rester en bas, je passe à un doigt d’en perdre un…

    De retour sur le bateau, direction le deuxième spot pour cette fois, une sortie en snorkeling (plongée avec masque et tuba). Comme nous restons en surface, notre visibilité est moins bonne, donc on voit moins de chose qu’en plongée. En plus, il rentre toujours un peu d’eau dans mon tuba, je l’avale, je m’étouffe, je crache, bref, j’ai pas de fun! Et dans mon masque plein d’eau, je vois des plongeurs qui eux, doivent voir beaucoup plus de trucs que moi. Heureusement qu’Orélie est restée avec moi car j’aurais probablement été prendre du soleil sur le bateau.

    Je chiale là, mais l’expérience de plongée était inoubliable! Qui sait, j’irai peut-être au Belize passer ma certification ?

    Pour souper, histoire de continuer dans les nouvelles expériences, on se dirige dans un yakiniku, petit resto japonais où au centre de la table, se trouve un petit BBQ pour cuire toi-même ta viande. Au menu, le bœuf d’Ishigaki dont certains vante la qualité comme étant proche de celle du boeuf de Kobé. Et je dois dire que le repas était à la hauteur de nos attentes !

    Pour le dessert, là encore, on est aventureux ! Orélie a reçu un message d’un de ses amis lui disant qu’elle devait absolumemt essayer la pâtisserie mauve locale. C’est pas clair pour vous mais nous, on sait exactement de quoi il parle. On se dirige vers un petit commerce fushia où tout est de la même couleur à l’intérieur : ça fesse! Au comptoir, une mousse repose dans une petite pâte sablée. Le goût? Ça goûte… Ça goûte… Ça goûte mauve fluo. Ce n’est pas une réussite… Je dirais même, je crois que j’aimais mieux le goût de l’eau salée de la mer!

  • ANECDOTES du Japon : Jour 6 (Ishigaki)

    ANECDOTES du Japon : Jour 6 (Ishigaki)

    Première vraie grasse matinée depuis le début de notre voyage, on quitte finalement notre hébergement vers 11h pour manger et se diriger à l’une des 5 plus belles plages sur l’île.

    15 minutes de taxi et on est arrivé au Fusaki Resort pour pouvoir profiter de l’étendue de sable, et pour quelques yens, de leurs 4 piscines. Rien de bien palpitant: on se baigne, on sèche, on se baigne, on boit, on se baigne… Me semble que j’oublie quelque chose… Ahhhh oui, de la crème solaire!! Nah, pas besoin de ça! On est déjà un peu bronzé anyway! Sauf qu’en sortant de la douche, les lignes de bronzage sont… rouge homard et non brunes bronzage ! Ça va faire mal!

    L’endroit est propre, classe et surtout, très achalandé. Avant de quitter, on se demande combien coûte ce ressort en se disant qu’on pourrait annuler notre dernier hébergement et venir ici demain… Mais à 549$ la nuit, on va oublier le projet!

    Brûlés par le soleil, on rentre tranquillement à la maison en faisant un petit arrêt au marché. Ça fait 5 jours qu’on n’a pas mangé de fruits ou de légumes, ce soir, on mange une salade… avec des sushis… et de la bière… Il ne faudrait surtout pas être trop santé non plus! 😉

    L’anecdote n’est pas longue, on est épuisé! Demain, baptème de plongée sous marine 😁

  • ANECDOTES du Japon : Jour 5 (Ishigaki)

    ANECDOTES du Japon : Jour 5 (Ishigaki)

    Bon ben, on commence à comprendre le métro et à s’orienter dans la ville… C’est donc le temps de changer d’endroit et de tout recommencer! On refait nos sacs et hop, direction l’aéroport de Haneda pour se rendre à Ishigaki, une petite île paradisiaque de l’archipel d’Okinawa.

    Le but de notre visite est de relaxer, pouvoir se baigner et… m’initier à la plongée sous marine. On ne vit qu’une fois, alors pourquoi faire ça dans une piscine à Montréal quand je peux le faire à l’autre bout du monde entouré de poissons tropicaux ?

    On n’a mangé qu’un sandwich à l’aéroport et il est 4h PM donc on rentre dans le premier restaurant (en fait, le 2e, le premier qu’on a vu était un A&W). Mauvais choix… On aurait été mieux au A&W : un menu en simili anglais avec des mots pas anglais et des images floues. Disons que c’était pas super bon et que 20 minutes après être sorti, mon ventre gargouillait en me disant « Qu’est-ce que tu as mangé là le cave?! »

    Armés de notre première crème molle exotique du voyage (melon/vanille), on part explorer la ville pour se rendre compte qu’elle n’est constituée que de 2 rues! On retourne donc dans notre Guesthouse pour planifier les 2 prochaines journées et faire une mini sieste dans notre lit superposé confortable comme une planche de bois.

    En soirée, on décide d’aller prendre un verre et comme on ne trouve pas beaucoup d’info sur le net, je demande à ceux buvant une bière dans la cuisinette qui s’avère être ceux qui s’occupe du Guesthouse :
    -Est-ce qu’il y a un bar avec des bières de microbrasseries?
    -Non
    -Est-ce qu’il y a un bar?
    -Non
    -Est-ce qu’il y a quelque chose à faire?
    -Non

    La soirée promet d’être le fun…
    On part tout de même à la recherche de quelque chose quand, 15 minutes plus tard, on tombe, un peu par hasard, sur le seul bar de la place… Enseigne quelconque, long couloir pas très éclairé avec des toiles de plastique en guise de plafond et des débris à terre… pas très accueillant… Tsé une ruelle où tout peut arriver!

    Ne reculant devant rien, j’ouvre la marche et on va voir ce « bar »… On arrive à l’intérieur pour découvrir 2 waitress, le propriétaire et une personne au bar. Aventureux, on s’installe au comptoir, regarde le menu et bien sûr, on ne comprend rien puisque tout est en japonais… On commande donc 2 bières et on regarde une émission étrange à la tv où un homme obèse, habillé en femme, mange des bols et des bols de ramens?! Il paraît que c’est une personne très connue de la télé. Histoire de pousser notre expérience encore un peu plus loin, on demande une boisson locale. On nous propose donc un petit ballon de saké fait par le propriétaire qui s’apparente au goût du saké d’Osaka. À la première gorgée, on fait acte d’aimer ça pour n’offusquer personne mais au fond, c’est pas super bon.. ça goûte la réglisse noire… On en offre donc un verre à l’une des 2 filles derrière le bar, histoire d’en venir à bout plus rapidement.

    C’est donc, tout sourire de notre expérience qu’on rentre en faisant un petit arrêt au dépanneur acheter quelques trucs pour le demain matin. À chaque fois que c’est Orélie qui paie, que ça coûte 110 yen (1$) ou 2000 yen (24$), tu la vois, telle une personne âgée à l’épicerie, prendre son p’tit porte-monnaie et sortir une à une les pièces au grand désarroi de la caissière. Chérie, si ton but est d’alléger ton sac, tu n’avais qu’à laisser ton fer plat à Montréal 😜

  • ANECDOTES du Japon : Jour 4 (Tokyo)

    ANECDOTES du Japon : Jour 4 (Tokyo)

    ANECDOTES du Japon : Jour 4
    Avez-vous bien dormi? Moi oui quand même. Je m’attendais au pire avec les 2 petits matelas directement posé sur au sol mais au final, c’était pas si mal. C’est probablement aussi car, pour une fois, il n’y avait personne qui prenait toute la couverture durant la nuit 😉

    Lors de son vol entre la Russie et la Mongolie, Turkish Airways a cru bon de laisser les bagages d’Orélie en Turquie pendant 5 jours, histoire de pimenter un peu plus son expérience de voyage. Elle a donc dû aller se racheter pour 600$ de linge car en Mongolie, les températures varient entre 0 et 25 dans la même journée. Mais un coup son bagage récupéré, c’est avec 3 sacs qu’on se promène, ce qui est assez chiant merci. Mais on a trouvé une solution! C’est donc chez Ubisoft Tokyo qu’on se rend ce matin afin de visiter le studio des mes collègues japonais, et y laisser un des sacs jusqu’à notre retour à Tokyo dans 3 semaines. Petite équipe bien accueillante qui profitera d’un petit cadeau de remerciement : une bouteille de Vodka de la Mongolie.

    Plus léger d’une vingtaine de livres, on prend le chemin de Shibuya. Petit arrêt sushi : Orélie a mangé du mouton, 2 fois par jour, pendant plus de 2 semaines, donc elle a une carence alimentaire de sushis… Ouin, moi aussi je suis sceptique mais ça l’air que c’est possible 🤔… Petit resto sympathique où les chefs HURLENT bonjour et au revoir aussitôt que la porte s’ouvre. C’est un peu surprenant mais pas autant que de commander des makis de saumon pour se rendre compte que la photo du menu était floue et que ce sont des makis d’oeufs de saumon… Vraiment pas le même goût.

    Après s’être fait crier « Au revoir! » (ou de quoi du genre), on se dirige au Shibuya Crossing où traverse simultanément, près de 1000 personnes chaque fois que le feu piéton tourne au vert. Elle est considérée comme la traverse piétonnière la plus achalandée du monde et c’est quand même cool que j’aille pu fouler ces lignes zébrées une fois dans ma vie 🙂

    En traversant un parc, d’immenses corbeaux nous observent et s’imaginent probablement en train de nous dévorer vivant… Possible aussi que j’écoute trop de films… Sur le chemin, 2 étudiants japonais nous arrêtent pour un travail et nous pose des questions sur notre voyage et nos impressions de Tokyo. On leur répond et après la dernière question, ils nous demandent d’avoir « nos » Facebook… Nos… Disons celui de nous 2 qui a des seins, parce que moi, ils ne m’ont rien demandé… J’espère que les corbeaux vous arracheront les yeux!

    Le temple de Meiji-jingū Shine se trouve au centre d’un grand parc de Tokyo : un petit coin figé dans le temps au cœur de cette ville super techno. Avant de rentrer dans l’enceinte du lieu, on doit se purifier en se lavant les mains et la bouche pour pouvoir faire une prière. Pour montrer son respect, les visiteurs doivent lancer une pièce, s’incliner et taper dans ses mains, le tout, entouré d’une odeur de cèdre. Tu peux également écrire une prière sur un bout de papier, qui sera présenté à la cérémonie le lendemain matin. Les souhaits peuvent aussi être immortalisés sur un bout de bois autour d’un arbre sacré. « Je souhaite que l’Angleterre gagne la FIFA 2018! »… Tsé, des choses importantes… Et la carte d’à côté « Ha ha! Nous sommes champions ! France 2018! »… On en a encore pour 4 ans de cette arrogance là… 😉

    Après une pause photographie au 45 étage du Tokyo Metropolitan Government Building où la vue quasi 360 degré de la ville est tout simplement à couper le souffle (avec les bonnes conditions, on peut même voir le Mont Fuji au loin), on redescend pour aller manger. Manger quoi d’après vous? Et oui, des sushis pour faire changement! En s’y rendant, on passe devant une super belle muraille de Pokémon. Je ne suis pas fan, mais la peinture est quand même très belle. Je baisse les yeux et, une série de bancs avec des logos de Pokémon. Ok, c’est concept… Et sur les bancs, une vingtaine de personnes qui jouent à Pokémon Go! My God, ils sont partout! Ok, pas aussi pire que les voyageurs Français mais bon… Au moins, ils sont silencieux eux autres hihi 😂

    Oups, je l’ai échappé en longueur ! Un dernier petit truc : notre restaurant était un « sushis sur tapis » qui consiste à te faire défiler sous les yeux différentes assiettes de sushis et où tu prends ce que tu souhaites manger. Orélie shakait quand elle n’avait pas la bouche pleine et au moins 3 assiettes devant elle… Résultat : 17 assiettes de 2 sushis englouties en moins de 30 minutes! Ça va ronfler cette nuit…

  • ANECDOTES du Japon : Jour 3 (Tokyo)

    ANECDOTES du Japon : Jour 3 (Tokyo)

    Bon matin! Une petite note sur mon histoire d’hébergement à Hiroshima : on ne dormira pas dans la rue finalement, youppi ! Airbnb m’a dit que les catastrophes naturelles étaient des choses hors de leur contrôle qui arrivaient et qu’ils comprenaient ma frustration mais comme il n’y avait plus rien de disponible sur leur site, ils ne pouvaient rien faire pour nous. Sauf si on était prêt à payer 400$ la nuit d’hôtel, trouver un hébergement à été une opération vraiment laborieuse… C’est donc dans un dortoir à 28 lits (oui oui, 28!), que nous séjournerons à notre arrivée car, sur les 4 sites traditionnels d’hébergement, tout était soit booké depuis des mois, soit hors de prix, en raison des célébrations à venir. Mais pour se reprendre, on quittera nos 26 co-chambreurs pour une chambre dans un hôtel 4 étoiles avec piscine et vue sur l’océan; on se gâte !

    Aujourd’hui, on change d’hébergement car l’endroit était déjà réservé pour les prochaines nuits. J’avais donc opté pour une chambre dans le quartier de Shinjuku, plus à l’ouest de la ville, histoire de voir autre chose. Sac sur le dos, sueur dans le front, on se dirige vers le métro. Il fait déjà 47C et il n’est que 9h AM : je perle, je luis, je dégouline. C’est pas mêlant, je suis tel le petit Poucet qui marque son chemin mais avec des gouttes de sueur à la place des cailloux… Et à côté de moi, des dizaines de Japonais qui sont secs secs secs, rien, fuck all… Allez don tous chier!

    On est logé dans une maison traditionnelle japonaise. On dépose notre sac à la chambre, juste à côté de notre lit… Ici on oublie le matelas confortable avec ressorts ensachés: disons que ça ressemble plus aux matelas bleus quand on va faire du camping… On verra bien ce soir, là, on a faim.

    Après un bon dîner (tartare de boeuf pour Orélie, boeuf panné sucré pour moi), on se dirige vers le quartier très commercial de Shibuya pour visiter un peu et éventuellement finir au Craftheads, petit pub où est servi ce succulent liquide à l’arôme… ok, y servent d’la bière ! Ils ont une belle sélection de bières de microbrasseries d’un peu partout dans le monde.

    Après « une » bière, on s’en va vers… Attendez, plusieurs d’entre vous ne connaissez pas Orélie, cette charmante québécoise d’origine française.
    Quel est le sport national en France? Le soccer.
    Quel est le sport national au Québec? Le hockey.
    Quel est le sport préféré d’Orélie? Le baseball ?!?!
    What The Fuck ?! Je connais personne qui joue, écoute ou aime le baseball (ou du moins, ils sont habituellement assez saint d’esprit pour ne pas en parler)… Il n’y a même pas de baseball en France! Je crois qu’elle est due pour une mise à jour, elle doit être bugguée… (Je crois qu’elle n’aimera pas lire ces lignes tantôt lol)
    Ceci étant dit, Orélie, un peu pompette ressemble à un enfant sur un rush de sucre tellement qu’elle grouille, chante, gambade. Je crois même qu’elle s’est fendue les lèvres jusqu’aux oreilles à force de sourire.

    On entre dans un stade vert de monde car avec l’achat du billet, vient une chemise aux couleurs de l’équipe locale. L’ambiance était endiablée : imaginez 37000 personnes qui chantent, qui crient, qui font une petite danse avec un mini parapluie lorsqu’il y a un circuit (??) ! Pour ma première expérience de match « professionnel », je ne pouvais demander mieux, surtout qu’on a gagné! On aurait bien voulu participer aux chants d’encouragement, mais on ne comprenait pas ce qu’il fallait crier. En fait, c’est pas tout à fait vrai… L’équipe s’appelle les Tokyo Yakult Swallows et pour ceux qui ne parlent pas anglais, « swallow » veut dire « hirondelle » ou « avale/avaler ». Je trouvais donc que leur slogan s’apparentait plus à un film pornographique qu’à un match de baseball… GO GO SWALLOW ! 😂